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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 07:58

 

 

            Le rythme métro-boulot-dodo, la solitude de la vie citadine dans les rues encombrées de marcheurs pressés qui avancent tête baissée, le bruit des voisins qui ont oublié qu'ils ne sont pas seuls dans l'immeuble, l'aspiration à vivre autre chose que le traintrain de la vie quotidienne ont inspiré maints chanteurs de variété…

        Tout quitter pour voyager au loin, s'élancer vers de grands espaces inconnus, partir pour le pays de nulle part comme le disait un petit garçon tiraillé entre des parents désunis, comment le faire quand on a tout juste de quoi vivre au quotidien?

          Il reste l'option de la terrasse de l'aéroport de Paris-Orly, sur laquelle on peut aller rêver aux voyages qu'on n'a pas les moyens de faire. En 1963, tout juste deux ans après l'inauguration du terminal sud, Gilbert Bécaud écrit sa célèbre chanson intitulée Dimanche à Orly.

A l´escalier 6, bloc 21,
J´habite un très chouette appartement
Que mon père, si tout marche bien,
Aura payé en moins de vingt ans.
On a le confort au maximum,
Un ascenseur et un´ sall´ de bain.
On a la télé, le téléphone
Et la vue sur Paris, au lointain.
Le dimanche, ma mère fait du rangement
Pendant que mon père, à la télé,
Regarde les sports religieusement
Et moi j´en profit´ pour m´en aller.

Je m´en vais l´ dimanche à Orly.
Sur l´aéroport, on voit s´envoler
Des avions pour tous les pays.
Pour l´après-midi... J´ai de quoi rêver.
Je me sens des fourmis dans les idées
Quand je rentre chez moi la nuit tombée.

A sept heures vingt-cinq, tous les matins,
Nicole et moi, on prend le métro.
Comme on dort encore, on n´se dit rien
Et chacun s´en va vers ses travaux.
Quand le soir je retrouve mon lit,
J´entends les Boeings chanter là-haut.
Je les aime, mes oiseaux de nuit,
Et j´irai les retrouver bientôt.
Oui j´irai dimanche à Orly.

Sur l´aéroport, on voit s´envoler
Des avions pour tous les pays.
Pour toute une vie... Y a de quoi rêver.
Un jour, de là-haut, le bloc vingt et un
Ne sera qu´un tout petit point.

 

            De nos jours encore, la terrasse d'Orly reste, pour les rêveurs de tous bords, un moyen de s'évader sans débourser un sou… Alors rêvons, rêvons encore, tant qu'il en est encore temps!

 

                                                                                                Anniel Hatton

 

Un dimanche à Orly

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Published by Aumônerie protestante aux aéroports