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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:38

DSCN1447.JPG

Seigneur,

je suis à l'aéroport.

 

Quand je regarde au-dehors, il me semble que

le ciel ressemble à une palette de couleurs

que tu tiendrais à la main,

pour inventer le monde encore et encore.

 

Ce que tu as créé est si beau

Que je ne me lasse jamais de le contempler.

Que suis-je par rapport à toutes ces merveilles?

 

Sur ce fond d'une telle magnificence,

Des avions montent avec grâce et sans effort apparent.

Ils s'élancent vers des horizons lointains

Suscitant maints songes inachevés.

 

Seigneur,

Les autres partent, et moi je reste.

Pourtant je ne suis pas triste.

Je voyage dans ma tête.

 

Mes rêves m'entraînent loin, bien loin d'ici.

Je suis libre d'imaginer ce que je veux,

D'aller où bon me semble.

 

Les autres me plaignent,

Pourtant le monde est à ma portée.

 

Il me suffit de fermer les yeux

Et me voilà parti,

Laissant libre cours à mes pensées qui vagabondent

d'un bout à l'autre du globe sans frein aucun.

 

Seigneur,

Merci pour cette imagination débridée dont tu m'as doté,

Et qui me permet, sans bouger, de voyager dans ma tête.

 

Anniel Hatton

 

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 06:00

DSCN5028-copie-6.JPG"Je sais à peu près ce que croient les musulmans parce que j'ai des amis musulmans, j'ai des notions de judaïsme parce que j'ai une amie juive. Mais les protestants, non, je ne sais rien d'eux..."

C'est une jeune femme d'affaire française catholique en transit à l'aéroport de Roissy qui me dit un jour ces paroles quelque peu surprenantes. Elle a entendu annoncer la pause-prière à la sono et est venue y participer.

Paroles surprenantes? Oui et non.

Dans le fond, beaucoup de nos compatriotes n'ont aucune idée de ce que peut être le protestantisme.

D'aucuns en restent aux guerres de religion dont ils ont entendu parler au collège. Certains s'imaginent que les cultes sont restés tels qu'au 16è s. D'autres encore se demandent si les protestants ne sont pas une espèce en voie de disparition. Il faut dire que les médias relayent peu ce qui se passe dans notre monde, et pour nombre d'entre eux, le terme "chrétien" ne se réfère qu'aux membres de l'Eglise catholique.

"Protestants en Fête" est, comme son nom l'indique, un grand rassemblement festif de tous les Protestants de France, des réformés aux évangéliques en passant par les luthériens et les baptistes.

Des stands d'exposition et d'information seront dressés en divers endroits de la capitale, des sketchs seront joués en pleine rue, des groupes de musiciens classiques ou contemporains se produiront en divers lieux.

Pour clôturer l'évènement, on pourra assister à Bercy à un grand concert le samedi soir, et le dimanche matin, à un culte avec participation d'une chorale de 1000 choristes de toutes origines.

A l'aéroport de Roissy, des points d'accueils sont prévus pour les participants arrivant de province par avion.

                                                                                                                                                                        Anniel Hatton

 

Protestants en Fête du 27 au 29 septembre 2013

Pour tout renseignement: http://www.protestantsenfete2013.org/

                                                                                                                                    

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Le monde protestant
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 07:35

 

Sur le grand tableau noir des arrivées

Une grande agitation se fait soudain.

Une ligne s'efface pour laisser la place à une autre.

 

Des dizaines de visages se lèvent, presque simultanément,

scrutant d’un regard aigu ces lignes d'écriture,

qui, comme mues par une émotion soudaine,

viennent de se mettre en mouvement…

 

O Seigneur! L’attente n’en finit pas,

et l’on peut ressentir une tension presque palpable

dans ces multiples regards où la joie se mêle à l'inquiétude.

Regarde, Seigneur, ce couple, qui s’était brusquement levé,

Et vient de se rasseoir, l’air tout déçu.

 

Et puis il y a aussi cette jeune femme

dont les yeux se sont soudain illuminés,

et qui s’avance d’un pas rapide vers la porte coulissante

qui s'ouvre et se ferme au gré des arrivées.

 

Seigneur, as-tu vu ce petit garçon à la voix stridente,

Qui interroge pour la centième fois sa maman?

Il s'impatiente, saute d’un pied sur l’autre avec nervosité,

et ressasse les mêmes questions,

Qui agacent tous ses voisins, c'est évident.

 

Un peu plus loin, qu'il est pittoresque

ce vieil homme aux longues moustaches gominées

et relevées en clef de sol!

Négligeant l’imposante horloge qui lui fait face,

Il consulte l’heure en regardant la montre à l’ancienne

qu’il a tirée lentement de sa poche,

et dont la longue chaîne d’argent vieilli retombe en se balançant.

 

Des pas claquent sur le marbre,

le roulement des chariots fait vibrer le sol,

des exclamations fusent.

 

Symboles de la vie moderne rapide et trépidante,

les bruits d’aéroport nous rappellent, Seigneur,

que l’attente fait partie de l’existence,

et que, si on sait la vivre avec patience et sérénité,

elle peut déboucher sur la joie des retrouvailles.

 

Aide-nous, Seigneur, à savoir attendre avec patience.

Aide-nous à savoir t’attendre.

Aide-nous à prendre du temps pour toi.

 

Permets-nous de ressentir la joie des retrouvailles

quand nous nous sommes éloignés de toi pendant un temps.

Et donne-nous de savoir nous replonger avec joie 

dans la fraîcheur sans cesse renouvelée de ta Parole.

 

Anniel Hatton

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 06:26

"Salut la pasteuse! J'ai un beau macchabée pour toi... un passager qui est mort dans l'avion. La famille voudrait un prêtre, mais je n'arrive pas à joindre le curé. Tu peux venir t'occuper d'eux?"

C'est le médecin-chef du service d'urgence, une figure haute en couleur de l'aéroport, qui fait ainsi appel à moi à sa manière.

Je suis justement sur la plateforme. En quelques minutes, je suis au centre médical pour faire cet accompagnement peu aisé mais nécessaire.

Quelques mois plus tard, un matin, je suis dans le RER B en route vers CDG. Le REP (responsable opérationnel) du T2E m'appelle pour une situation similaire. Or je suis malheureusement encore trop loin de l'aéroport et ne pourrai pas arriver dans les temps. C'est alors l'aumôner catholique qui se rendra sur les lieux immédiatement et accompagnera la famille endeuillée.

Frustration de ne pas pouvoir être disponible tout de suite... Frustration de ne pas être là au moment où on a besoin de moi... mais soulagement à l'idée que quelqu'un d'autre était là... malgré tout...

 

                                                                                                Anniel Hatton

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 06:20

Absorbé dans son travail,

L'enfant relie un à un les points

Qui vont lui permettre

De découvrir l'image

Jusqu'ici invisible à ses yeux.

 

Petit à petit se dessinent

Une aile puis un fuselage

Qui laissent deviner un bel aéronef.

 

Seigneur,

Notre vie est souvent ainsi.

Nous allons de point en point,

Parfois joyeusement,

parfois péniblement.

 

Il nous arrive de progresser directement

D'un crayon sûr et décidé.

A d'autres moments,

notre trait est timide, hésitant et tremblé,

Avec des ratés, des retours en arrière,

Et de nouveaux départs.

 

O Dieu,

aide-nous à savoir découvrir

Au jour le jour,

Point après point,

L'image que tu as ébauchée pour nous

Et qui nous propose un projet de vie

Rempli d'espérance.

 

Anniel Hatton

                                                 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:18

Les Hébreux sont, par essence, le peuple qui voyage.

Jésus parcourait la Palestine; les apôtres ont évangélisé le monde romain.                           

Passer d'un pays à l'autre semble constitutif de la dynamique des récits bibliques.        

Mais est-ce si facile de partir, d'aller à la rencontre de l'étranger?                 

Les frontières sont multiples, aussi bien que géographiques que religieuses ou psychologiques.


Récits d'immigration, problématisation des frontières, ouvrir les frontières, rencontrer l'étranger, abolir les frontières culturelles... tels sont les points traités par Christine Prieto, pasteur et docteur en théologie, dans un article publié par le DEFAP, dans son mensuel de septembre 2013, n°233, pp.20-23


Un texte à lire !

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Citations
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:34

"Aéroports de Paris vous informent qu'un temps de prière sera célébré à 12h15 à la chapelle du Centre spirituel, niveau Arrivées, porte 1"

DSCN0141C'est jeudi, jour de prière au T2F.

Un jour fixe pour chaque terminal: le mardi au T2ABCD, et le mercredi au T1, étant bien entendu que nous assurons aussi des temps de prière sur demande, au gré de tel ou tel passager ou membre du personnel.

On ne sait jamais qui viendra à ces moments de prière. Parfois, personne ne se montre, et l'aumônier de service se retrouve seul(e) à prier.

Mais ce jour-là, deux passagères d'un certain âge se présentent au T2F.

