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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 07:01

 

Ils sont enfin arrivés,

les réfugiés tant attendus.

Les yeux pleins de l'horreur vécue,

Le cœur serré par la peur et l'angoisse,

Ils n'ont pas ou peu de bagages

Puisqu'ils ont tout perdu.

 

Ils frissonnent dans leurs vêtements trop légers

Pour l'hiver rude où nous sommes.

Une mince couverture de survie

suffit à peine à les réchauffer.

 

Le tremblement de terre

Dans lequel leur maison s'est engouffrée,

Leur a tout pris.

Et ils sont là,

surpris d'être encore en vie,

alors que tant d'autres

gisent là-bas sous les décombres.

 

Leurs oreilles résonnent encore

Du fracas des murs qui tombent,

Des toits qui s'écrasent

sur des familles hurlantes,

des rues qui se déchirent

comme une mince feuille de papier,

des cratères qui s'ouvrent sous leurs pas

en plein centre ville.

 

 

Leur regard semble me traverser

comme si je n'étais pas là, devant eux.

Que leur dire, Seigneur?

Je n'ai pas de réponse à leurs questions.

Je peux seulement les accompagner de mon amitié.

Dans le silence et la peine,

Je veux leur montrer par ma présence

Qu'ils ne sont pas abandonnés

 

Que ces naufragés de l'existence

puissent ressentir que,

par nous tous présents ici à leurs côtés,

Tu veux leur donner,

Au milieu des éboulements

et des ruines de leur vie,

un signe de ta compassion et de ton amour.

 

                                                            Anniel Hatton

 

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:00

 

Sh'ma Israël, écoute Israël, je suis le Seigneur ton Dieu.

Le coeur de la foi du Premier Testament est là !

Non pas regarde Israël, non pas lis Israël, encore moins touche Israël ou sens Israël, mais Ecoute Israël. Comme si l'ouïe était le sens premier de la rencontre avec Dieu...

Aujourd'hui, le règne de l'image est partout: l'ancêtre d'internet a depuis longtemps détrôné grigris ou icônes profanes dans les salons, et la toile (en anglais, web) devient l'objet de communication le plus utilisé pour son immédiateté, au détriment de la prise de recul... et du sens de l'écriture.

Alors, entendre : Ecoute Israël ! Cela fait du bien, parce qu'à force d'être dans le monde de l'image, on perd l'imaginaire, la capacité de voyager dans la tête, l'invention du rêve. On perd tout de qui nous permet de rester au contact de l'enfance, dans un besoin permanent de comprendre avec les yeux en posant trop souvent le cerveau.

Comme elle est juste, cette parole du Christ, laissez venir à moi les petits enfants, le Royaume des cieux appartient à ceux qui sont comme eux ; elle nous rappelle que celui qui est incapable de rêve, de naïveté ou de confiance n'est plus dans l'espérance...

Aujourd'hui, la tendance est de faire confiance, non plus dans la relation avec le Dieu de Jésus-Christ, mais dans la véracité du texte biblique, comme si la judiciarisation de la société  entraînait la judiciarisation de la foi... dans le texte sacré !

Or, qui se souvient que chaque Evangile n'est pas une histoire de Jésus, mais une histoire des paroles de Jésus?

Qui se souvient que chaque verset biblique est le lointain déroulement d'une tradition orale dont nous ignorons le propos original?

Dans la Bible tout est conte, tout est vrai pour celui qui, ayant des oreilles pour entendre, entend vraiment !

Alors, n'y cherchons plus une référence qui rassure, mais laissons-la nous conter une histoire qui conte dans la vie de chacun.

                                               

                                                               David MacKain, "Paroles Protestantes", décembre 2011, p.10

 


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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 12:10

 

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Comme souvent, je suis en avance ! Ma belle-sœur et ses enfants ne doivent atterrir que dans une heure, mais je suis là.

Les gens arrivent les uns après les autres, attendant eux aussi les voyageurs. L'avion se pose à l'heure prévue, et une certaine excitation se fait ressentir.

