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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 09:09

 

Le Psaume 128

commence par ces mots:

"Heureux celui qui craint le Seigneur

et marche dans ses voies!"

Le verbe traduit par marcher

dans ce verset 1 veut dire en hébreu

"aller, marcher, voyager, suivre..."

 

        A l'aéroport, l'aumônier que je suis marche beaucoup... marche d'un terminal à l'autre, marche à la rencontre des gens, marche vers un rendez-vous prévu à l'avance, marche pressée, marche méditative, marche priante...

      Souvent, au cours de ces pérégrinations quotidiennes, je pense à Jésus qui, nous disent les Evangiles; a beaucoup marché pendant ses trois ans de ministère terrestre.

       A une époque où ceux qui étaient peu fortunés voyageaient essentiellement à pied, il a arpenté la Galilée en long et en large et en travers. Il a traversé des territoires païens. Il a fait des allers et retours incessants en sillonnant des régions qu'il connaissait bien pour aller vers les hommes et les femmes de son époque, en étant à leur écoute, les encourageant et les fortifiant.

     Il nous invite nous aussi à marcher sur le chemin parfois escarpé de la vie. Il nous exhorte à ne pas baisser les bras, mais au contraire à continuer à avancer, malgré les difficultés de la route et les obstacles qui peuvent se dresser devant nous, en marchant avec confiance vers le Royaume qui nous est promis.

                                                                                                            Anniel Hatton

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 08:24
Martin Luther

Martin Luther

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 11:16

    Auteure de

"Je suis encore vivante"

(Paris, Le Cerf, 2013), 

Naomi Baki,

ancienne réfugée sud-soudanaise, 

nous fait partager son expérience

 

 

Arrivée sans papiers en 2011, reconnue réfugiée, puis naturalisée française fin 2015, c’est un parcours peu commun ! Quel rôle a joué votre foi dans tout cela ?

      Sans la foi en Dieu, tout cela n’aurait pas pu se faire. Je serais morte depuis longtemps, et la France ne m’aurait jamais vue. Tout a commencé par la confiance en Dieu, et faire des pas de la foi avec Lui. Dieu a fait pour moi ce qui paraissait impossible.

       Je crois ce verset de Jean 15 : 7 : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé ». La condition, c’est de demeurer en Dieu. Le suivre.

        Avant que je vienne en France, j’ai dit à Dieu : « le pays qui me donnera des papiers, je le prendrai comme mon pays ». Je prends complètement la France comme mon pays. La France est une contrée dont beaucoup de gens rêvent, mais beaucoup n’ont pas cette opportunité de s’y installer. Moi j’ai eu cette opportunité et c’est une grâce dont je suis très reconnaissante. Je vais faire de mon mieux comme tout Français pour ce pays. Je ne peux pas être plus reconnaissante. Nous avons retrouvé une identité légale grâce à la France. Si ma vie est construite aujourd’hui, c’est en France que cela a pu se faire. Avant, je ne pensais plus cela possible.

En tant que Sud-Soudanaise, vous avez dû apprendre le français, et vous continuez à vous perfectionner. Que pensez-vous de cette langue ?

      Le français est une très belle langue. C’est très riche. Il y a des règles, conditions, que nous ne trouvons pas dans d’autres langues. C’est une langue fière, une langue de débat, une langue de perfection. Je suis quelqu’un qui apprend les langues vite.

       Avec le français cela prend du temps, à cause de toutes les procédures de vie. Je dois tout commencer depuis le début, je dois accompagner mon enfant, il y a beaucoup de questions administratives, je dois comprendre, m’adapter. Parfois, cela me paraît écrasant. Mon apprentissage de la langue progresse parfois peu. Je parle avec les gens, j’écoute un peu la radio, mais je ne regarde pas la télévision, j’utilise le dictionnaire souvent quand je lis.

       Depuis que je suis en France, je me suis habituée aux gens de Picardie. Mais une fois, j’ai entendu l’accent venant de Provence, et je me suis demandée, « sont-ils français ? » Après quelques minutes, j’ai réalisé que oui. Je ne savais pas qu’il y avait différents accents.

        Le culte, la lecture de la Bible, m’aident aussi pour le français, mais ce n’est pas du vocabulaire de la vie quotidienne...

Comment voyez-vous aujourd’hui la crise des réfugiés ?

