Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:34

http://bp0.blogger.com/_VfiW5TcrOmo/R2ueV99Q3wI/AAAAAAAAAX0/XN71X330jII/s400/H%C3%A9rode+2.jpgCurius, le fils du roi Hérode, passe sa vie dans le somptueux palais du souverain. Il profite de l'agitation créée par l'arrivée des mages, pour se glisser hors de sa prison dorée. De bien étranges rencontres l'attendent alors...qui finissent par le conduire vers le Christ.

Narrateur : Vers l'an zéro, vivait en Palestine un riche roi du nom d' Hérode. Il avait son palais à Jérusalem, qui éblouissait tous les visiteurs, tant il était magnifiquement paré d'or et d'argent. Mais les habitants de Jérusalem ne connaissaient guère les habitants du palais, hormis leur roi, qui chaque année s'adressait à la foule après avoir traversé la ville escorté d'une imposante armée et de musiciens qui jouaient des tambours et trompettes.

Au sein du palais la vie était luxurieuse, chaque repas était un repas de fête avec de la nourriture à volonté. Tout le monde était habillé richement de vêtements soyeux. Les chambres étaient vastes et richement décorées.

Hérode avait deux fils dont le cadet se nommait Curius. Curius portait bien son nom : il avait l'esprit éveillé, s'intéressait à tout. Mais la vie du palais ne lui offrait guère de distraction. Il connaissait en effet tous les recoins du palais, de la cave au grenier, connaissait tous les mets que l'on apprêtait, avait passé des heures à admirer les somptueux tableaux qui décoraient la salle d'apparat et les longues parties de dames qu'il faisait avec l'une de ses servantes finissaient par le lasser. En somme, la vie au palais lui paraissait ennuyeuse.

Un jour alors que Curius s'était égaré dans la salle d'audience, il entendit au loin les pas des gardes qui longeaient le long couloir qui conduisait vers la salle. Curius choisit de se cacher derrière un grand rideau de couleur pourpre.


Scène 1 : Dans le palais

Le ministre du roi : Gardes que l'on ouvre la porte ....
Le roi : Pourquoi, cette audience à une heure aussi matinale ?
Le ministre du roi : Sir, il vint à arriver trois mages de Babylonie, qui ont demandé audience.
Nous les avons dissuadé de vous déranger, ils ont insisté, vu la gravité de leur visite.
Le roi : Bon, faites-les entrer, et que l'on en finisse.
Le ministre du roi : Gardes que l'on fasse entrer les mages.
Les mages : Grâce et honneur te sois rendu, ô grand Roi de Palestine.
Le roi : J'espère que ce dérangement est motivé par une raison sérieuse.
Mage 1: Votre majesté, nous avons suivi une étoile d'Orient qui annonce la naissance d'un roi.
Le roi : Que me chantez-vous là.
Mage 2 : Nous observons depuis des décennies les astres du ciel. L'étoile apparue dans le ciel, nous a conduit jusqu'à vous.
Le roi : Bon, bon .... Appelez-moi, les sages que l'on en finisse avec ces balivernes.
Le ministre du roi : Garde faites appeler les sages.

Musique ...

Le ministre du roi : Sir voici les sages.
Les sages : Sir nous avons entendu votre requête et avons consulté le Saint Livre.
Le roi : Venons-en au fait ...
Les sages : Selon les Saintes Ecritures un Roi devrait naître à Bethléem dans la ville de David.
Le roi : Comment à Bethléem ? Le palais est à Jérusalem, comment un roi pourrait-il naître hors du palais ? Messieurs les mages, allez à Bethléem visiter ce roi, et revenez m'en informer afin que je puisse à mon tour l'adorer.

