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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 14:05
Matin de Pâques

Léïla Hamrat

 

Ce matin, le soleil s'est levé.

 

Mais ce matin n'est pas comme les autres.

Il va donner sa couleur d'espérance

à tous les autres matins.

 

L'inconcevable a eu lieu,

la pierre n'a pas rempli son office,

elle n'a pas retenu le mort.

Elle est définitivement roulée

par la Résurrection du Christ.

 

Pour nous, cette pierre roulée témoigne

que l'impossible n'existe pas.

Par elle, il nous est donné de croire

que nos existences,

quelle qu'elles soient,

peuvent se remettre debout.

 

Nous pouvons nous risquer

à devenir ce que nous sommes:

des marcheurs, des aventuriers

qui s'élancent dans la vie

les yeux rivés vers la terre promise.

 

Désormais la vie est pour nous.

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 15:05
Aumônerie interreligieuse de Roissy

Un Rabbin, un Imam, un prêtre et un pasteur qui travaillent dans un même lieu, côte à côte. Pour le dialogue interreligieux, on ne peut rêver mieux. A Roissy, c'est le quotidien, dans les trois espaces prière de l'aéroport. Les dix aumôniers d'Aéroports de Paris (ADP) sont là pour accompagner les croyants, qu'ils soient salariés ou voyageurs de passage.

L'aumônerie est l'un des lieux peu connus de la plate-forme aéroportuaire.

Une salle est aménagée par confession. Ce jour-là, une messe vient de commencer alors que, dans la pièce voisine, une petite dizaine de paires de chaussures a été laissée devant l'entrée par les musulmans venus prier. « Je fais le plus beau métier du monde, assure Pierre de Mareuil, pasteur ici depuis trois ans. Le moins connu et aussi probablement le moins exercé. »

pour lire la suite, voir le lien ci-dessous:

http://www.leparisien.fr/espace-premium/oise-60/escale-spirituelle-a-l-aumonerie-de-l-aeroport-18-02-2015-4542097.php

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 12:12
Dessine la vie
des crayons de toutes les couleurs...

Dessine la vie avec les crayons de ton cœur,

Avec les traits de couleur de l'espérance,

Avec les pinceaux enchantés de ta foi.

 

Dessine-la avec toute la force de l'amour

que ton Père céleste a insufflé en toi,

afin que ceux qui te côtoient

Puissent vivre en toute confiance

Les yeux dans les yeux du Seigneur.

 

                                                               Anniel Hatton

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 22:18
Pâques à Orly

Culte de Pâques à l'aéroport d'Orly

dimanche 5 avril 2015

à 17h,

chapelle du terminal sud,

sur la mezzanine du 2è étage.

Bienvenue à tous et à chacun!

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:42
Prier à Roissy

A voir:

un petit reportage d'Ariel Wizman, reportage sérieux mais tout de même agrémenté d'une pointe d'humour, sur les salles de prière et l'aumônerie du terminal 2F à Roissy...

http://m.canalplus.fr/?vid=1241394

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 15:45
Vendredi Saint

Le vendredi saint, c'est...

Le vendredi saint,

c'est la tentation du désespoir,

La tentation de ne plus croire,

La tentation de baisser les bras

Et de se dire que tout est fini,

Inexorablement terminé.

 

Le vendredi saint,

c'est la tentation de se dire

que tout cela n'était qu'une illusion,

que la foi n'a plus lieu d'être,

et que Jésus a perdu la partie.

 

Le vendredi saint,

C'est l'acceptation du mal

Ou le refus de son pouvoir,

C'est la passivité devant l'inévitable

Ou le désir de croire que tout est encore possible.

Le vendredi saint,

c'est la tentation de fermer les poings

Et de devenir un révolté permanent,

Ou d'ouvrir les mains

Et de les tendre vers ceux qui souffrent

Pour tisser la rencontre et la fraternité dans l'adversité.

 

 

Le vendredi saint,

C'est la tentation du désespoir

Ou le défi de l'espérance envers et contre tout,

La  tentation de l'enfermement tout au fond de soi

Ou le désir de croire coûte que coûte

Que, de la mort,

Dieu a le pouvoir de faire surgir

La vie en abondance,

Et la victoire sur la désespérance.

 

                                                               Anniel Hatton

 

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 10:09
Pâques, une leçon d'humanité

Sous la plume de Marion Muller-Colard, les concepts les plus éculés de la théologie retrouvent leur éclat primitif. Après avoir lu "L'Autre Dieu", on finit par se rendre à l’évidence : si les voies du Seigneur demeurent impénétrables, sa voix libératrice, elle, continue à retentir avec une clarté, une transparence qui laisse muet d’admiration.

 

 D’où vous vient votre passion pour le livre de Job ?

C’est un très beau livre littéraire. Il est d’ailleurs étonnant que ce livre n’inspire pas davantage les metteurs en scène, le monde du théâtre. Job parle dans un langage dépouillé de tout artifice de la question du mal, de ses répercussions humaines, sociales. Bien que je me revendique aujourd’hui comme croyante, je fais mienne la grande leçon du livre de Job : il n’existe aucun système explicatif du mal dans lequel on puisse enfermer l’existence humaine.

 
Avant de vous consacrer à l’écriture, vous avez choisi de travailler en aumônerie plutôt qu’en paroisse…

Oui. Je vérifie la pertinence de l’Évangile dans des milieux qui ne sont ni prêts ni prédestinés à l’accueillir. Et puis, de par la maladie de mon fils, j’ai d’abord été « maman-infirmière ».
Quand, après son rétablissement, j’ai remis les pieds à l’hôpital en tant qu’aumônier, j’avais un vécu personnel qui me rendait particulièrement sensible à l’accompagnement en situation de grande vulnérabilité.

  

En quoi votre lecture du livre de Job a-t-elle enrichi votre expérience professionnelle ?

Job est le personnage biblique révélateur du fait que le malheur peut s’abattre sur n’importe qui. Cette « révélation », beaucoup de malades, de grands vieillards, en font l’expérience quand ils se retrouvent comme Job, dépouillés de tout. Comment traiter une foi qui intègre une telle expérience ? Et puis, à l’hôpital se pressent « les amis de Job » qui cherchent à refabriquer le système à mesure qu’il s’effondre. L’aumônier a tout à entendre : celui qui gît, comme Job, dans les ruines de son système de croyances. Ceux qui décident de défendre ce système envers et contre tout.

 
Comment trouvez-vous les mots pour rendre aux grands blessés de la vie le « courage d’être » ?

Le Courage d’être de Paul Tillich fut, avec le livre de Job et les Evangiles, mon livre de chevet. Je cherche des choix théologiques qui me permettent d’entretenir la foi comme un élan, une dynamique. Tout ce qui est bon pour lutter contre le chaos, je le prends. Je ne prétends pas avoir la juste « connaissance » de Dieu. Ma démarche est beaucoup plus pragmatique : tout ce qui aide l’être humain à être au monde, tout ce qui l’aide et l’encourage, je l’adopte. J’ai découvert le ministère d’aumônier auprès d’une amie atteinte d’un cancer. Elle avait rencontré un ecclésiastique qui, pour la consoler, lui avait certifié que par sa mort, elle allait « glorifier Dieu ». C’est terrifiant, ce déni de ce qui déchire l’humain. Si je m’assume aujourd’hui comme croyante, c’est en dépit, c’est contre, c’est malgré ce genre de propos qui ont été prononcés « au nom de Dieu ». Et c’est d’autant plus grave que je crois profondément que l’Évangile, quand on veut bien s’abstenir de le travestir ou de le dénaturer, est une parole incroyablement moderne, vivifiante et pertinente.

 
A propos de Noël, vous disiez que Dieu se plaçait « en situation d’extrême vulnérabilité ». Que dire de Pâques ?

C’est une extraordinaire leçon d’humanité. Sur la croix, Jésus trahi, anéanti, exprime de la peur, de l’effroi, mais il n’exprime aucun regret. Il ne regrette rien. Ni la confiance qu’il a manifestée à ses disciples, ni de s’être si souvent exposé. Nous sommes les disciples d’un Maître qui a décidé d’avoir confiance et qui n’a pas retourné sa veste quand ça a commencé à mal tourner. Ça ne l’a pas rendu amer. Ce n’est pas lui qui avait tort d’avoir confiance. On n’a jamais tort d’avoir confiance. C’est très inspirant, pour moi, ce courage extrême de Jésus, la permanence de sa parole engagée.

                                                                                           Emmanuel Rolland

 

Pâques, une leçon d'humanité

Article tiré de La Vie Protestante, mars 2015 n°3 – p. 10-11

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 06:12
 

Louange à toi, Dieu éternel

De la glaise du néant, tu nous dégages,

Dieu de vie

Des chaînes de la peur, tu nous délivres,

Dieu de liberté

Hors du tumulte de nos désirs, tu nous berces,

Dieu de paix

Dans les ténèbres de nos doutes, tu nous éclaires,

Dieu de vérité

Au naufrage de nos illusions, tu es notre rocher,

Dieu de salut

Au labyrinthe de nos incompréhensions, tu nous guides,

Louange à toi, Dieu éternel

 

Corinne Marc

 

 

Prière pour le jour des Rameaux

texte tiré du site de la FPF

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:15
Comment faire son deuil quand il n'y a pas de corps?

Dans les Alpes de Haute-Provence

       Les images vidéos des espaces alpins escarpés où s'est produit le crash de l'Airbus A 320 montrent à quel point le travail des enquêteurs et des recueilleurs de dépouilles va être difficile. Pourtant c'est là un travail essentiel à la fois pour le bon déroulement de l'enquête et pour le travail de deuil des familles et des proches des victimes.

            L'article ci-dessous, écrit par Sandra Lorenzo et publié le 29 juillet 2014 dans les pages du HuffPost, à propos du vol Air Algérie disparu l'été dernier dans de tragiques circonstances, est aussi valable pour le vol 4U9525 de la compagnie Germanwings qui s'est écrasé au sol cette semaine.

 

       « Recueillir les dépouilles des victimes s'annonce difficile... Et pourtant, cette mission est essentielle, pour la mémoire des victimes et le deuil de leur famille.

         Sans corps à rapatrier, comment aider les familles des victimes à faire leur deuil?

          Passé le choc de la nouvelle, le retour du corps près des personnes endeuillées est une étape nécessaire pour commencer un long travail d'adieu.

          Que se passe-t-il quand il n'y a pas de dépouille? Peut-on faire son deuil quand il n'y a pas de corps?

 

Pour faire son deuil, il faut voir la mort

         Mourir d'une longue maladie et mourir dans une catastrophe n'ont pas les mêmes conséquences sur la façon dont les personnes touchées vont vivre leur deuil.

        Peut-être n'était-il pas dans les tours du World Trade Center? Peut-être a-t-elle raté son avion pour Rio? Peut-être a-t-il survécu et attend-il quelque part au milieu de l'océan qu'on vienne le chercher? Tant que la mort n'a pas été confirmée, preuves à l'appui, l'imagination travaille. L'espoir perdure.

        Le professeur Michel Hanus, psychiatre, psychanalyste, président de l'association "Vivre son deuil" interrogé sur le site Psychologies.com, le confirme, voir le corps pour comprendre la mort est une étape normale du deuil: "Les gens ont besoin de voir, même quand il n'y a rien à voir [...] Quand on ne voit pas, on ne sait pas. Il faut toujours essayer de voir les corps."

 

      Mais certaines catastrophes ne permettent pas de recueillir de corps, comme le premier accident qui a touché la Malaysia Airlines en avril 2014. Pas d'avion, pas de zone de crash et donc pas de corps à recueillir. "Je ne peux rien faire d'autre que pleurer. Nous voulons seulement voir le corps et le ramener à la maison", se lamentait en avril dernier, le père de 72 ans de l'un des disparus chinois du vol MH370.

          Outre la constatation de la mort, voir le corps du défunt permet aussi de pouvoir se rassurer. "On aime garder un bon souvenir de quelqu'un. Un mort qui donne l'impression de dormir paisiblement donne une image apaisante", affirme le philosophe et théologien, Bertrand Vergely sur Atlantico.fr. Dans ce genre de catastrophe, cette image apaisante n'existe pas…

 

Un enterrement, un nom gravé, l'importance du rituel et du lieu de souvenir

        À partir de quand l'esprit parvient à se raisonner et à se dire que la personne ne reviendra plus? Jamais vraiment.

        "La force du temps fait son oeuvre et, au bout de plusieurs années, la raison s'en mêle.

        Cependant, sans certitude sur ce qui est arrivé, l'esprit restera en alerte", prévient le psychiatre Christophe Fauré dans "L'Express" à propos des disparus du vol MH370.

 

Le difficile deuil des familles après une catastrophe aérienne

        Pour soulager leur peine, de nombreux proches des victimes se rendent sur les lieux de l'accident. À défaut d'y trouver le corps de la personne perdue, voir les décombres leur permet aussi de vérifier qu'il n'y a pas pu y avoir de survivant, que leur mère, leur frère ou leur enfant se trouvait bien dans cet avion, sur ce bateau, sur cette route au moment des faits.

         Autre solution, ériger une plaque commémorative, pour fixer les noms des disparus.

          En Chine, les proches des personnes mortes et dont le corps n'a pas été retrouvé comme les victimes du vol MH370 enterrent les vêtements de leurs disparus dans une tombe. Ainsi, une véritable cérémonie d'adieu peut exister.

           Si ce rituel ne pallie pas l'absence du corps, il la soulage: "Il est difficile pour l'esprit et pour le cœur d'accepter la mort sans un corps mais aussi sans les cérémonies qui vont avec", prévenait la psychologue américaine, Pauline Boss quelques jours après le 11 septembre 2001. Aujourd'hui plus de 4 millions de personnes visitent chaque année Ground Zero, le monument construit sur les fondations du World Trade Center pour rendre hommage aux victimes. »

 

      C'est ainsi qu'une stèle a été immédiatement posée sur les lieux du crash du vol 4U9525 afin de prodiguer un lieu de recueillement et de rencontre aux familles et aux proches des 150 victimes de ce tragique événement pour qu'ils puissent commencer à faire le long travail de deuil nécessaire à leur survie ultérieure.

 

 

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 15:32
Disparition du vol 4U9525 aux environs de Barcelonnette

un A320 en vol

                   Il est midi à Orly.

         Une salariée en route pour la cafétéria du personnel s'arrête à un des bureaux d'accueil interreligieux du terminal Sud pour me parler. Elle est visiblement très émue et choquée. J'apprends ainsi que le vol 4U9525 d'un Airbus A320, de la compagnie Germanwings, une filiale low cost de la Lufthansa, reliant Barcelone à Düsseldorf, s'est écrasé quelques minutes auparavant dans les Alpes de Haute-Provence.

       "J'ai beau travailler dans cet aéroport depuis des années, je ne m'habituerai jamais à ce genre de nouvelles", me confie-t-elle. "Ces tragédies nous touchent tous, même si nous ne sommes pas directement concernés."  Et d'ajouter: "Ce n'est pas toujours facile de travailler ici, mais quand il y a des événements comme ça, on a le sentiment d'être une grande famille, et on se tient tous les coudes."

        Les interventions à chaud du président de la République, puis du premier ministre, laissant envisager une catastrophe majeure avec une perte totale de l'aéronef et des passagers ayant embarqué à bord, quelques personnes décident de s'arrêter deux ou trois minutes à la chapelle pour se recueillir et prier pour les familles des victimes.

          Dans la mémoire de nombre de membres du personnel, remontent des souvenirs pas encore si lointains… C'était il y a quinze ans: le Concorde s'écrasait en banlieue nord de Paris, faisant 113 morts.

            S'il n'y a pas de survivants parmi les quelque 150 personnes à bord du vol 4U9525 , ce pourrait bien être la pire catastrophe aérienne qui ait eu lieu sur le sol français depuis la deuxième guerre mondiale…

                                                                                                                      Anniel Hatton

 

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