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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 09:48

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Après Nîmes, la société décroche Carcassonne. Elle brigue à présent Perpignan et lorgnerait aussi Montpellier. Un deuxième aéroport du Languedoc-Roussillon qui entre dans son escarcelle. Après avoir pris la gestion de la plate-forme de Nîmes, Véolia Transport doit officiellement se voir confier l’exploitation de celle de Carcassonne.

C’est aujourd’hui, en effet, que le conseil régional, propriétaire de l’aéroport audois, doit la désigner, via une délégation de service public, lors d’une réunion de ses élus. Mardi à Montpellier, Christian Bourquin, le président de cette collectivité, avait défendu ce choix. « On n’a pas été élu pour faire décoller des avions », avait-il dit, ajoutant que Véolia Transport est le candidat qui avait « fait la meilleure proposition, la meilleure offre

de diversification ». « Véolia est l’opérateur qui s’est engagé avec le plus fort montant d’investissement et de maintenance. Nous avons fait le choix de la performance », avait-il poursuivi. Quatre candidats étaient en piste pour cet appel d’offres. Outre Véolia, concouraient la SNC Lavalin, Egis Projects avec Airport Strategy & Marketing qui s’est ensuite retiré, et le groupement Vinci Airports associé à l’actuel gestionnaire de la plate-forme audoise : la chambre de commerce de Carcassonne.

D’ici une semaine, un autre aéroport du Languedoc-Roussillon pourrait, lui aussi, passé sous pavillon Véolia : celui de Perpignan. Car le conseil de son syndicat mixte de gestion devrait avaliser, à son tour, le choix du nouvel exploitant de sa plate-forme aéroportuaire. La réunion se tiendra, en principe, jeudi prochain.

La Région est majoritaire dans ce syndicat mixte. Or, un rapport émanant de ses services a déjà filtré, alimentant la rumeur que Véolia Transport y figurait comme étant le meilleur candidat. À Perpignan comme à Carcassonne, les chambres de commerce ne cachent donc pas leur amertume. « C’est une décision administrative de technocrates », lâche Jean Caizergues, le président de la CCI de Carcassonne, compagnie consulaire qui a l’impression d’être débarquée, après avoir fait du bon boulot. Jean-Pierre Navarro, son homologue catalan, préfère, lui, continuer à croire que la proposition faite par sa CCI en association avec Vinci Airports a encore quelques chances : « J’espère que les élus du conseil syndical vont trancher en leur âme et conscience, qu’ils ne tireront pas une balle sur le travail que la CCI fait depuis 56 ans. »

L’argument ne devrait toutefois pas freiner l’expansion de Véolia Transport. Car la société a bien l’intention d’étendre encore un peu plus sa toile. Outre Nîmes qu’elle gère seule, la société est également délégataire avec les CCI locales des aéroports de Beauvais (Oise) et de Lille (Nord). L’entreprise briguerait à présent, en plus de Perpignan, l’exploitation de la plate-forme montpelliéraine, d’où l’État a décidé de se retirer. Bref, derrière l’ambition de l’entreprise, l’enjeu est de taille dans une région où les aéroports participent activement à la dynamique économique et touristique.

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Actualité aéronautique et aéroportuaire