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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 06:26

"Salut la pasteuse! J'ai un beau macchabée pour toi... un passager qui est mort dans l'avion. La famille voudrait un prêtre, mais je n'arrive pas à joindre le curé. Tu peux venir t'occuper d'eux?"

C'est le médecin-chef du service d'urgence, une figure haute en couleur de l'aéroport, qui fait ainsi appel à moi à sa manière.

Je suis justement sur la plateforme. En quelques minutes, je suis au centre médical pour faire cet accompagnement peu aisé mais nécessaire.

Quelques mois plus tard, un matin, je suis dans le RER B en route vers CDG. Le REP (responsable opérationnel) du T2E m'appelle pour une situation similaire. Or je suis malheureusement encore trop loin de l'aéroport et ne pourrai pas arriver dans les temps. C'est alors l'aumôner catholique qui se rendra sur les lieux immédiatement et accompagnera la famille endeuillée.

Frustration de ne pas pouvoir être disponible tout de suite... Frustration de ne pas être là au moment où on a besoin de moi... mais soulagement à l'idée que quelqu'un d'autre était là... malgré tout...

 

                                                                                                Anniel Hatton

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 06:20

Absorbé dans son travail,

L'enfant relie un à un les points

Qui vont lui permettre

De découvrir l'image

Jusqu'ici invisible à ses yeux.

 

Petit à petit se dessinent

Une aile puis un fuselage

Qui laissent deviner un bel aéronef.

 

Seigneur,

Notre vie est souvent ainsi.

Nous allons de point en point,

Parfois joyeusement,

parfois péniblement.

 

Il nous arrive de progresser directement

D'un crayon sûr et décidé.

A d'autres moments,

notre trait est timide, hésitant et tremblé,

Avec des ratés, des retours en arrière,

Et de nouveaux départs.

 

O Dieu,

aide-nous à savoir découvrir

Au jour le jour,

Point après point,

L'image que tu as ébauchée pour nous

Et qui nous propose un projet de vie

Rempli d'espérance.

 

Anniel Hatton

                                                 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:18

Les Hébreux sont, par essence, le peuple qui voyage.

Jésus parcourait la Palestine; les apôtres ont évangélisé le monde romain.                           

Passer d'un pays à l'autre semble constitutif de la dynamique des récits bibliques.        

Mais est-ce si facile de partir, d'aller à la rencontre de l'étranger?                 

Les frontières sont multiples, aussi bien que géographiques que religieuses ou psychologiques.


Récits d'immigration, problématisation des frontières, ouvrir les frontières, rencontrer l'étranger, abolir les frontières culturelles... tels sont les points traités par Christine Prieto, pasteur et docteur en théologie, dans un article publié par le DEFAP, dans son mensuel de septembre 2013, n°233, pp.20-23


Un texte à lire !

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Citations
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:34

"Aéroports de Paris vous informent qu'un temps de prière sera célébré à 12h15 à la chapelle du Centre spirituel, niveau Arrivées, porte 1"

DSCN0141C'est jeudi, jour de prière au T2F.

Un jour fixe pour chaque terminal: le mardi au T2ABCD, et le mercredi au T1, étant bien entendu que nous assurons aussi des temps de prière sur demande, au gré de tel ou tel passager ou membre du personnel.

On ne sait jamais qui viendra à ces moments de prière. Parfois, personne ne se montre, et l'aumônier de service se retrouve seul(e) à prier.

Mais ce jour-là, deux passagères d'un certain âge se présentent au T2F.

Lourdement chargées de gros sacs à dos de voyage, elles entrent dans la chapelle en hésitant. Elles semblent un peu méfiantes, ou, en tous cas, assez réservées. Je découvre très vite qu'elles viennent d'Europe du Nord. Il me faut donc converser avec elles en anglais, langue commune à toutes les trois.

