Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 21:35

 

O Seigneur !

Des palettes, encore des palettes, toujours des palettes…

J’en rêve même la nuit !

Du matin au soir, je charge et décharge des palettes de fret.

Et une fois que c’est fini, il faut recommencer,

faire et défaire :

C’est un peu monotone à force…

 

Juché sur mon engin élévateur,

je descends les palettes de l’avion,

et les monte une à une

pour les ranger dans l’aérogare,

tâche solitaire s’il en est…

 

Mais même si je ne suis qu’un simple maillon

dans une longue chaine de transport,

aide-moi, Seigneur,

à accomplir consciencieusement la tâche

qui est la mienne jour après jour,

et ainsi à être quelqu’un sur qui l’on puisse compter.

 

Merci pour tout, Seigneur.

 

                                                texte d'Anniel Hatton

 

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 06:24

image001

 

tiré de "Crises de foi, le retour", PBU, Genève, 1994, p.19

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Citations
14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:54

 

Seigneur, aujourd'hui, c'est lundi.


Il me faut recommencer une semaine,

Une nouvelle semaine de travail dur et aride

Dans ce lieu, cet aéroport, qui pour d'autres,

est synonyme de rencontres et d'espérance.

 

Hier, j'étais bien, en ta compagnie,

Partageant le pain et le vin avec d'autres chrétiens,

Frères et sœurs en la foi.

 

J'aurais tant voulu que ces moments ne cessent jamais,

Que notre fraternité joyeuse continue indéfiniment,

Que notre conversation avec toi ne s'interrompe pas.

 

Et maintenant, je me sens seul(e), livré(e) à moi-même

Dans cet endroit souvent si impersonnel.

 

Seigneur,

comme Marie dans le jardin au matin de la résurrection[1],

Je voudrais te toucher et te retenir.

J'aimerais t'empêcher de me quitter,

Pour vivre au quotidien dans le bonheur d'être à tes côtés.

 

Mais en ce jour où le découragement me guette

comme un guépard tapi derrière son écran végétal,

prêt à bondir sur sa proie,

en ce jour où je suis prêt à céder à la peur et à l'angoisse,

tu me rappelles, comme aux pèlerins d'Emmaüs[2],

que, quoi qu'il arrive, tu es là, et tu ne me laisses pas.

 

Tu m'accompagnes à présent sur la route que tu m'as tracée,

Même et surtout lorsqu'elle me semble difficile à vivre.

 

Merci, Seigneur! 

 

 texte d'Anniel Hatton

 

 

 

 

 

 



[1] Jean 20: 11-18

[2] Luc 24: 13-35

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 05:46

DSCN1949

 

« Même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du PILOTE. » Jacques 3:4

Le pilote... Le seul maître à bord !

Il est toujours étonnant de voir le pilote d'un avion se promener dans les allées de l'appareil. Certes, le second peut le remplacer et même le pilote automatique...Mais si les turbulences se font sentir, le commandant, le pilote principal, reprend les commandes.

Dans les turbulences de la Vie qui est notre pilote ? Est-ce l'automatisme, la science ou le hasard ?

Ou disons-nous avec le psalmiste : « Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi: Ta houlette et Ton bâton me rassurent. » (23:4)…

 Bien au-delà des cumulus et stratus, nous voguons sur une mer de cirrus d'un blanc cotonneux. A notre droite, la nuit est blanche, et à notre gauche, le soleil flamboyant se lève, triomphant, au-dessus de la terre enténébrée, cette terre qui ne peut voir le soleil. Qui est donc le pilote de cette splendeur ? L'homme qui a marché sur la lune ou le pilote de l'univers ?

C'est l'Éternel, Le Créateur des cieux. (Esaïe 45:18)

 Il m'est donné de parler des avions, par expérience, mais comme dans le verset d'introduction, il en est de même pour les bateaux. Seul le pilote est maître à bord !...

Y a-t-il un pilote dans l'avion ?

 Nous pourrions aller plus en avant dans cette réflexion, mais Matthieu 6:10 nous suffit : « Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »...

Appliquons-nous au travail qui nous a été confié et laissons la barre au Grand Timonier et il y aura un vrai Pilote en chef dans l'avion de notre vie qui nous mènera, avec le plus grand nombre, au terminal céleste !

 

                                                                       extraits d'un article "questions-réponses" de Lerdami, dans TopChrétien.com

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 09:50

DSCN1393.JPG

Seigneur,

à tous moments de la journée,

par les grandes baies de l'aéroport,

nous pouvons voir circuler des véhicules

sur lesquels sont écrits ces mots:

"Passerelle CDG, Servir le ciel"…

 

Servir le ciel,

quel mot d'ordre magnifique!