   Jésus et sa famille ont été réfugiés. Ils sont partis se réfugier en Egypte, pour fuir un massacre.

     Je vois que ce n’est pas facile, aujourd’hui, en Europe. Je comprends. On ne sait pas qui est qui. Intégrer tous les arrivants, commencer le travail, les familles, l’aide sociale… Tout cela coûte, et cela pèse sur ceux qui travaillent déjà. L’adaptation culturelle est difficile. Certaines personnes, qui arrivent en Europe, n’ont connu que la violence…. parfois aussi, certains viennent pour de mauvaises raisons. Il y a ce proverbe qui dit, « un oignon pourri peut corrompre tout le sac ». Ce n’est pas facile !

        Mais ce que je sais, c’est que l’Eglise doit aider. L’Eglise n’est pas le gouvernement. Le gouvernement fait sa part, on ne peut pas attendre de lui qu’il fasse comme l’Eglise. L’Eglise doit accueillir et montrer Jésus par ses paroles et ses actes.

       Etre réfugié ce n’est pas un état permanent. Beaucoup de Français ont été réfugiés par le passé. Les protestants le savent.

        Etre réfugié n’est pas une identité, c’est un passage. Avant d’être réfugié nous sommes tous des êtres-humains.

        Notre identité se trouve en Dieu, qui nous a tous faits.

 

                                                                       extraits d'une interview faite par Sébastien Fath,

                                                                           dans Fil-Info Francophonie du 30 mai 2016

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 12:14

   

 

    A la croix, ils étaient bien peu nombreux, les disciples et les proches de Jésus qui lui étaient restés fidèles.

    Jean, Marie et quelques autres, complètement désemparés et déboussolés par les évènements dont ils étaient les témoins impuissants...

    

      Jésus qui s'était donné sans compter pour tous ceux qui venaient à lui, riches ou pauvres, petits ou grands de ce monde, bien portants ou malades, les approchant sans crainte de contagion, les écoutant avec la plus grande compassion, leur parlant avec une extrême bonté, les touchant de sa grâce et de sa main réconfortante et guérissante, avait été trahi, abandonné, et fui par ceux-là même qu'il avait accompagnés, et dont il était le plus proche.

     Quelle douleur pour lui! Quelle tristesse! Quel intense sentiment de solitude en plus des horribles souffrances physiques de la crucifixion!

     Nous ne pouvons imaginer combien cela a dû être terrible pour lui psychologiquement, et même spirituellement, au point de crier: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"

    Et pour le petit groupe de ceux qui lui étaient restés fidèles, l'accompagnant de leur affection tout au long de son agonie par leur présence au pied de la croix, que d'interrogations et de doutes dans leur cœur dévasté par la souffrance et l'incompréhension!

      Lorsque, le jour de Pâques, Marie de Magdala découvre à son immense surprise que Jésus est ressuscité, et qu'elle est appelée à transmettre ce message de joie et d'espérance aux autres disciples, tout change: tout change pour ceux qui avaient quitté Jésus par lâcheté. Tout change pour ceux qui l'avaient abandonné par peur de subir le même sort que lui. Tout change pour ceux qui, sans même s'en rendre compte, en lui faisant défection, avaient fait le jeu de ses opposants.

          Et les voilà qui reviennent tout à coup vers lui comme si de rien n'était.

    Et ce qui est encore plus surprenant, c'est que Jésus ressuscité les accueille avec un grand amour. Il leur pardonne leur manque de foi, leur couardise, leur défection. Il les réintègre même au groupe de ses disciples, les remotivant, les redynamisant, et leur donnant une mission à répandre dans le monde entier: témoigner de sa résurrection, source d'espérance pour tous!

    A Simon Pierre l'impulsif, qui l'avait renié, et donc symbole par excellence du lâcheur sur qui on ne peut pas compter, Jésus dit: "Suis-moi!"

    Pâques, fête de la réconciliation... Pâques, fête du retour au bercail des brebis perdues... Pâques, fête de l'envoi en mission des enfants prodigues... Pâques, fête de l'amour divin qui endure tout, qui supporte tout, qui pardonne tout...

      Pâques, fête de l'espérance!

                                                                                                            Anniel Hatton

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 20:44

Culte de Pâques

dimanche 16 avril

à 17h

au terminal Sud d'Orly

 

Bienvenue!