Comme d'habitude, après la lecture du Psaume du jour, je propose un temps de partage. Une de mes interlocutrices éclate alors en sanglots tandis que sa compagne me regarde d'un air gêné en retenant visiblement ses larmes. Elles viennent tout juste d'apprendre le décès accidentel à l'étranger d'une amie qui devait les rejoindre pour des vacances par monts et par vaux. Leur rêve de partir faire un beau voyage à l'aventure s'est écroulé. Elles n'ont plus envie de continuer leur périple et, leurs billets d'avion à la main, ne savent quelle décision prendre.

Un long temps d'écoute avec, en point d'orgue, un moment de prière personnalisé, ce n'est peut-être pas grand chose... Mais cela permet de déposer son fardeau pendant un moment afin de reprendre ensuite sa route avec un peu plus de forces pour affronter l'adversité...

Régularité, Accueil, Ecoute, trois mots clés de l'aumônerie aéroportuaire...

RegAE

 

                                                                                                                                                                                    Anniel Hatton 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 05:21

images.jpegDans l'avion, Seigneur,

l'hôtesse nous a expliqué par l'exemple

comment nous servir d'un masque à oxygène.

 

Bien entendu, j'espère ne jamais en avoir besoin,

Parce que ce serait signe de catastrophe

dont peut-être nous ne réchapperions pas.

 

Mais je ne peux m'empêcher de penser, Seigneur,

Que tu es notre masque à oxygène dans l'existence,

Quand tout semble aller mal,

et que nous ne savons plus vers qui nous tourner.

 

La prière, ce dialogue avec toi,

est à la fois expiration et inspiration.

Nous expirons notre souffrance vers toi.

Tu la prends et tu l'allèges.

 

Puis nous inspirons la force que tu nous donnes

Par ton Saint Esprit, et qui, tel un souffle de vie,

 vient nous vivifier et nous régénérer.

 

Merci, Seigneur, de venir ainsi nous soutenir

Et nous restaurer au jour le jour, tout au long de notre vie.

 

Anniel Hatton

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 06:50

Rev Peter Holloway-copie-6C'était l'heure de rentrer à la maison. Je m'apprêtais à fermer la porte de mon bureau où je venais de revenir après avoir fait la tournée des ateliers de moteurs d'avion quand le téléphone sonna. C'était le chef du personnel d'une de nos compagnies aériennes. "Pourriez-vous venir immédiatement dans mon bureau?"

J'obtempérai. A mon arrivée, il me donna un bout de papier sur lequel était écrite l'adresse de Jerry. Et, en me le tendant, il m'expliqua que Jerry était un de leurs techniciens d'entretien d'aéronefs qui, en rentrant à la maison, avait découvert que sa femme, une institutrice, sous le coup d'une forte dépression, avait tué leurs deux enfants. Est-ce que j'étais disponible pour aller le voir immédiatement?

Bien sûr que je le l'étais. Mais je me sentais bien mal armé pour faire face à cette situation. Que pouvais-je dire? Aucun manuel ni aucun professeur de Faculté de Théologie n'avait jamais abordé une telle situation. Mais il fallait y aller.

Je me mis au volant de ma voiture pour aller chez lui. Et, plus j'approchais du but, plus je m'angoissais. Or, juste au moment où je m'arrêtais devant sa maison, me revint en mémoire un incident datant de l'époque où j'étais pasteur de paroisse. Nous avions mis sur pied, en utilisant les services d'un professionnel, un démarchage paroissial impliquant tous les membres de la communauté. Le but était d'envoyer des laïques rendre visite à chaque paroissien pour solliciter un soutien pour la paroisse. Beaucoup de ces laïques avaient montré leur appréhension à cette idée. Celui qui dirigeait les opérations leur avait alors suggéré qu'à leur arrivée devant une maison, ils frappent trois fois, en accompagnant chaque coup porté à la porte par ces mots: "Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit."