N'est-ce pas là la vocation du chrétien?

 

Marcher les pieds bien ancrés sur cette terre,

Tout en regardant à toi, Seigneur,

qui donnes la direction à suivre.

 

Servir le ciel,

te servir toi, Seigneur,

Oui, c'est à la fois notre but

et notre raison de vivre.

 

Pallie nos insuffisances,

Nos défauts et nos ratés,

et donne -nous le dynamisme nécessaire

Pour être de bons vecteurs de ton amour

pour le monde qui nous entoure.


Anniel Hatton

 

DSCN1406-copie-2.JPG

 


Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 06:36

DSCN3237-copie-1.JPG

 

Elle est grande et brune au teint mat. Son visage empreint de mélancolie est rarement éclairé d'un sourire. Victime, comme beaucoup d'américains en ce début de millénaire, de la crise économique et des mutations ultrarapides de la vie moderne, elle a perdu travail et logement. Que faire? Comment garder l'estime de soi et des autres? L'incompréhension des proches, les conseils maladroits de ceux qui ne sont pas au fait de la situation, les reproches répétés finissent vite par dégénérer et par pousser au découragement. Brouillée avec sa famille, avec ce qui lui reste d'économies elle prend un jour un billet pour Paris. Et la voilà qui, munie d'un simple sac de voyage, "s'installe" à Roissy, dormant dans des recoins peu fréquentés et changeant fréquemment de "lieu de vie" pour ne pas se faire trop remarquer.

Avec moi, elle ne prétend parler que l'anglais, tandis qu'avec d'autres, elle essaie son français un peu rudimentaire. Nos conversations ne vont jamais très loin. Il est clair qu'elle ne fait confiance à personne. Quand, un jour, je lui demande son nom: "Appelez-moi Cléopâtre", me répond-elle. Et c'est ainsi que je m'adresserai à elle pendant ses quelques années de séjour sur la plateforme de CDG.

Souvent, en arrivant le matin, je la trouve endormie, recroquevillée derrière la porte d'une des synagogues de l'aéroport. "Je suis d'origine juive", me dit-elle un jour, tout en refusant que je contacte un des rabbins pour elle. "Et ça me sécurise de dormir dans la maison de Dieu. Là, j'ai l'impression d'être protégée."

Comme elle reste discrète, qu'elle ne gêne personne, et qu'elle essaie tant bien que mal de rester propre, quelques âmes charitables habituées de la plateforme lui glissent au passage une petite pièce ou un morceau de pain. Elle survit ainsi tant bien que mal pendant plusieurs années. "Ce qui est le plus dur", me dit-elle un jour, "ce sont les tentatives d'agression d'autres SDF ou d'hommes de passage. Quand on est une femme en situation de précarité, ils se croient tout permis. Et il me faut être sur le qui-vive en permanence. C'est usant, à force..."

Les mois passant, le visage de Cléopâtre se creuse, ses cheveux se teintent de gris à tel point qu'elle n'enlève plus le bonnet de laine qui les dissimule. Elle a de plus en plus de mal à se tenir aux règles d'hygiène les plus élémentaires qu'elle s'était fixées. Sa démarche se ralentit, et la lassitude qu'elle a accumulée aux cours de ses mois d'errance se fait plus prégnante. Malgré tout, elle refuse toujours obstinément l'aide que lui offrent les services sociaux présents sur la plateforme.

Un jour de grosse déprime, elle m'avoue, presqu'à son corps défendant, qu'elle veut trouver un moyen de sortir de là au plus vite... Quelques temps plus tard, je la croise au détour d'une coursive. Elle est vêtue de frais, arbore une nouvelle coupe de cheveux et semble avoir retrouvé toute son énergie perdue. Avec son sac de voyage flambant neuf, elle ne diffère en rien des passagers de l'aéroport qui arpentent les lieux. Une brève salutation, et la voilà qui disparaît à tout jamais...

Comme "Cléopâtre", de nombreux naufragés de l'existence atterrissent ainsi régulièrement à Roissy et y "vivent" pendant un temps plus ou moins long. Certains trouvent un moyen de s'en sortir s'ils acceptent la perche qui leur est tendue par les services sociaux, d'autres y restent indéfiniment et déclinent à vue d'oeil, tandis que passent à côté d'eux, sans un regard, et sans s'arrêter, passagers moyens et voyageurs fortunés aux bras alourdis par des sacs de grands couturiers ou de parfumeurs réputés... contraste flagrant et témoignage vivant de la profonde fracture qui mine nos sociétés modernes...

                                                                                                                                                            Anniel Hatton

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:38

Fergusson se tenait toujours éloigné des corps savants, étant de l'église militante et non bavardante; il trouvait le temps mieux employé à chercher qu'à discuter, à découvrir qu'à discourir (...)

Il était un peu fataliste, mais d'un fatalisme très orthodoxe, comptant sur lui, et même sur la Providence; il se disait poussé plutôt qu'attiré dans ses voyages, et parcourait le monde, semblable à une locomotive, qui ne se dirige pas, mais que la route dirige.

"Je ne poursuis pas mon chemin, disait-il souvent, c'est mon chemin qui me poursuit."


Jules Verne, "Cinq semaines en ballon", livre de poche n°2028, p.7

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Citations
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 06:40

 

DSCN4972.JPG

 

Je vais prendre l'avion, Seigneur,

Et bien malgré moi, je suis inquiet.

 

J'ai beau me dire que tout ira bien,

C'est tout de même l'inconnu!

Nous allons nous élancer dans le vide et sans filet…

Et s'il arrivait quelque chose?

 

Apprends-moi la confiance, Seigneur.

Aide-moi à lâcher bride

Et de ne pas toujours vouloir tout maîtriser.

 

Donne-moi la paix intérieure

Qui me permettra de croire

Que l'équipage de ce navire volant

Fera tout ce qui est en son pouvoir

Pour nous faire tous arriver sans encombre

A la destination que nous avons choisie.

 

Insuffle en moi, Seigneur,

Une foi inébranlable en toi,

Qui me convainque moment après moment

Que, quoi qu'il arrive dans l'existence,

Tu seras toujours avec moi

Et tu me soutiendras au jour le jour.

 

Bénis ceux que j'aime et qui m'aiment,

Garde-les en mon absence

En leur donnant l'assurance qu'avec ton aide tout ira bien.

 

Merci Seigneur!

 

texte d'Anniel Hatton

 

 

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 07:07

35183_francois-clavairoly_440x260-copie-2.jpgL’Église est lieu de toutes rencontres et de tous émerveillements. Elle est le lieu de la joie comme celui de la tristesse. Elle est le lieu de l’accueil comme celui de l’engagement qui exige un choix. Elle est la rencontre elle-même, la joie et la tristesse entremêlées, l’engagement et la prière qui se saluent et s’encouragent. Mais avant toute chose, l’Église a cette grâce étonnante de pouvoir offrir le moment d’une halte et d’un ressourcement (...)

Mais l’Église est bien plus vaste et plus large que tout ce que je connais. Elle est au bout du monde, au Gabon, au Maroc, en Corée, en Israël, en Amérique et ailleurs ! Elle est bariolée, multiculturelle, et porte mille noms différents. Elle souffre, elle est pauvre, elle peine.
Elle est fidèle et infidèle, impardonnable et pardonnée, unique et divisée... J’y suis l’un de ses innombrables ministres du culte qui célèbrent, enseignent les petits et les grands, réfléchissent et agissent au nom du même maître, et j’en suis heureux.

 

Dans ce buissonnement oecuménique qu’est l’Église de Jésus-Christ, l’essentiel est dit lorsqu’un enfant s’émerveille devant le récit d’une parabole, lorsqu’un mourant que l’on visite remercie et vous fait rougir les yeux, lorsqu’un engagement est tenu dans la diaconie, lorsque la sainte cène est anticipation du royaume, lorsqu’une larme est séchée et une vraie joie retrouvée. Lorsque je suis avec l’autre semblable remis debout en moi-même, ressuscité, envoyé. 

François Clavairoly, pasteur, nouveau président de la FPF,  dans "Evangile et Liberté", n°271, août-septembre 2013

(photo La Croix)

 

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Le monde protestant
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 07:30

DSCN5023-copie-1.JPG

Eternel, tu m'examines et tu me connais.

Tu sais quand je marche et quand je me couche,

et toutes mes voies te sont familières.

Tu m’entoures par-derrière et par-devant,

et tu mets ta main sur moi.

 Où pourrais-je aller loin de ton Esprit,

où pourrais-je fuir loin de ta présence?

Si je monte au ciel, tu es là;

si je me couche au séjour des morts, te voilà.

Si je prends les ailes de l’aurore pour habiter à l’extrémité de la mer,

là aussi ta main me conduira, ta main droite m’empoignera.

Si je me dis: «Au moins les ténèbres me couvriront»,

la nuit devient lumière autour de moi!

Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi:

la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière.

C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le ventre de ma mère.

Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse.

Tes œuvres sont admirables, et je le reconnais bien.

 

                                                                        Extraits du Psaume 139

Repost 0
Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Citations