Quand les gens commencent à paraître et à pénétrer dans le hall, un saisissant contraste survient. Alors qu'ils ont les traits tirés et les mines éprouvées par le long voyage, voilà que leur sourire illumine en un éclair leur visage et que la fatigue fait place à la joie, à la tranquillité et à des expressions d'amour dès que leurs yeux rencontrent ceux du conjoint, du parent ou de l'ami qui les attend.

Je me suis dit alors qu'il serait formidable que nous puissions avoir les mêmes regards de générosité et de tendresse envers ceux qui croisent notre route au quotidien. L'amour vainqueur de l'indifférence, l'altruisme terrassant l'égoïsme. Un bonjour, un sourire, un mot aimable, un regard affable. Cela ne coûte rien et pourtant, n'a pas de prix!

Le monde est ce que faisons, qui que nous soyons.


Laurent Brun, dans "Croire et Vivre", novembre 2013, p.5

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Actualité aéronautique et aéroportuaire
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:26

 

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J'étais aumônier à Roissy-CDG depuis assez peu de temps encore quand j'ai fait la connaissance de Mark Van Boxtel. Il venait d'arriver sur la plateforme. Les mois passant, j'ai pu apprécier l'ouverture et la maturité d'esprit de ce jeune pilote souriant, et j'ai été frappée par la profondeur de sa foi.


Mark, tu es commandant de bord dans une compagnie aérienne connue et en pleine expansion. Comment en es-tu arrivé là? Est-ce une vocation que tu as réalisée?

 J'ai toujours voulu devenir pilote. C'était un rêve d'enfance.

Après le lycée, j'ai passé l'examen d'entrée à l'école de pilotage, et, à ma grande joie, j'ai réussi! Ma formation a duré environ deux ans, et s'est déroulée sans anicroche.

Mais c'est quand il m'a fallu chercher un travail que les problèmes ont commencé. Et c'est au bout de presque cinq ans d'une recherche interminable que j'ai pu obtenir ce travail dans une compagnie aérienne.

Pendant ce temps, je m'étais lancé dans la programmation informatique, et, durant mon temps libre, j'avais monté ma propre entreprise d'excursions aériennes dans de petits avions monomoteurs. J'étais sur le point de laisser tomber ma recherche de travail en tant que pilote quand une de mes candidatures a finalement abouti.

Ensuite, tout s'est passé très vite, et trois mois après, je me retrouvais dans un simulateur de vol me permettant de m'exercer à piloter un Boeing 737. 


 Quelles qualités faut-il avoir pour être un bon pilote?

Il faut énormément de qualités. Beaucoup de gens pensent tout de suite qu'il faut être bon en math ou en physique, avoir une bonne santé et de bonnes capacités motrices. Et c'est vrai que ce sont là des qualités importantes. Mais il me semble que ce qui est primordial, c'est l'autodiscipline. Quand on est pilote, il n'y a personne pour regarder par-dessus son épaule quand on est dans le ciel. Il faut avoir du professionnalisme pour se tenir à cette autodiscipline en tous temps, et ne pas relâcher sa vigilance.

Ce qui est aussi essentiel dans mon travail, c'est la communication et le leadership. On ne travaille pas seul. C'est un travail d'équipe.


 Aimes-tu ce que tu fais? Est-ce une passion pour toi?

Oh oui! Le pilotage, c'est ma passion. J'ai la chance de pouvoir être payé pour pratiquer mon hobby!

Mais en même temps, il n'y a pas que ça... Il me faut jongler avec des horaires complètement fous, supporter d'être absent de la maison à des dates importantes, et accepter de ne pas pouvoir prendre mes vacances en même temps que tout le monde.


 Tu as eu une formation scientifique poussée, je suppose. Et pourtant tu es chrétien. Beaucoup de gens dans notre monde actuel y verraient une contradiction dans les termes... Comment vis-tu cela?

En fait, non. Je n'ai pas été obligé de faire des études universitaires scientifiques avant de commencer l'école de pilotage. Mais j'étais très bon en math et en physique. Et il est évident que je possède une façon de penser logique.

Quand je regarde autour de moi, je vois tellement de choses qui étayent la preuve de la présence d'un Dieu créateur, aimant et compatissant à notre égard. Dans mon travail, je suis tous les jours témoin de la beauté de la création, notamment lorsque je passe au-dessus de chaînes de montagnes ou que je vois des orages à haute altitude.