Je sus alors ce qu'il me fallait faire. Et je fis ce que le professionnel du démarchage avait suggéré. Jerry m'invita à entrer. Et après lui avoir présenté des condoléances que je savais bien peu appropriées, je me vis demander ce que, même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais jamais pensé mentionner. "Avez-vous des photographies des enfants?" Il en sortit, et nous passâmes un temps infini à les regarder tandis qu'il revivait une quantité de souvenirs de temps plus heureux.

Cela semble bien peu de choses, et pourtant, il me dit plus tard combien il avait apprécié cette opportunité, et combien cela l'avait touché. Tous les autres avaient évité de mentionner quoi que ce soit concernant la famille, et c'était cependant la seule chose dont il avait besoin. J'avais été horrifié de ce que j'avais dit, mais maintenant je sais que c'est Dieu qui m'avait poussé dans cette direction. Et, comme d'habitude, il avait raison.

Mettez toujours votre confiance en Dieu.

 

Peter Holloway, extrait de "My Parish was an Airport",                                                                                                                intervention publiée sur le site de la IACAC: http://www.iacac.info

 

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 10:04

Rev Peter Holloway-copie-6Au début de mon ministère, j'ai passé la plus grande partie de mon temps dans des communes rurales dans lesquelles le pasteur vivait dans une relation de proximité étroite avec les gens sur leur lieu de travail. Mais après vingt ans passés dans une paroisse de ce genre, je fus nommé dans une zone urbaine qui correspond à ce qu'on appelle une "cité dortoir". Cela veut dire que les gens ne travaillent pas sur leur lieu de vie qui n'est finalement qu'un endroit où dormir. Il est donc extrêmement difficile d'entreprendre quelque visite pastorale que ce soit.

A peu près à la même époque, mon archevêque me suggéra de suivre une formation d'aumônier de l'Industrie dans le but de me faire accréditer en tant qu'aumônier oecuménique autorisé à se rendre chaque semaine, et selon des horaires bien précis, dans les usines et autres lieux de travail, avec l'aval et le soutien des mouvements syndicaux, des directions, et de dix églises chrétiennes de dénominations différentes.

Je découvris très vite, pendant cette période de formation, que, pendant des années, lorsque j'étais pasteur en zone rurale, j'avais sans le savoir exercé un ministère d'aumônier de l'Industrie. Bien des fois, j'étais allé faire mes visites dans des hangars où l'on tondait les moutons, ou dans des étables. Une fois même, j'avais fait une préparation de confirmation dans une cabine de tracteur. Ce que l'aumônerie de l'industrie redécouvrait, c'était tout simplement la philosophie même de l'ancien système paroissial de l'Angleterre rurale et de tant d'autres pays.

Aux 13è et 14è siècles, l'église paroissiale avait pris une grande importance dans la vie religieuse et sociale de la société... Elle était à la fois  la galerie de tableaux, la salle de concert, le musée et le théâtre de la société médiévale. Mais par-dessus tout, elle était la Maison de Dieu où les gens se rendaient régulièrement dans un esprit de louange et de prière. Le mystère et la solennité de ses cultes leur insufflait le sens profond d'un autre monde, un monde meilleur que celui dans lequel ils peinaient et souffraient...

En règle générale, le pasteur était issu de la communauté même; et tout en étant ainsi plus à même d'entrer dans la vie des gens, il pouvait la plupart du temps, quoique pas toujours, se comporter en guide, en conseiller et en leader de son troupeau.

Les gens vivaient et mouraient dans le même village avec l'église paroissiale au centre de leur vie communautaire. Mais l'arrivée de la révolution industrielle a tout changé!

A une époque où tout bouge et change rapidement, qui est le corollaire de cette révolution, les gens ne restent plus à vie dans la même commune. Ils déménagent au gré de leur travail ou de leurs désirs. Et comme je l'ai découvert en 1963, même la commune où ils dorment ne constitue pas obligatoirement leur centre d'intérêt principal, ou même le lieu où ils vont au culte, s'ils vont quelque part.

