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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 07:25

 

Mon Dieu,

En lisant l'Ecriture, je découvre que tu es jaloux.

Jaloux de qui?

 

Es-tu jaloux de ces idoles qui deviennent les nouvelles valeurs?

 

Es-tu jaloux de cette quête du profit, de cette idolâtrie de l'argent facile?

Es-tu jaloux d'une société dans laquelle la renommée tient davantage

au passage à la TV qu'au travail pour le prochain?

Au fur et à mesure qu'il s'enfonce dans la crise, le monde me déroute.

Il me donne l'impression que les références sur lesquelles ma vie repose volent en éclat.


Et voilà qu'en te cherchant, en t'appelant,

La réponse que je reçois est cette découverte:

"Je suis un Dieu jaloux".

Pourtant, je découvre que ta jalousie peut aussi me concerner:

Si tu es jaloux de moi, c'est que je représente quelque chose à tes yeux.

 

Et voilà que tout s'éclaire devant moi:

Je redécouvre que tu m'aimes,

Que la solitude dans laquelle je croyais m'enfoncer n'est plus:

En découvrant que tu es jaloux de moi,

Là où je croyais que la foi, c'était avoir confiance en toi,

Je devine que c'est parce que tu crois en moi

Que je peux croire en toi.

Je me rends compte que si je peux avoir confiance en toi,

C'est parce que tu as d'abord confiance en moi

Avant même que je te découvre,

Tu as confiance en chacun d'entre nous.

Amen!


David MacKain, pasteur, aumônerie aux armées, dans "Paroles Protestantes", Novembre 2011, p.36

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 09:38

 

Seigneur,

 tu nous vois tels que nous sommes,

jeunes ou moins jeunes,

fortunés ou sans le sou,

robustes ou faibles,

malades ou bien portants.

 

Merci

parce que tu nous acceptes tels quels.

Merci

parce que tu vas au-delà de nos imperfections

et aussi de notre infidélité à ton égard.

Merci

parce que tu veux te servir de nous malgré tout,

et faire de nous des messagers d’espérance et de paix.

 

Nous t’offrons notre vie

afin que tu la modèles à ton gré.

Donne-nous, ô Dieu, de savoir nous reposer

entièrement sur toi au quotidien.

 

Accorde-nous l’ouverture d’esprit nécessaire,

et la simplicité de cœur

qui nous fera regarder l’autre avec ton regard.

 

Ne permets pas, Seigneur,

que nous le jaugions à l’aune de sa richesse

ou de ce qu’il n’a pas.

 

Mais aide-nous à l’apprécier tel qu’il est

avec ses qualités intérieures,

à l’écouter et le comprendre,

afin d’être capables d’avoir de vraies rencontres

de savoir parler la même langue, la langue du cœur.

 

Nous te prions , Seigneur,

pour tous ceux que nous aimons,

tous ceux que nous côtoyons au jour le jour,

et dont nous ne connaissons peut-être pas le nom,

pour nos compagnons de route, choisis ou pas,

et pour tous ceux que nous croisons si souvent sans les voir.

 

C’est dans le précieux nom de Jésus-Christ que nous te prions,

 

Amen

 

 

texte d'Anniel Hatton

 

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 07:53

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A mon retour de congé(...) mon regard a été attiré par deux petites fleurs qui avaient poussé sur la chaussée, entre pavés et macadam, profitant d'un faible interstice entre les deux, pour s'y épanouir(...) La nature a une puissance incroyable. Elle surgit de partout. Rien ne semble pouvoir lui résister(...)

L'accumulation des tâches et des problèmes divers et variés à affronter font parfois sombrer l'esprit dans des abîmes de perplexité(...) Le désabusement est perceptible chez beaucoup. C'est l'arme du diable. Il nous fait baisser les bras et quitter volontairement le champ sur lequel se cultive la vie(...)

La petite fleur(...) m'invite à dépasser l'horizon de mes constats pessimistes. Elle me persuade que sous l'écorce de toutes nos maladresses et de toutes nos impatiences, la vie pleine d'amour ne cherche qu'à percer nos armures.

Merci petite fleur! Je souhaite retenir ton message et me souvenir de ta force et de ta beauté en un lieu si insolite.