Et en même temps, je ne peux que constater qu'il y a tant de questions auxquelles il n'y a pas de réponse et que je ne comprends pas. Et pourtant, cela ne m'empêche pas de croire en Dieu.

Pourquoi? Parce que la relation personnelle que j'ai avec lui me rend certain qu'un jour je comprendrai et que toutes mes questions trouveront une réponse.


 Est-ce que tu as vécu, au cours de ta carrière, des situations difficiles, de crise peut-être, où tu te sentais démuni devant un ou des imprévus que tu ne t'attendais pas à devoir gérer, et au cours desquelles tu as clairement ressenti la présence de Dieu qui t'aidait et te soutenait?

Je ne me suis pas encore retrouvé dans des situations d'extrême difficulté ou de dangerosité. Mais ma formation m'a appris à réagir en temps de crise avec une pensée logique et à me rabattre sur les procédures requises.


 Tu es jeune, marié avec trois jeunes enfants. Tes horaires sont assez irréguliers. Ce ne doit pas être facile tous les jours de concilier vie de famille, vie d'église et un travail aussi prenant que le tien. Comment arrives-tu à jongler avec ces divers éléments de ta vie qui sont tous essentiels?

Non, c'est vrai, ce n'est pas facile. Et c'est ce qui est le plus difficile à vivre pour moi. Comme mes horaires de travail sont très irréguliers, il m'est difficile d'avoir des activités régulières, ce qui veut dire que parfois je ne suis pas aussi efficace que je voudrais l'être. Il faut une certaine créativité pour donner une certaine régularité à une vie aux horaires irréguliers! Mon but c'est de donner la priorité à ma famille quand je suis disponible.


 J'ai lu quelque part un article écrit par un pilote chrétien qui disait que finalement, c'est Dieu qui est aux commandes de sa vie. Que penses-tu de cette affirmation? Te semble-t-elle exagérée?

Pas du tout. Je pense que l'une des leçons que j'ai apprises dans mon métier de pilote, c'est que nous sommes vraiment tout petits par rapport à ce Dieu immense.

Peut-être pensons-nous avoir le contrôle de notre vie, mais en l'espace d'une seconde tout peut basculer.  Alors, pour moi, c'est encore plus essentiel de savoir que le commandant de bord de ce vol que j'appelle "ma vie" est digne de confiance, qu'il prend soin de moi et qu'il m'emmènera à ma destination en toute sécurité.


                                                               Propos recueillis par Anniel Hatton

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 07:41

 

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Casque sur les oreilles, par tous les temps,

Un homme dispose au sol des balises.

On le voit de loin à cause de son gilet jaune fluorescent.

 

A grands renforts de gestes larges et énergiques,

Il guide les pilotes sur les pistes.

 

Puis il va décharger les bagages qui émergent un à un

des profondes soutes du massif appareil.

 

Seigneur, souvent, dans l'existence,

Il nous faut nous adapter et vaquer

à toutes sortes de tâches multiples et variées.

 

Les intempéries et la fatigue aidant,

Nous nous désespérons parfois

d'un manque de reconnaissance

de ce que nous faisons pourtant

avec une grande conscience professionnelle.

 

Aide-nous ô Dieu à ne pas nous attarder

sur nos propres déceptions mais de savoir

regarder aux autres qui évoluent autour de nous.

 

Fais, Seigneur, que de notre côté,

Nous sachions discerner chez les autres travailleurs

Les qualités et le professionnalisme dont ils font preuve.

 

Donne-nous de savoir les en remercier

Et de trouver les mots qui font plaisir

Afin que leurs journées puisse être tout illuminées.

 

                                                                        Anniel Hatton

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 05:25

 

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Au premier abord, l'aéroport est un lieu qui peut sembler familier.

Où qu'on aille dans le monde, on a l'impression d'être en terrain connu. A l'arrivée, c'est un peu comme si l'on n'était jamais parti... on retrouve les mêmes personnels au sourire plaqué sur un visage maquillé à la perfection, les mêmes grandes baies vitrées, les mêmes coursives, les mêmes aubettes, les mêmes boutiques de luxe ou de restauration, les mêmes valises tirées par des passagers habillés de la même manière et qui se ressemblent tous. Il faut passer par les mêmes formalités d'enregistrement, les mêmes contraintes de sûreté, les mêmes salles d'embarquement...

Et pourtant, l'aéroport est aussi un lieu qui déconcerte et déstabilise. De petits détails significatifs montrent vite qu'on avance en terre inconnue. Même si tout le monde parle l'anglais un peu partout, l'accent de l'interlocuteur peut parfois être déroutant et mener à des quiproquos dont on n'a pas vraiment envie de rire quand on en est la victime. Les façons de procéder de certains membres du personnel semblent parfois incompréhensibles pour les étrangers non avertis. Et les panneaux indiquant les différents lieux dont on peut avoir besoin restent muets quand on est incertain sur leur sens. La flèche qui s'y trouve signifie-t-elle qu'il faut monter l'escalator ou le contourner pour aller tout droit devant soi?

Malgré tous les efforts des responsables aéroportuaires pour essayer de faciliter les déplacements des nombreux passagers qui arpentent les plateformes du monde entier, certains voyageurs restent perplexes et voient leur temps de transit parfois gâché par un stress incontrôlable.

Pour remédier à ce genre de situations pour le moins inconfortables, prenant exemple sur l'initiative prise par les responsables de la plateforme de Lyon en 2007, l'aéroport d'Orly d'abord, puis celui de Roissy quelques mois plus tard, se sont lancés dans une grande campagne d'Airport Helpers.

Des sessions de sensiblisation et de formation théorique sur l'accueil et la communication sont proposées à des membres du personnel aéroportuaire volontaires, dont le désir est de faciliter au maximum les déplacements des passagers. Puis chaque "stagiaire" est invité à participer à un "parcours du passager" sur un terminal donné. Quoi de mieux pour se rendre compte de la situation que de se mettre dans la peau de son interlocuteur et de passer par les mêmes dédales de couloirs et les mêmes contraintes?

Les "Airport Helpers" se reconnaissent aisément. Arborant fièrement leur badge "Happy to help you", souriants et prévenants, ils prennent l'initiative d'aborder les passagers désorientés, les renseignant, les guidant dans la bonne direction, et parfois même les accompagnant jusqu'à l'endroit où ils doivent se rendre.

Alors, si vous devez prendre l'avion à Orly, et que vous ayez des incertitudes sur le trajet à effectuer d'un point à l'autre de la plateforme, n'hésitez pas à faire appel à l'un des 700 Airport Helpers que vous ne manquerez pas de rencontrer en arrivant !

                                                                                                                                                           Anniel Hatton

 

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 06:43

 

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A Orly, on aime les fêtes.

Et quand une jeune compagnie comme Air France célèbre ses 80 ans, alors on ne va surtout pas manquer l'occasion de fêter un tel évènement!

Ce jeudi 14 novembre, je suis au terminal ouest.

Une voix féminine fait une annonce aux hauts-parleurs, et soudain, apparaissent au niveau départs du hall 2 des hôtesses de l'air dont l'uniforme retrace l'évolution de l'habillement du personnel de cette compagnie, des années 1940 à nos jours.

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Autour d'une pièce montée entièrement constituée de macarons de différentes couleurs, une chorale souriante entraînée par une soliste dynamique se met en place.Outre différents membres de l'encadrement administratif du terminal, on peut y reconnaître les directeurs de l'aéroport et du terminal ouest.

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Une atmosphère bon enfant qui réjouit les passagers et accompagnants de l'assistance...

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                                                                                                                      Anniel Hatton

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 18:10

 

Loué sois-tu

Pour la parole humaine,

Celle qui hésite au bord du mystère,

Celle qui se presse à exprimer la joie,

Celle qui trébuche quand s'y mêlent les pleurs,

Celle qui murmure l'amour au matin,

Celle qui gronde d'espoir contenu,

Celle qui chante sans pouvoir s'arrêter,

Celle qui donne le goût de vivre,

Le courage de lutter,

Et l'espérance d'un jour nouveau.

 

Oui, il est bon de te louer,

De parler dans l'estime du langage d'homme

Et de poursuivre chaque jour

Notre tâche d'ouvrier de la parole.