Peu de temps après avoir reçu cette formation pour devenir aumônier de l'Industrie, je fus muté dans une commune qui entourait ce qui était alors le principal aéroport de Melbourne, et où nombre de mes paroissiens étaient employés. J'eus ainsi l'occasion de mettre en pratique les capacités que je venais d'acquérir, et je fus nommé officiellement aumônier de l'aéroport (le premier du genre en Australie, et, je devais le découvrir plus tard, le premier dans l'hémisphère sud). Je consacrai alors un jour par semaine à ce travail.

... Mon ministère se développa de façon si spectaculaire que je dus être dégagé de toutes mes autres tâches pour pouvoir consacrer un plein temps à ma nouvelle paroisse. Et j'emploie le terme "paroisse" à dessein. Peu après ma nouvelle nomination, alors que je participais au synode diocésain de notre Eglise, un laïque et ancien paroissien m'interpella: "Mais qu'est-ce que vous faites ici? Vous n'avez pas quitté l'Eglise?"

Quelques temps plus tard, je fus ravi de rencontrer notre archevêque au moment où il s'apprêtait à prendre l'avion et d'être accueilli par ces mots: "Je suis si heureux d'avoir l'occasion de vous rendre visite dans votre paroisse!"

 

Peter Holloway, extrait de "My Parish was an Airport",                                    

intervention publiée sur le site de la IACAC: http://www.iacac.info

 

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 06:54

DSCN2661.JPGIl faisait bien froid en cet hiver 2009. C'était à l'époque de Noël, et la neige s'était faite très présente pendant ces derniers jours de décembre.

Après les fêtes, nous étions en famille à l'aéroport de Roissy pour accompagner deux de nos enfants qui poursuivaient leurs études à l'étranger.

Alors que nous nous disions un dernier au-revoir, mon téléphone se mit à sonner. C'était un jeune kabyle chrétien qui, ayant demandé l'asile politique en France, était retenu en Zone d'Attente pour examen de son dossier par les autorités compétentes. Il demandait la visite d'un aumônier protestant.

 

Son regard angoissé en disait long sur les questions qu'il se posait à propos de son avenir. Mince et habillé de couleurs vives, Abdel semblait à peine plus âgé que nos enfants. Tout en racontant son expérience de vie avec force détails, il frissonnait dans ses vêtements trop légers pour la saison.

 

Un jour qu'il écoutait la radio, il était tombé sur une émission chrétienne, et le message qu'il avait entendu à cette occasion l'avait poussé à se convertir. Menacé de mort par ses voisins, il avait fui, encouragé en ce sens par sa famille qui ne voulait pas se retrouver ostracisée dans le village.

 

La vie d'un demandeur d'asile est souvent un long parcours du combattant. Il n'en fut pas autrement pour Abdel. Démarches administratives interminables, difficultés pour trouver de quoi se nourrir convenablement, hébergement précaire de foyer en foyer au gré des affectations prodiguées par le 115 (n°d'appel d'urgence pour les sans-abri), il finira tout de même par voir son dossier pris en compte. Pendant toute cette période, il passera de temps à autre à l'aéroport, ou me téléphonera régulièrement pour faire le point et solliciter des conseils.

 

Un jour, il vient me voir. Il est catastrophé. Sa demande d'asile politique a été rejetée. En consultant son dossier, je m'aperçois qu'une des raisons données pour le débouter, c'est qu'il ne connaît rien des rites catholiques de base, adoration du Saint Sacrement, signe de croix, génuflexions, etc… La réalité de sa conversion, et par suite des persécutions qu'il a encourues, est donc sérieusement remise en cause. Au fur et à mesure que j'avance dans ma lecture, il me semble clair qu'il s'agit là d'un malentendu dont Abdel a fait les frais, et que les enquêteurs ont fait preuve, dans ce cas, d'une certaine méconnaissance du culte protestant dans toutes ses variantes.

