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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 18:42

L’État, qui détient 60 % des aéroports de province, lancera au printemps l’ouverture du capital de ceux de Lyon, Toulouse, Bordeaux et Montpellier. L’opération sera finalisée en décembre.

Aéroport régional à vendre. La petite annonce pourrait être prochainement d’actualité. L’ouverture du capital des aéroports régionaux de Lyon, Toulouse, Bordeaux et Montpellier est en effet programmée, a confirmé hier Jacques Sabourin, le délégué général de l’Union des aéroports de France (UAF), lors de la présentation de son bilan annuel.

Les aéroports de province sont détenus à 60 % par l’État, à 25 % par les chambres de commerce et à 15 % par les collectivités territoriales. L’État s’étant engagé à ce que la part publique reste majoritaire jusqu’au 31 décembre 2013, il pourra mettre en vente 50 % moins une action du capital de ces quatre aéroports. Le calendrier est encore flou, mais «l’ouverture devrait se faire cette année », précise Jacques Sabourin. Cela signifie que l’appel à intérêt sera lancé au plus tard en juin. L’État souhaite valoriser au maximum ces quatre aéroports, dont les montants devraient être sensiblement différents. Ainsi, Lyon a enregistré un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros en 2010, avec 7,9 millions de passagers, tandis qu’à l’autre bout de la chaîne, Montpellier a totalisé 21 millions d’euros pour 1,1 million de passagers.

Quelques manifestations d’intérêt sont déjà attendues : celle d’Aéroports de Paris, dont le président, Pierre Graff, a dit qu’il convoitait Lyon. Certaines collectivités pourraient être tentées de monter au capital. Des financiers sont également sur les rangs, comme l’australien Macquarie (qui exploite les autoroutes APRR avec Eiffage), Axa ou Antin, un fonds d’infrastructures de BNP Paribas. Des étrangers, comme le canadien SNC Lavalin, sont également évoqués.

 

Vinci associé à la CDC

 

Selon nos sources, Vinci, l’un des candidats les plus en vue, s’est associé sur ce dossier à la Caisse des dépôts et consignations. Un tandem qui a déjà fonctionné par le passé. «Nous avons toujours manifesté une disponibilité sur le sujet de l’ouverture du capital des grands aéroports régionaux (…) parce que c’est notre métier de concessionnaire exploitant. Nous sommes donc un partenaire naturel», expliquait il y a une quinzaine de jours Nicolas Notebaert, président de Vinci Airports. De fait, le groupe est déjà l’opérateur de neuf aéroports en France, dont celui de Grenoble et de Nantes. En revanche, son rival Eiffage n’est pas du tout intéressé. «Nous n’avons pas de valeur ajoutée sur les aéroports, donc nous ne ferons pas d’offre», affirme Jean-François Roverato, PDG d’Eiffage.

Outre la perspective de l’ouverture du capital de quatre de ses principaux aéroports régionaux, l’Union des aéroports de France a publié sa photographie annuelle. Elle montre une légère croissance du trafic de passagers en 2010 : + 1,3 %. Elle illustre surtout que les low-costs sont désormais au premier rang : leur trafic a fait un bond de 5,75 % cette année. Désormais, ils représentent 29,2 % du trafic des aéroports français (hors ADP). Leur dynamisme a notamment dopé l’an dernier l’activité de Lyon Saint-Exupéry (+10,8 % du trafic des compagnies à bas coûts) et surtout de Bordeaux (+56 %) où une aérogare leur a été dédiée.

 

Source: Le Figaro - Virginie Collet

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Actualité aéronautique et aéroportuaire