 

Jean-Yves Quellec, dans "Dieu nous prend en chemin", Le Centurion, 1979

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 05:59

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Elle est toujours souriante, disponible et accueillante, Hanta, s'empressant auprès de ceux qui ont besoin d'elle et qui lui sont confiés. Elle fait partie de ces membres du personnel que l'on voit se déplacer continuellement sur toute la plateforme et qui se mettent au service de ceux qui ont besoin d'un accompagnement personnalisé.

Hanta, quand j'étais à Roissy, il y a quelques semaines encore, je vous voyais arpenter les coursives et les galeries de la plateforme en permanence, en poussant un fauteuil roulant, parfois vide, parfois avec un passager à mobilité réduite. Quelle est votre fonction exactement et en quoi consiste votre travail?

J'exerce le métier d'agent d'accompagnement, c'est-à-dire que j'assure l'assistance des PHMR (personnes à mobilité réduite-ndlr), lors de leur départ notamment. Cela va de l'enregistrement des bagages, au passage des poste filtrage en porte d'embarquement, et à la mise en place dans l'avion si besoin est.  Je fais aussi l'accueil de ces personnes à leur arrivée pour les aider jusqu'à la sortie. 

 Depuis combien de temps travaillez-vous à l'aéroport de Roissy?

 Je suis à l'aéroport de Roissy depuis 5 ans exactement.

 Quels sont vos horaires? Avez-vous ce qu'on appelle communément des horaires de bureau, ou bien êtes-vous en "horaires décalés", comme beaucoup de salariés de la plateforme?

Mes horaires actuels ne sont plus variables  depuis 2 ans. Je travaille de 9h à 17h45 quatre jours par semaine. J'ai négocié cet horaire afin de pouvoir assister au culte du dimanche et participer à des activités paroissiales. 

Vous avez toujours un sourire à adresser aux personnes que vous rencontrez... Comment faites-vous? Vous avez parfois des problèmes vous aussi et non des moindres. Et votre travail semble souvent lourd et contraignant. Ce ne doit pas toujours être facile...

Les distances à parcourir dans l'aéroport avec la chaise et le passager sont très grandes. Et c'est ce qui est le plus contraignant. Ces deux dernières années, j'ai commencé à ressentir la fatigue plus qu'auparavant. Cependant, j'essaie de garder mon sourire malgré cette fatigue physique parce ce que je sais pertinemment que certains passagers ont vraiment besoin d'assistance en chaise roulante, que ce soit occasionnelle (suite à un accident) ou permanente pour ceux qui sont atteints d'une maladie. Mais il faut reconnaître qu'il reste malgré tout une minorité de personnes qui n'ont pas vraiment besoin d'assistance, mais qui profitent de cette possibilité parce que cela leur permet de passer en priorité devant les autres passagers. Parfois ces personnes-là  sont celles qui sont les plus exigeantes et qui exigent le maximum de nous. 

 Hanta, vous êtes protestante. Nous avons eu l'occasion de prier ensemble à plusieurs reprises dans une des chapelles de l'aéroport. Est-ce que votre foi a un impact sur la façon dont vous accomplissez votre travail quotidien?

Oui, certainement. La foi est ce qui me donne la force tous les jours d'aller travailler et d'accomplir

correctement les missions qui me sont confiées ainsi que de prêter le maximum d'attention aux

passagers que je prends en charge.

 

                                                                                                              propos recueillis par Anniel Hatton

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 08:16

O Seigneur,

merci pour ta grâce

qui nous sauve

et nous aide à faire les bons choix

pour notre existence.

 

Merci de nous révéler

au jour le jour

ta volonté pour notre vie.

 

Merci de nous rappeler

que tu es toujours là,

à nos côtés,

même si, par moments,

nous n’en sommes pas conscients.

 

Merci de nous ramener à toi

lorsque nous nous éloignons de toi.

 

Merci de nous relever

si nous tombons.

 

Merci pour ton dynamisme

qui nous transforme

et nous donne la force

de devenir autour de nous

des  messagers de ton espérance,

de ta paix et de ton amour,

pour ta seule gloire.

 

                                                Anniel Hatton

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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