Narrateur : Curius avait tout entendu, pas un seul mot ne lui avait échappé et il n'avait qu'une envie, celle de suivre les mages afin de découvrir cet enfant roi. Il se glissa doucement vers une porte dérobée, longea le long couloir afin de se joindre discrètement aux mages et à leurs serviteurs qui allaient bientôt franchir la porte du palais.

http://www.sedifop.com/IMG/jpg/ftxk1t37.jpg

Scène 2: La rencontre avec le vieil homme

Narrateur : Curius, n'était jamais sorti de ce vaste palais, et il fut étonné par la taille de la ville, les nombreuses rues et les champs et des prés si vastes qu'il n'aurait pu l'imaginer. En marchant, il croisa un vieil homme assis au bord de la route en train de se reposer. Il fut très intrigué et s’approcha de lui.

Curius : Monsieur.
Vieil homme : Oui mon enfant.
Curius : Monsieur, pourrais-je connaître le pays d’où vous venez ?
Vieil homme : (avec un sourire) Mais je suis d’ici. Pourquoi cette étrange question ?
Curius : Car vous ressemblez à un olivier.
Vieil homme : (intrigué) A un olivier ? Je n’ai pas de branches à ce que je sache, ni de feuilles, ni d’olives, mon enfant.
Curius : Non, mais votre visage a l’aspect d’un tronc d’arbre.
Vieil homme : Ah ce sont les rides, mon enfant. Je ne suis plus très jeune tu sais, et bientôt j’irai trouver mon Seigneur.
Curius : Vous allez au palais du roi ?
Vieil homme : Non, j’irai auprès du Roi des Rois, le Seigneur notre Dieu, qui m’a donné la vie et auprès duquel je vivrai pour l’éternité.

Narrateur : Etonné, Curius s’éloigna du vieil homme.

Musique

http://www.dinosoria.com/religion/noel-7.jpg

Scène 3 : Rencontre avec la mendiante

Narrateur : Curius n’avait fait que quelques pas quand il rencontra une mendiante assise avec son bébé.

Mendiante : Un peu de pain, un peu d’eau pour mon bébé et moi. Pitié ne nous laissez pas mourir de faim.
Curius : Madame, que faites-vous là ? Pourquoi ne demandez-vous pas à votre servante qu’elle vous prépare la table ?
Mendiante : De quoi me parles-tu mon enfant ? Je suis pauvre et je n’ai rien.
Curius : Pauvre, que veut dire ce mot ?
Mendiante : Vu tes habits, on pourrait croire que tu t’es échappé d’un palais.
Curius : Cela voudrait-il dire que vous ne mangez que ce que les gens vous donnent ?
Mendiante : Oui, je n'ai rien d'autre.
Curius : Je n'ai que ce morceau de pain, mais si vous voulez, je vous donne cette chaîne en or que je porte depuis que je suis né.

Narrateur : Curius offrit sa chaîne qui depuis longtemps l'embarrassait. La femme était tellement surprise qu'elle ne trouva mots pour le remercier.

Musique ....

http://www.secret-realite.net/modules/linkup/img/majinnoel1.jpg

Scène 4: Rencontre avec le lépreux

Narrateur : La troisième rencontre de Curius le troubla davantage, il venait de marcher une demi-heure hors de la ville pour suivre de loin la caravane des mages, lorsqu'arriva par le côté un homme avec une clochette. Tout le monde se mit alors à courir, comme si l'homme était dangereux. Curius au contraire, intrigué s'approcha de l'homme.

Le lépreux : Pourquoi ne fuis-tu pas comme les autres ?
Curius : Je ne sais pas, mais vous n'avez pas l'air méchant.
Le lépreux : Bien sûr que non, je ne suis pas méchant.
Curius : Mais alors pourquoi tout le monde a peur de vous?
Le lépreux : Car je suis malade.
Curius : Malade, moi aussi je suis parfois malade, j'ai souvent le rhume en hiver.
Le lépreux : Oui, mais ma maladie se nomme la lèpre. Regarde, mais surtout ne touche pas, voici mes mains.
Curius : Oh ! Pauvre Monsieur.
Le lépreux : Va, mon enfant, tu es bon, sache que nous les lépreux, nous sommes comme toi, si ce n'est que notre maladie ne partira plus jamais.