 

Ma plus belle plume servira donc à écrire une lettre explicative qu'Abdel joindra à son appel de la décision prise à son encontre. Plus tard, il me demandera de l'accompagner chez son avocat, qui, bien que commis d'office, prendra son cas au sérieux, le recevant longuement et l'écoutant avec la plus grande attention, se faisant parfois l'avocat du diable pour discerner si son témoignage tient la route.

 

Lors du passage d'Abdel au tribunal, je serai aussi à ses côtés pour l'encourager, et me réjouirai avec lui quand j'apprendrai qu'il a enfin obtenu gain de cause…

                                   

 

                                                                                                            Anniel Hatton

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 05:22

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Au service des opérations aériennes, Seigneur,

Sérieux et attentifs, des agents s'affairent.

Certes, ce n'est ni pour aujourd'hui ni pour demain

Qu'ils travaillent si assidûment.

Ils préparent déjà les voyages que nous ferons

A Noël, à Pâques, ou à l'été prochain.

 

Avec application, des mois à l'avance,

ils prévoient toutes les routes aériennes

qui seront empruntées aux heures de forte affluence

d'un bout à l'autre du monde.

 

Ils doivent être très méticuleux, tout calculer,

tenir compte de toutes sortes de données

géographiques et météorologiques.

 

Mais ce n'est pas tout...

Il leur faut aussi se tenir au courant

Des bouleversements politiques mondiaux

Qui pourraient peut-être compliquer

le survol d'un pays ou d'un autre.

 

Ce travail n'est pas aisé, Seigneur,

Et suppose une organisation sans faille

Pour que tout soit prévu dans les moindres détails.

Seigneur, sommes-nous aussi organisés

dans notre vie personnelle?

 

Aide-nous, nous t'en prions,

à savoir être méthodiques et prévoyants

Dans ce qui dépend directement de nous.

 

Mais donne-nous aussi de savoir te remettre,

Avec humilité et confiance à la fois,

Ce que nous ne pouvons et ne savons pas maîtriser.

 

                                                            Anniel Hatton

 

 

 

 

 

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 05:49

Rev Peter Holloway-copie-6Bien avant que le nouvel aéroport ait été mis en service, Mary y avait été employée en tant qu'agent d'entretien. Elle avait ainsi pu voir le terminal passer d'une succession d'espaces vides à un terminal aéroportuaire international dynamique et prospère. Elle connaissait les moindres coins et recoins du bâtiment parce qu'elle devait y aller pour les nettoyer derrière les salariés.

A mes tous débuts, je m'adressais fréquemment à elle pour lui demander mon chemin alors que j'essayais de naviguer dans le labyrinthe de passages et de pièces mystérieuses.

Un jour, alors que j'étais tombé sur elle par hasard, je me suis senti poussé à lui demander: "Mary, est-ce que ça va? Vous avez l'air contrariée!"

Elle me dit alors qu'elle venait de rencontrer une dame venant d'un autre pays qui s'était manifestement égarée dans le terminal et à qui elle avait demandé si elle pouvait l'aider: "Oh non", avait répondu la dame en détresse: "Vous ne pourriez pas m'aider. Vous n'êtes qu'une femme de ménage, et vous n'avez aucune idée de ce que je cherche." Je me rendis aussi compte que cette réponse n'avait pas été dite aussi poliment que je l'écris.

Ce dont je me souviens, c'est de la remarque que me fit Mary tout en pleurant à chaudes larmes: "Elle ne comprend tout simplement pas que pour que des avions puissent voler, on a besoin de nous tous!"

Cela fait presque 35 ans que Mary m'a fait cette remarque, mais pour moi cette remarque est toujours aussi juste et profonde aujourd'hui qu'elle l'était alors. Chacun fait partie d'une équipe, et chacun a un rôle important à jouer.

 Peter Holloway, extrait de "My Parish was an Airport",                                                 intervention publiée sur le site de la IACAC: http://www.iacac.info

 

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