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 10:33

La Conférence des Églises européennes (KEK) est une communion de 114 Églises orthodoxes, protestantes, anglicanes et vieilles-catholiques de tous pays européens et de 40 Conseils nationaux d'Églises et organisations partenaires. La KEK a été fondée en 1959. Elle a des bureaux à Bruxelles et à Strasbourg. 
 
Le Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) rassemble actuellement 33 conférences épiscopales européennes, représentées par leurs présidents, ainsi que les archevêques du Luxembourg, de la principauté de Monaco, l’archevêque maronite de Chypre et l’évêque de Chisinau, en République de Moldavie, l’évêque éparchial de Moukatcheve et l’administrateur apostolique de l’Estonie. Son président est le Cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes ; ses vice-présidents sont le Cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, et Mgr Stanislaw Gadecki, archevêque de Poznan. Le secrétaire général est Mgr Duarte da Cunha. Le secrétariat a son siège à Saint-Gall, en Suisse. www.ccee.eu
 

 Le Christ est ressuscité !   

        Jésus-Christ, le fils incarné de Dieu qui est venu à nous et a été tué sur la Croix pour le péché humain, est ressuscité d'entre les morts ! Voici la bonne nouvelle de notre foi, que nous tenons à partager avec le monde entier.

       La fête chrétienne de Pâques signifie que par Jésus-Christ, la vie triomphe de la mort, l'espérance, du désespoir et la paix, du conflit.

        La résurrection de l’Agneau de Dieu d'entre les morts partage l’histoire en deux : il y a un avant et un après la résurrection du Christ.   La crucifixion est une réalité continue : la vie humaine est violée et la création est exploitée. La vie est menacée et détruite par la guerre, la convoitise et l’injustice. Pour un trop grand nombre, le monde est trop souvent marqué par la violence et la peur, mais Jésus-Christ est plus fort que nos portes closes ou les murs de notre cœur. Il entre et dit : « La paix soit avec vous » (Jean 20,21).

          Nous prions tout particulièrement pour les chrétiens qui sont persécutés et empêchés de célébrer la résurrection dans la liberté et la paix. Ils sont le corps souffrant du Christ.

          Nous prions aussi tout particulièrement pour nos nombreux frères et sœurs dans le Christ qui sont morts pour avoir professé leur foi, et celles et ceux qui continuent de témoigner et de travailler pour le respect mutuel et le dialogue dans des situations dangereuses. Ils sont pour nous un exemple. Ils appellent les chrétien-ne-s en Europe à faire preuve de courage dans leur foi et à témoigner avec joie et conviction de l’amour infini de Dieu. Ils appellent les chrétien-ne-s en Europe à soutenir les personnes les plus nécessiteuses, sans égard pour la nationalité ou la religion – les pauvres, les malades et les personnes âgées, les mères et les enfants, les prisonniers, les réfugiés et toutes celles et tous ceux qui sont exclus de nos sociétés. 

       Les divisions actuelles entre chrétiens blessent le corps du Christ, mais aujourd'hui – jour où les Églises orientales et occidentales fêtent la Croix et la résurrection au même moment – nous proclamons notre foi commune en Jésus-Christ, le Rédempteur, qui est ressuscité des morts.

          Nous renouvelons notre engagement sur le chemin de l’unité, et nous invitons nos communautés chrétiennes à être un signe de joie dans la foi, d’amour désintéressé et une présence d’espérance pour un monde appelé à se réconcilier avec lui-même et avec Dieu. 
 
      Ensemble, nous partageons la joie de la résurrection décisive du Christ, qui se tient au milieu de nous et nous assure : « Je serai avec vous jusqu'à la fin des temps » (Mt 28,20).


Contacts: 
Erin Green Chargée de communication de la KEK Tél : +32 2 234 68 42 E-mail : eeg@cec-kek.be Site internet : www.ceceurope.org  Facebook : www.facebook.com/ceceurope  Twitter : @ceceurope 
 
Thierry Bonaventura Attaché de presse du CCEE  Tél : +41 71 227 6044, portable +41 79 12 80 189 E-mail : bonaventura@ccee.eu

 

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 19:40
La Croix

         Deux morceaux de bois attachés l'un à l'autre auxquels on cloue un homme appelé Jésus.

Et pour beaucoup de ses disciples, pour beaucoup de ses admirateurs, cette mort est la fin d'une belle aventure. C'est un rêve qui éclate comme une bulle de savon.

        Ils auraient pu servir à construire, ces deux morceaux de bois. Ils auraient pu s'intégrer dans la charpente d'une maison, former la coque d'un bateau, ou devenir poteaux indicateurs.

      Au lieu de cela, ils ont servi à détruire une vie, un ministère, un avenir, une espérance.

         Deux morceaux de bois qui forment une croix, et l'horizon s'obscurcit. Des hommes s'enfuient, des femmes pleurent, des curieux s'étonnent ou se moquent, un centurion découvre la foi, et le voile du Temple se déchire…

        Certains, maintenant encore, ne comprennent ni n'acceptent cette croix qui se dresse devant eux comme un obstacle insurmontable. Loin de leur ouvrir un avenir, la croix leur semble le bloquer, comme un point final. Ces deux morceaux de bois sont le témoignage de trop de souffrances, d'angoisses et de questions sans réponse. Signes de mort et de fatalité, ils semblent enfoncer celui qui ne croit pas dans le silence de l'incompréhension et du découragement.

         Une jeune femme musulmane me disait un jour: "La croix est le symbole de l'impossibilité de concilier le divin et l'humain."

       Or la Bible nous affirme le contraire. La Bible nous invite à ne pas nous arrêter aux apparences, à ce qui semble évident à vues humaines.

         La Bible nous invite à ne pas voir ces deux morceaux de bois qui forment la croix comme le symbole de ce qui est impossible, mais comme le symbole de tout ce qui a été rendu possible par elle. Dans cet apparent non-sens, dans cette absurdité de la mort d'un innocent, "il y a tout le sens d'un don et d'un amour."[1]

         La croix est la preuve de l'amour sans fin d'un Dieu qui n'hésite pas à se donner lui-même pour ouvrir un nouveau chemin, un nouvel avenir à une humanité déchirée et désorientée.

     Loin d'être l'impossibilité de concilier le divin et l'humain, la croix est au contraire la possibilité de les réconcilier.

         En mourant sur la croix de son plein gré, Jésus pleinement homme et pleinement Dieu, a voulu faire, par son corps écartelé, la jonction entre le monde de Dieu et le monde des êtres humains.

       La croix n'est donc pas seulement ce qu'elle paraît être. Elle n'est pas seulement un agent destructeur.

    Par la mort de Jésus-Christ, la croix est devenue un moyen de salut, un pont qui rapproche les inconciliables, et réconcilie les ennemis d'autrefois.

        Le centurion qui assistait au supplice Jésus l'a bien compris.

   Oui, la croix, c'est la base sur laquelle des vies peuvent s'édifier, se construire, s'affermir, et se transformer en havres de paix et de lumière pour le monde.

       C'est là une certitude que nous pouvons faire nôtre en étant convaincus que la croix ne se perd pas dans l'obscurité de l'échec, mais se profile sur le fond lumineux et victorieux de la Résurrection.

                                                                                  Anniel Hatton

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:28
Temps de Pâques: prière et culte à Orly

Rappel:

 

jeudi 13 avril, pause-prière à 12h30: thème la crucifixion

 

Culte de Pâques : dimanche 16 avril, 17h

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:16
Pâques 2017 à la place de la Défense, à 7h30

               MESSAGE DU CONSEIL D’ÉGLISES CHRÉTIENNES EN FRANCE

                                        A L’OCCASION DE PAQUES 2017

 

      «Si le Christ n’est pas ressuscité,

      notre prédication est vide et vide aussi votre foi »

       1 Co15,14

 

     Le Christ nous prend avec Lui dans Sa mort et Sa résurrection et nous conduit à dépasser nos peurs, nos enfermements pour nous ouvrir à la Vie.

        Comme en 2014, nous fêtons Pâques le même jour, le 16 avril 2017. Cela ne se reproduira pas avant le 20 avril 2025.

         Nous apprenons à relire ensemble notre histoire et à passer du conflit à la communion particulièrement en cette année de commémoration de la Réforme.

        Pour répondre à l’appel du Christ et être crédible pour le monde, nous vous invitons à nous rassembler pour annoncer ensemble dans l’espérance la Bonne Nouvelle :

 

« Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! »

 

Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIER

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 07:09

    Alors que nous "montons" vers Pâques et que nous méditons sur le sens du sacrifice de Jésus sur la croix, l'Alliance Biblique Française nous propose quelques textes bibliques pour étayer notre réflexion sur le sens ou le non-sens de la souffrance...

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