 

Bernard Rodenstein, extraits de l'éditorial de la revue "Espoir", Septembre 2013, p.3

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Citations
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 05:47

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Seigneur,

merci pour ta Parole

qui nous rappelle à quel point tu nous aimes.

 

Gloire à toi, ô Dieu,

pour la puissance que tu déploies dans le monde

de tant de manières différentes.

Quand nous voyons les beautés de ta création,

nous sommes émerveillés.

 

Béni sois-tu, Seigneur,

pour les capacités que tu donnes aux humains,

et qui leur permettent d'imaginer

et d'élaborer des appareils de plus en plus sophistiqués,

grâce auxquels nous pouvons voyager dans les airs

et au-delà des océans.

 

O Dieu,

Prends soin de ceux qui partent au bout de monde.

 

Donne force et lucidité aux pilotes des avions,

patience et sang-froid au personnel d'accompagnement,

et permets qu'ils arrivent tous sains et saufs

au terme de leur voyage.

 

Quant aux passagers, Seigneur,

aide-les à rester confiants et souriants,

et à garder leur calme en tous temps,

sachant reconnaître et apprécier

avec une juste reconnaissance

les efforts que l'on fait pour eux.

 

Merci,  ô Dieu,

pour ton écoute et ta bonté envers nous,

jour après jour, et moment après moment.

 

Dans le nom de Jésus,

 

                                                Amen

 

 

                                     texte d'Anniel Hatton

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 07:54

CBADET CIRIC 29 09 2013 Culte 5-450x298

 

L'espérance qui nous tient ensemble est un secours et une force pour chaque jour de la vie.

L'espérance est patiente. Elle traverse le temps et les épreuves du quotidien.

Mais l'espérance est aussi impatiente : Elle est toujours tendue vers un lendemain qu'elle attend et qu'elle salue à l'avance.

Elle n'est pas une coquetterie de l'âme car elle concerne premièrement les désespérés, non pas les optimistes.

Elle est le secours et la force de quiconque entend le message de Celui qui vient et qui bénit. Elle attend  la guérison des nations comme l'annonce le livre de l'apocalypse.

Cette espérance nous engage sur plusieurs plans, et j'en retiens quatre aujourd'hui :

- Par le renforcement du lien fédératif qui nous unit, avec nos parcours pourtant différents, nos accents si variés, il nous faut inlassablement et en toute confiance rassembler pour l'élargir la grande famille protestante de France dans sa belle diversité évangélique, baptiste, pentecôtiste, luthérienne et réformée, pour un meilleur témoignage commun dans nos Eglises et dans la société.

- Par la prière qui engage et les actions qui témoignent il nous faut protester de notre foi. Protester, c'est-à-dire  attester de cette espérance dans la cité en nous tenant au service de tous ceux qui nous sont confiés, en  luttant contre la pauvreté ou l'exclusion, et contester l'injustice, plaidant pour le  plus vulnérable, l’exclu, autrement dit le plus petit de nos frères que l’on voit humilié chaque jour. Telle est la vocation de nos services, de nos institutions et de nos œuvres.

- Par le dialogue et la rencontre, il nous faut encore inventer des occasions de reconnaissance et de réconciliation entre chrétiens de toutes confessions, entre croyants et incroyants, afin de porter avec d'autres un message de paix et de justice dans un monde trop souvent déchiré et violent.

- Dans l'horizon de ce demi-millénaire de la Réformation, il nous faudra enfin apprendre ensemble àreformuler toujours plus clairement ce qu'être chrétien signifie dans le langage d'aujourd'hui, afin que l'évangile de Jésus-Christ soit mieux entendu et reçu par nos contemporains.

Je veux vous encourager au nom de Jésus-Christ !

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Envoi prononcé par le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, au culte de Protestants en Fête du 29 septembre 2013 à Bercy

 

(texte et photos tirés de la Newsletter n°12 de Protestants en Fête)

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Le monde protestant
18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:49

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A l'aéroport, il y a des moments où c'est l'affluence. Toutes sortes de voyageurs se pressent dans les galeries et les coursives. Les uns tirent une ou plusieurs de ces valises modernes dont on ne peut deviner le poids, tant elles roulent bien. C'est seulement au moment fatidique de l'envoi en soute qu'on saura si elles ne sont pas trop lourdes... D'autres se sont harnachés d'un énorme sac à dos bosselé, dont dépasse un tapis de sol tout râpé, et parfois même un duvet élimé qui a vu des jours meilleurs. Et tous ou presque, portent à la main ou en bandoulière, un sac dans lequel se devine, entre autres, un ordinateur portable.

En arrivant au guichet d'enregistrement, sous les yeux scrutateurs d'un agent d'escale, ils vont déposer chacun à leur tour leurs bagages les plus pesants sur un tapis roulant qui les fera vite disparaître, comme par enchantement. Ils ne garderont avec eux que ce qui est plus léger, plus maniable et moins encombrant. Ainsi délestés de ce qui les alourdissait considérablement, ils vont pouvoir pénétrer dans l'avion, et être plus tranquilles pendant le voyage, jusqu'à l'arrivée où ils pourront récupérer leur bien.

Dans la vie, nous avons beaucoup de bagages à porter... des lourds et des moins lourds, certains qui nous encombrent et nous empêchent d'aller de l'avant, d'autres très légers, mais que nous avons parfois du mal à lâcher, tellement nous y tenons.

Il y a le poids des malheurs du passé ou des souffrances plus récentes, pas encore bien cicatrisées. Il y a les deuils mal gérés, l'absence d'êtres chers que l'on ressent profondément, et le manque au quotidien de leur affection à laquelle on prêtait à peine attention tant elle semblait naturelle. Il y a les ruptures digérées de travers, et les déchirures qui font encore mal. Il y a les échecs de la vie que l'on rumine amèrement, en se demandant à quel moment les choses ont commencé à déraper, et ce qu'on aurait pu ou dû faire pour éviter les conséquences désastreuses qui se sont ensuivies. Et puis, il y a tous ces poids d'objets que l'on accumule au cours de l'existence, et qui nous semblent indispensables: on en a tant besoin...

Je me souviens d'un vieil homme que j'avais rencontré quand j'étais aumônier dans un hôpital gériatrique. Un jour que je lui rendais visite dans la pièce minuscule qui lui avait été impartie, il me dit: "Vous voyez cette chambre?" Puis, balayant l'espace d'un geste large, il avait continué en ces mots: "J'ai ici une penderie pour mettre le peu de vêtements dont j'ai besoin dans ce lieu, et une petite table de nuit avec un tiroir pour les souvenirs de toute une vie... Quand on a son chez-soi, on croit qu'on a besoin de tant de choses qui nous semblent indispensables. Mais, quand on arrive ici, on se rend compte que finalement, tout ça, ce n'était que des poids inutiles, et qu'au bout du compte, on a besoin de si peu de choses pour vivre... Et puis, le reste, les souvenirs personnels les plus intimes et les plus importants, je les garde tout au fond de mon coeur, et personne ne peut me les prendre!"           

La Bible nous parle de poids et de fardeaux que les êtres humains que nous sommes portent plus ou moins volontairement. Il y a ceux dont on se plaint peut-être, mais dont, au fond, on n'a pas toujours envie d'être déchargés. Il y a ceux dont on se débarrasse pour un temps, pour en être libérés provisoirement, et qu'on reprend au bout d'un moment comme ces bagages que l'on dépose au bureau d'enregistrement avant de faire un long voyage. Et puis il y a ceux qui nous oppriment, et que nous aimerions voir disparaître définitivement.

"Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos..."[1], nous dit une voix chaleureuse et prenante rapportée par l'évangéliste Matthieu. C'est la voix de Jésus qui appelle. Sans contraindre qui que ce soit ni s'imposer, le Seigneur invite tous ceux qui sont las, usés, à bout de forces, à aller vers lui, lui qui n'est pas seulement celui qui donne du repos, mais qui est lui-même le repos.

Oui, le Seigneur veut nous débarrasser de nos fardeaux inutiles afin d'alléger notre existence souvent surchargée. Quant à ceux qu'il nous faut garder, il est prêt à nous en débarrasser provisoirement pour nous soulager, et nous permettre de souffler un peu. Il nous aide ensuite à les reprendre tout en nous accompagnant pour nous aider aussi à les porter. Ainsi ne sommes-nous jamais seuls, car il est là à nos côtés, cheminant avec nous sur la route de la vie.

"Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés", nous dit-il, "et je vous donnerai du repos..."

 

                                                                                                                                                                                    Anniel Hatton

 

                                                                                   



[1] Mtt. 11: 28-30

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 21:13

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Un kangourou blessé s’est réfugié dans une pharmacie de l’aéroport de Melbourne ce matin, entrainant la fermeture d’une partie du terminal le temps qu’il soit récupéré par une association de protection des animaux.

Blessé quelques instants auparavant par une voiture, en sang et visiblement désorienté, un kangourou mâle a cherché refuge le 16 octobre 2013 dans l’aéroportTullamarine. Les services de sécurité ont dû fermer une partie du terminal domestique, jusqu’à ce que l’animal soit rattrapé et coincé dans une pharmacie. Des volontaires de l’association Wildlife Victoria appelés à la rescousse sont arrivés deux heures plus tard et ont calmé l’animal, baptisé instantanément Cyrus, avant de l’emporter chez le vétérinaire.

Le programme de vol de Qantas Airways et des low cost Jetstar Airways et Tigerair n’a pas été perturbé (Virgin Australia n’avait pas de vol avant l’après-midi). L’incident a déclenché la vague attendue de blagues sur la sécurité de l’aéroport et sur la compagnie nationale, dont les avions sont affublés d’un beau kangourou stylisé. Melbourne, situé à côté d’un bush fréquenté par les marsupiaux, avait déjà « accueilli » l’un d’eux en janvier dernier, qui s’était égaré sur le parking à plusieurs étages de l’aéroport et avait provoqué une belle course poursuite.

Publié le 16 octobre 2013 à 10h00

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Actualité aéronautique et aéroportuaire
16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 21:35

 

O Seigneur !

Des palettes, encore des palettes, toujours des palettes…

J’en rêve même la nuit !

Du matin au soir, je charge et décharge des palettes de fret.

Et une fois que c’est fini, il faut recommencer,

faire et défaire :

C’est un peu monotone à force…

 

Juché sur mon engin élévateur,

je descends les palettes de l’avion,

et les monte une à une

pour les ranger dans l’aérogare,

tâche solitaire s’il en est…

 

Mais même si je ne suis qu’un simple maillon

dans une longue chaine de transport,

aide-moi, Seigneur,

à accomplir consciencieusement la tâche

qui est la mienne jour après jour,

et ainsi à être quelqu’un sur qui l’on puisse compter.

 

Merci pour tout, Seigneur.

 

                                                texte d'Anniel Hatton

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 06:24

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tiré de "Crises de foi, le retour", PBU, Genève, 1994, p.19

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Citations
14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:54

 

Seigneur, aujourd'hui, c'est lundi.


Il me faut recommencer une semaine,

Une nouvelle semaine de travail dur et aride

Dans ce lieu, cet aéroport, qui pour d'autres,

est synonyme de rencontres et d'espérance.

 

Hier, j'étais bien, en ta compagnie,

Partageant le pain et le vin avec d'autres chrétiens,

Frères et sœurs en la foi.

 

J'aurais tant voulu que ces moments ne cessent jamais,

Que notre fraternité joyeuse continue indéfiniment,

Que notre conversation avec toi ne s'interrompe pas.

 

Et maintenant, je me sens seul(e), livré(e) à moi-même

Dans cet endroit souvent si impersonnel.

 

Seigneur,

comme Marie dans le jardin au matin de la résurrection[1],

Je voudrais te toucher et te retenir.

J'aimerais t'empêcher de me quitter,

Pour vivre au quotidien dans le bonheur d'être à tes côtés.

 

Mais en ce jour où le découragement me guette

comme un guépard tapi derrière son écran végétal,

prêt à bondir sur sa proie,

en ce jour où je suis prêt à céder à la peur et à l'angoisse,

tu me rappelles, comme aux pèlerins d'Emmaüs[2],

que, quoi qu'il arrive, tu es là, et tu ne me laisses pas.

 

Tu m'accompagnes à présent sur la route que tu m'as tracée,

Même et surtout lorsqu'elle me semble difficile à vivre.

 

Merci, Seigneur! 

 

 texte d'Anniel Hatton

 

 

 

 

 

 



[1] Jean 20: 11-18

[2] Luc 24: 13-35

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