Narrateur : Curius continua sa route à distance de la caravane des mages. Il était fort troublé des rencontres qu'il venait de faire. Au palais, on ne lui avait jamais parlé de la vie qui avançait, qu'un jour il faillait quitter ce monde. On ne lui avait jamais dit que certains n'avaient pas de quoi se nourrir. On ne lui avait jamais parlé des maladies qui ne guérissent pas et qui rongent les mains et les pieds. Maintenant, Curius avait vraiment quitté son palais ....

http://www.dinosoria.com/tragedie/mages_003.jpg

Scène 5 : A Bethléem

Narrateur : La route était longue et pénible, lui qui n'avait jamais marché hors du palais, qui ne connaissait que des sols de marbre polis. Le soir venu, la caravane s'approcha de Bethléem. Curius la rattrapa rapidement car elle s'arrêtait presque à chaque maison. Personne ne semblait connaître l'existence d'un palais royal. La situation devenait de plus en plus complexe. Après plus d'une heure de recherche, les mages stoppèrent la caravane sur la place du village. Il fallait trouver un lieu pour passer la nuit. Toutes les hôtelleries étaient remplies et le palais royal était inexistant ! Curius avait froid, il n'osait pas s'approcher davantage de la caravane de peur de se faire reconnaître, mais il ne pouvait pas rester dans la rue. Curius était là, perdu. Le palais de son père était trop loin pour y retourner et puis, avait-il vraiment le désir de retourner dans cette prison dorée ? Mais se trouver soudainement seul au milieu de la foule le désespérait, et de chaudes larmes vinrent à remplir son visage. Il sillonnait la ville Bethléem, cherchant un recoin pour s'allonger quand soudain il entendit, des hommes parler de l'enfant nouveau né. C'étaient des bergers qui sortaient d'une petite étable. Doucement Curius se glissa dans ce petit lieu. Là, il se trouva au milieu des animaux, une jeune femme, un jeune homme et un bébé qui pleurait. Curius resta un long temps dans un coin à admirer la scène. Seuls les animaux accompagnaient le bruit du bébé à demi éveillé. Enfin Curius surmonta sa crainte et se manifesta :

Curius : Pardon de vous déranger, est-ce bien le roi qui devait naître.
Marie (étonnée) : Qui t'as parlé de cela ?
Curius : J'ai suivi des mages venus d'Orient.
Josephe : Des mages ?
Curius : Est-ce que vous allez l'enfermer dans un palais ?
Josephe : Nous sommes de simples gens, nous ne vivons que dans une modeste maison.
Curius : Sera-t'il alors un roi qui vivra avec les gens, avec le vieux monsieur, avec la femme qui a faim et avec les malades?
Marie : L'ange nous a dit de le nommer Jeshoua, Jésus, ce qui veut dire le Sauveur. Je ne pense pas qu'un sauveur veuille s'enfermer dans un palais doré.
Curius : Est-ce que je peux rester avec vous ?

Narrateur : Soudain, un bruit se fit entendre. Les trois mages avaient enfin trouvé l'étable et s'agenouillèrent devant l'enfant. Curius, s'était mis à l'écart, il observait la scène qui lui paraissait de plus en plus insolite, mais qui allait définitivement réorienter sa vie. Il savait désormais que sa place n'était plus dans un palais, mais qu'il allait suivre ce roi, qui était né dans la pauvreté, loin du monde protégé dans lequel il avait vécu. Désormais, Curius deviendra un disciple discret qui annoncera la venue d'un nouveau royaume.

Musique

______________________________________________

Chants proposés
- Le père Martin (illustre le récit du cordonnier)

- Invité
Les partitions sont disponibles sur le site de l'auteur .

Un CD audio avec certaines scènes et des plages musicales peut être obtenu auprès de l'auteur. Il permet de produire la saynette même dans les lieux où il y a peu d'enfants à l'école du dimanche.

>>> Le site de l'auteur de la saynette, le pasteur Daniel Priss

Partager cet article

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité

Présentation

  • : L'aumônerie protestante aux aéroports
  • L'aumônerie protestante aux aéroports
  • : Aumônerie protestante des aéroports français
  • Contact

Recherche