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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 07:01

 

Ils sont enfin arrivés,

les réfugiés tant attendus.

Les yeux pleins de l'horreur vécue,

Le cœur serré par la peur et l'angoisse,

Ils n'ont pas ou peu de bagages

Puisqu'ils ont tout perdu.

 

Ils frissonnent dans leurs vêtements trop légers

Pour l'hiver rude où nous sommes.

Une mince couverture de survie

suffit à peine à les réchauffer.

 

Le tremblement de terre

Dans lequel leur maison s'est engouffrée,

Leur a tout pris.

Et ils sont là,

surpris d'être encore en vie,

alors que tant d'autres

gisent là-bas sous les décombres.

 

Leurs oreilles résonnent encore

Du fracas des murs qui tombent,

Des toits qui s'écrasent

sur des familles hurlantes,

des rues qui se déchirent

comme une mince feuille de papier,

des cratères qui s'ouvrent sous leurs pas

en plein centre ville.

 

 

Leur regard semble me traverser

comme si je n'étais pas là, devant eux.

Que leur dire, Seigneur?

Je n'ai pas de réponse à leurs questions.

Je peux seulement les accompagner de mon amitié.

Dans le silence et la peine,

Je veux leur montrer par ma présence

Qu'ils ne sont pas abandonnés

 

Que ces naufragés de l'existence

puissent ressentir que,

par nous tous présents ici à leurs côtés,

Tu veux leur donner,

Au milieu des éboulements

et des ruines de leur vie,

un signe de ta compassion et de ton amour.

 

                                                            Anniel Hatton

 

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité