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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 08:20

                                        

     Entouré d'une chevelure brune bouclée, son visage s'éclaire fréquemment d'un sourire accueillant. La pasteure  Anne-Laure  Danet est toujours prête à s'arrêter quelques instants pour bavarder chaleureusement avec celui ou celle qui l'aborde.

   Après avoir occupé différents postes au cours des années, du pastorat en paroisse par une responsabilité nationale au Pôle national de formation de l’EPudF,  en passant par la coordination de la formation permanente des pasteurs de la CPLR, depuis quelques années, elle évolue au Défap, ce qui l'a conduite à voyager par monts et par vaux.

 

Anne-Laure, peux-tu te présenter plus précisément et expliquer ce que tu fais actuellement? Mais et tout d'abord, qu'est-ce que le Défap?

     Le Service Protestant de Mission-Défap est le service missionnaire des Eglises réformées et luthériennes en France. Il a été créé en 1971, à la suite de la CEVAA, une communauté d’Eglises d’Afrique, du Pacifique, et des Eglises réformées et luthériennes de France, d’Italie et de Suisse. Cette période correspond à un changement de modèle missionnaire : d’un modèle paternaliste, on est passé à un modèle communautaire. Le Défap est le département français de la CEVAA, il développe aussi des liens avec des Eglises qui ne sont pas membres de la CEVAA.

 

De nos jours, comment comprend-on la notion de mission?

             La mission au XXIème siècle cherche à développer un nouveau modèle. Depuis la création de la CEVAA, chaque Eglise est en mission là où elle se trouve enracinée. Il s’agit de s’adapter au contexte actuel pour répondre à notre vocation  d’annoncer  la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Nous vivons dans une société mondialisée, sécularisée et multiculturelle et sommes confrontés à de nouvelles problématiques.

    La mission aujourd'hui développe 3 axes :

            -Evangéliser là où nous vivons,

            -rendre visible l’universalité de l’Eglise,

            -vivre l’interculturalité dans l’Eglise.

 

Existe-t-il encore des missionnaires qui s'engagent à vie à partir ailleurs?

     Il n’y a plus comme autrefois de missionnaires qui partent à l’étranger. Tout croyant en Jésus-Christ est missionnaire, il est appelé à témoigner en paroles et en actes dans son existence personnelle et avec les autres par son engagement communautaire de l’amour de Dieu pour chaque femme et chaque homme de ce monde.  

    Entre Eglises, l’objectif est plutôt de nous entraider pour que chaque Eglise puisse pleinement être missionnaire.

 

Le ministère que tu exerces actuellement t'amène à effectuer des voyages fréquents. Où vas-tu en général?

         Mon poste est d’abord de soutenir les Eglises réformées et luthériennes en France à maintenir vive cette dynamique missionnaire.

      Concrètement, il s’agit de les visiter pour les encourager dans leur réflexion biblique et théologique en leur proposant des animations, des formations, des outils pédagogiques, et de les accompagner dans des projets avec des Eglises soeurs dans le monde.

           Par ailleurs, je suis responsable des liens avec des Eglises protestantes au Nicaragua et particulièrement avec la faculté de théologie protestante de Managua, et aussi des liens avec l’Eglise réformée à Madagascar,  la FJKM.

 

J'ai eu la joie de t'accueillir dans un de nos bureaux d'aumônerie quand j'étais sur la plateforme de Roissy, il n'y a pas si longtemps encore. Tu m'as dit que cette fois-là, comme souvent lors de tes voyages outremer, tu as reçu comme une gifle le contraste entre l'intense pauvreté du pays dont tu venais, et l'insolente richesse de nos aéroports européens: magasins de luxe à foison, restaurants et stands d'alimentation à tous les tournants de coursives, etc… Que peux-tu en dire?

    Il est vrai que les écarts économiques Nord-Sud se creusent. Bien sûr, la crise économique touche l’Europe, et il y a aujourd’hui une réelle précarité pour bon nombre de nos concitoyens. Mais c’est sans commune mesure avec ce que j’ai vu à Madagascar qui vit un véritable drame humanitaire, même si des signes d’améliorations sont notables depuis les dernières élections.

     La mission consiste à ouvrir nos yeux, à élargir notre regard sur d’autres réalités que les nôtres.

      C’est précisément dans ce contexte que les liens avec les Eglises sœurs dans le monde rendent visible cette unité en Christ, par l’intercession, la solidarité vécue dans une dynamique de réciprocité où chacun est reconnu comme un frère, une sœur.

      Dans cette perspective, nous cherchons à développer des rencontres sous de multiples formes : jumelages, camps de jeunes, envoyés pour des périodes d’un ou deux ans pour du soutien dans des domaines demandés par les Eglises elles-mêmes (enseignement, santé, agriculture, etc.)

 

Ta mission consiste-t-elle essentiellement à enquêter sur la situation des populations auxquelles tu rends visite, ou cherches-tu  à participer à la création d'une plus grande solidarité entre les peuples, les églises et les pays avec pour but une plus grande justice et davantage d'équité?

      Il s’agit de témoigner des valeurs du royaume de Dieu. Elles commencent par la paix, c’est à dire la réconciliation avec Dieu, avec soi-même et avec les autres, entre les peuples. 

        Il n’y a pas de paix sans justice. Dénoncer les injustices, lutter contre tout ce qui avilit l’être humain et témoigner d’une vie libre, apaisée et réconciliée est notre travail missionnaire. A chaque situation, il est nécessaire d’en trouver les formes concrètes.        

           Evidemment, nos actions sont modestes, l’essentiel est qu’elles soient signe d’espérance et de vie renouvelée.

 

                                                                             propos recueillis par Anniel Hatton

 

Pour en savoir plus:

http://www.defap.fr/

 

                                    

 

 

La mission revisitée au XXIème siècle
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Published by Aumônerie protestante aux aéroports
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 09:33
Il n'y a pas d'avion pour aller vers Dieu…

Rémi a cinq ans.

Il revient d'un voyage aux Canaries avec sa grande sœur et ses parents.

Dans ses mains, il tient précieusement un livre de coloriages offert par l'aéroport à ses passagers les plus jeunes.

Il regarde l'image d'un aéronef de bonne taille sur la couverture, et, d'un air pensif, il déclare:

"On peut aller aux Canaries avec un gros avion, mais c'est dommage… parce qu'il n'y a pas d'avion pour aller voir Dieu!"

Des dizaines de panneaux d'affichage de toutes tailles et de toutes formes, avec des centaines de destinations…

et des passagers qui, en cherchant du regard la porte où ils doivent se rendre, se retrouvent soudain confrontés avec leurs angoisses les plus profondes, des peurs diffuses sur lesquelles ils n'arrivent pas toujours à mettre des mots, des questionnements existentiels qui remontent à la surface.

Avant de passer par le portique de sécurité, certains se mettent en quête d'un lieu de prière qui les sécurise, et, accessoirement, d'un aumônier à qui parler pour se rassurer: "Une petite prière avant de partir, s'il vous plaît…" C'est vrai que ça fait un peu magique, mais va-t-on refuser de prier avec une personne en plein désarroi sous prétexte que sa théologie est approximative?

Le pasteur Pierre de Mareuil est un de ces aumôniers qui arpentent le terrain au quotidien, accueillent, écoutent, renseignent et guident au rythme des besoins de chacun. Il couvre des dizaines de kilomètres chaque jour, rencontre des voyageurs et des salariés de tous horizons, anime des moments de prière et des cultes sur la plateforme de Roissy-CDG...

Pour en savoir plus:

Evangile et Liberté n°278, Avril 2014

Paroles Protestantes n°387, Juin-Juillet-Août 2014

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Published by Aumônerie protestante aux aéroports
12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 08:20

 

 

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  Au milieu de hangars plus ou moins bien entretenus, d’espaces de stationnements bondés, de camions de livraison de toutes tailles, apparaît un clocher en bois… Approchons-nous un peu… et voici que se dévoile à nos yeux une petite chapelle digne de « la petite Maison dans la Prairie ».

Bienvenue en « zone Juliette » de l’aéroport d’Orly !

Sur la plupart des bases américaines installées en Europe pendant la deuxième guerre mondiale, de petites chapelles du même style ont été construites, lieux de culte interreligieux que des aumôniers militaires de différentes confessions se partageaient équitablement. Un pasteur américain qui a servi sur différentes bases militaires se souvient : « Les armées américaines étaient soucieuses de permettre à leurs soldats de pratiquer leur foi comme ils l’entendaient. Elles avaient donc édifié des lieux de ce genre avec très peu de signes religieux, de manière à ce que chacun s’y retrouve. En général, les israélites s’y rassemblaient le vendredi soir pour l’office du Shabbat, tandis que protestants et catholiques se partageaient le samedi et le dimanche pour célébrer cultes et messes. »

Dans la « chapelle américaine » d’Orly avait été aménagé un petit appartement qui fut naguère occupé successivement par un couple de pasteurs et un ou deux prêtres officiant sur la plateforme en tant qu’aumôniers.

Actuellement, cette chapelle, dont l’entretien a laissé à désirer au cours des années, n’est plus utilisée à des fins religieuses. Des projets de réhabilitation sont en cours…

 

                                                                                                            Anniel Hatton

 

 

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pour aller plus loin, un article intéressant quoiqu'un peu ancien : 

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2001.lebrun_p&part=48378

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Published by Aumônerie protestante aux aéroports - dans Actualité aéronautique et aéroportuaire
11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 05:55

Seigneur,

nous voici devant toi,

le cœur rempli de reconnaissance,

heureux d’être en ta présence,

en ce jour où l’on célèbre Pâques

dans tous les pays du globe bleu.

 

Christ est ressuscité !

 

Dans un monde où foisonnent les mauvaises nouvelles,

c’est une bonne nouvelle que nous voulons proclamer :

Christ est ressuscité !

 

Nous sommes des étrangers sur la terre,

perpétuels voyageurs en quête d’autre chose,

souvent insatisfaits de la vie que nous menons.

 

Donne-nous, Seigneur, se savoir nous satisfaire

de ce que tu nous donnes de vivre,

et de nous réjouir, jour après jour,

de l’amour dont tu as fait preuve envers nous

par la mort sur la croix

de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

 

Nous te remettons ce moment d’adoration,

te demandant de nous parler

par chacune des étapes de ce culte,

afin que nous puissions continuer notre route,

encouragés et revigorés par la force

que ton Esprit nous insuffle au quotidien.

 

Béni sois-tu Seigneur !

 

Anniel Hatton

 

 

 

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Published by Aumônerie protestante aux aéroports - dans Spiritualité
10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 20:25

 

 

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Entendu à Roissy:


En passant devant le centre spirituel du T2F, une passagère s'exclame: "Je n'aime pas ces salles de prière... Elles me terrifient!" Puis elle ajoute: "Les gens qui ont la foi me font peur..."


Un accueillant d'Euro-Disney, avec lequel je taille une bavette pendant qu'il attend ses "clients", finit par me dire au moment où je prends congé: "Parler de foi de nos jours, c'est dangereux. Moi, je m'abstiens!"


Une femme médecin en transit s'apprête à se rendre dans un pays du Tiers-Monde où elle va pouvoir travailler à la rééducation d'handicapés moteurs très atteints. Après un moment de prière en commun, elle déclare: "La foi est essentielle pour vivre. C'est ce qui me donne la force de faire ce que je fais au quotidien."


Quant à une jeune femme qui occupe un poste d'agent d'escale dans une grande compagnie aérienne, elle avoue que, sans la foi, elle aurait bien du mal à exercer son métier correctement: "La foi, c'est ce qui m'aide à garder ma maîtrise de moi vis-à-vis des passagers les plus désagréables ", dit-elle avec la plus grande conviction. "Quand je sens que je risque de craquer, je lance une petite prière vers le haut, et je me sens mieux..."

   

                                                                                         Anniel Hatton

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Published by Aumônerie protestante aux aéroports - dans La vie des aumôneries
20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 06:40

 

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Pour beaucoup, la fête de Pâques est synonyme d’œufs en chocolat et de gigot d’agneau pour accompagner le repas familial. Les origines de Pâques sont cependant à décrypter entre nos traditions culturelles et notre héritage judéo-chrétien. Comment les interpréter et les vivre ici et ailleurs ?

L’événement de Pâques est au cœur de la foi chrétienne par la célébration de la résurrection du Christ qui atteste la victoire de la vie sur la mort et le péché. Pâques est l’accomplissement des Écritures par l’enseignement de Jésus, il inaugure pour l’humanité une vie nouvelle et éternelle. La Pâque juive est déjà une brèche, un passage de l’esclavage à la liberté pour un peuple, en route vers la promesse de Dieu. La résurrection du Christ proclamée au matin de Pâques brise la résignation humaine, pour faire jaillir la puissance de la vie, la puissance de l’amour de Dieu pour l’humanité.

Aujourd’hui, la vocation des chrétiens, au-delà de traditions sympathiques, s’inscrit dans cette transmission et ce partage essentiel du message. C’est-à-dire la capacité à proclamer à ceux qui cherchent un sens et une espérance à leur vie, qu’il y a, à la suite du Christ, des repères pour vivre, des chemins pour aimer et être aimé. Faire entendre, sans imposer, la parole qui ouvre un long chemin de confiance et de liberté, débuté depuis les patriarches. Inviter chacun à placer sa vie devant Dieu pour se laisser transformer par lui. Dénoncer quand la vie du monde est menacée, quand la dignité humaine est bafouée.

La résurrection est une réalité constitutive de la foi, qui trouve sa source dans l’événement de Pâques et donne sens à la vie toute entière.

La résurrection ne concerne pas seulement l’au-delà de notre mort, mais bien le présent de l’aujourd’hui de la vie chrétienne.

Croire en la résurrection, c’est faire en sorte que le pardon et l’amour puissent être toujours victorieux et recréateur.

Croire n’est pas une invitation à la passivité, ni une fuite hors des réalités de ce monde mais bien une mobilisation, une marche nouvelle, nourrie et fortifiée par la proclamation des disciples :


Il est ressuscité !

 

Daniel Cassou, pasteur de l'Eglise Protestante Unie de France

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Published by Aumônerie protestante aux aéroports - dans Spiritualité
19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 10:06

 

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Entourés d'une discrète présence

Nous prodiguant la vie chaque matin,

Nous pouvons en paix et en confiance

Envisager sereinement demain.

 

Enveloppés de forces bienveillantes,

Nous sommes sûrs d'un avenir béni.

Tu veilles, compagnon de nos attentes,

Toi, visiteur caché de notre vie.

 

Fais-nous entendre ta voix qui redresse

Quand nous ployons sous le poids du malheur,

Et ouvre l'horizon de ta tendresse

Si crainte et peur font dériver nos cœurs.

 

Ta parole fasse lever l'aurore

De notre humanité transfigurée,

En toutes nos opacités éclore

Un souffle neuf chantant la joie d'aimer.

 

Sous nos pas fleuriront pour notre terre

Justice et paix, amour et vérité,

Et de nos mains des perles de lumière.

 

Dietrich Bonhoeffer, pasteur théologien,

mort en déportation le 9 avril 1945

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Published by Aumônerie protestante aux aéroports - dans Spiritualité
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 20:12

 

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Sais-tu, Seigneur,

La nausée de nos jours loin de toi?

Sais-tu le ciel vide

Au-dessus de nos têtes?

Sais-tu les cailloux

D'une route qui n'en finit pas?

Sais-tu le cri muet

Qui s'étrangle dans nos gorges?

Sais-tu le désespoir de vivre,

Quand l'amour n'est plus aimé?

 

Et toi, dit Dieu,

Sais-tu les trésors de consolation

Dont vous ne voulez pas?

Sais-tu mes vains appels

Dans la brise du soir?

Sais-tu ma main tendue

Que vous ne saisissez pas?

Sais-tu la déchirure du ciel

Ce Vendredi-là?

Sais-tu la brûlure de mon cœur

Quand je frappe à votre porte?

Dis, le sais-tu?

 

                                    Lytta Basset

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Published by Aumônerie protestante aux aéroports - dans Spiritualité
16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 06:05

 

images-1  Le Fils de l'Homme va être livré entre les mains des hommes...

 

Tu as remis l'homme entre les mains des hommes-

et vois ce que nous en avons fait.

Tu as abandonné ton Fils entre nos mains, créées par toi,

conçues pour façonner une oeuvre, toucher et caresser, pour saluer et offrir.

Et les voici qui se ferment et se referment sur leur proie.

Elles manipulent, arrachent, giflent, cognent, flagellent, clouent.

Ces mains passent de l'un à l'autre le prisonnier,

ivres de leur soudain pouvoir, mains sadiques

ou plus simplement indifférentes du soldat payé pour,

mains intellectuelles des juges et des scribes,

mains endurcies des flagelleurs et des bourreaux

jusqu'à l'heure où viendra ta main, ô Père,

ta main souveraine fouillant l'ombre, déterrant la fosse

et tirant ton Unique pour le dresser dans la lumière.

 

                                                Michel Bouttier,

Quêtes et requêtes, éditions du Cerf, collection Foi Vivante n° 256, Paris, 1990, p.46

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Published by Aumônerie protestante aux aéroports - dans Spiritualité
15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 20:47

 

La foule exultante portant des rameaux en signe de joie s'est dispersée.

Après les acclamations délirantes et l'enthousiasme débordant viennent le contrecoup et les larmes.

Jérusalem ne reconnaît pas le Messie qui vient à elle. 

 La ville de David n'est pas prête à recevoir, et à accueillir en musique[1], celui qui cherche simplement à lui apporter la joie du salut, et la paix du coeur.  

 C'est que seule l'intéresse une paix politique concrète, immédiatement réalisable.

Jésus, lui, propose au contraire une paix intérieure, une paix spirituelle, une paix qui rassemblerait son peuple autour de lui [2].

Aujourd'hui encore, comme il a pleuré sur Jérusalem, Jésus pleure sur nos villes et nos bourgs, lieux de contradictions et de rivalités de toutes sortes, où poussent, comme des champignons, d'immenses tours de Babel surpeuplées.

Jésus pleure sur ceux qui le rejettent avec arrogance, sans même tenter de comprendre ce qu'il leur propose.

Jésus pleure sur les humiliés et les souffrants de tous bords qui n'ont même pas idée qu'en lui, ils pourraient trouver, sinon la solution à leurs problèmes, en tous cas un réconfort spirituel indéniable, et la force concrète de continuer à avancer sur le chemin de la vie.

Jésus pleure-t-il sur nous?


                                                          Anniel Hatton, d'après Luc 19: 41-44

 

 



[1] Cf. Luc 7: 32

[2] Cf. Luc 13: 34-35

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