Lourdement chargées de gros sacs à dos de voyage, elles entrent dans la chapelle en hésitant. Elles semblent un peu méfiantes, ou, en tous cas, assez réservées. Je découvre très vite qu'elles viennent d'Europe du Nord. Il me faut donc converser avec elles en anglais, langue commune à toutes les trois.

Comme d'habitude, après la lecture du Psaume du jour, je propose un temps de partage. Une de mes interlocutrices éclate alors en sanglots tandis que sa compagne me regarde d'un air gêné en retenant visiblement ses larmes. Elles viennent tout juste d'apprendre le décès accidentel à l'étranger d'une amie qui devait les rejoindre pour des vacances par monts et par vaux. Leur rêve de partir faire un beau voyage à l'aventure s'est écroulé. Elles n'ont plus envie de continuer leur périple et, leurs billets d'avion à la main, ne savent quelle décision prendre.

Un long temps d'écoute avec, en point d'orgue, un moment de prière personnalisé, ce n'est peut-être pas grand chose... Mais cela permet de déposer son fardeau pendant un moment afin de reprendre ensuite sa route avec un peu plus de forces pour affronter l'adversité...

Régularité, Accueil, Ecoute, trois mots clés de l'aumônerie aéroportuaire...

RegAE

 

                                                                                                                                                                                    Anniel Hatton 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 05:21

images.jpegDans l'avion, Seigneur,

l'hôtesse nous a expliqué par l'exemple

comment nous servir d'un masque à oxygène.

 

Bien entendu, j'espère ne jamais en avoir besoin,

Parce que ce serait signe de catastrophe

dont peut-être nous ne réchapperions pas.

 

Mais je ne peux m'empêcher de penser, Seigneur,

Que tu es notre masque à oxygène dans l'existence,

Quand tout semble aller mal,

et que nous ne savons plus vers qui nous tourner.

 

La prière, ce dialogue avec toi,

est à la fois expiration et inspiration.

Nous expirons notre souffrance vers toi.

Tu la prends et tu l'allèges.

 

Puis nous inspirons la force que tu nous donnes

Par ton Saint Esprit, et qui, tel un souffle de vie,

 vient nous vivifier et nous régénérer.

 

Merci, Seigneur, de venir ainsi nous soutenir

Et nous restaurer au jour le jour, tout au long de notre vie.

 

Anniel Hatton

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 06:50

Rev Peter Holloway-copie-6C'était l'heure de rentrer à la maison. Je m'apprêtais à fermer la porte de mon bureau où je venais de revenir après avoir fait la tournée des ateliers de moteurs d'avion quand le téléphone sonna. C'était le chef du personnel d'une de nos compagnies aériennes. "Pourriez-vous venir immédiatement dans mon bureau?"

J'obtempérai. A mon arrivée, il me donna un bout de papier sur lequel était écrite l'adresse de Jerry. Et, en me le tendant, il m'expliqua que Jerry était un de leurs techniciens d'entretien d'aéronefs qui, en rentrant à la maison, avait découvert que sa femme, une institutrice, sous le coup d'une forte dépression, avait tué leurs deux enfants. Est-ce que j'étais disponible pour aller le voir immédiatement?

Bien sûr que je le l'étais. Mais je me sentais bien mal armé pour faire face à cette situation. Que pouvais-je dire? Aucun manuel ni aucun professeur de Faculté de Théologie n'avait jamais abordé une telle situation. Mais il fallait y aller.

Je me mis au volant de ma voiture pour aller chez lui. Et, plus j'approchais du but, plus je m'angoissais. Or, juste au moment où je m'arrêtais devant sa maison, me revint en mémoire un incident datant de l'époque où j'étais pasteur de paroisse. Nous avions mis sur pied, en utilisant les services d'un professionnel, un démarchage paroissial impliquant tous les membres de la communauté. Le but était d'envoyer des laïques rendre visite à chaque paroissien pour solliciter un soutien pour la paroisse. Beaucoup de ces laïques avaient montré leur appréhension à cette idée. Celui qui dirigeait les opérations leur avait alors suggéré qu'à leur arrivée devant une maison, ils frappent trois fois, en accompagnant chaque coup porté à la porte par ces mots: "Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit."

Je sus alors ce qu'il me fallait faire. Et je fis ce que le professionnel du démarchage avait suggéré. Jerry m'invita à entrer. Et après lui avoir présenté des condoléances que je savais bien peu appropriées, je me vis demander ce que, même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais jamais pensé mentionner. "Avez-vous des photographies des enfants?" Il en sortit, et nous passâmes un temps infini à les regarder tandis qu'il revivait une quantité de souvenirs de temps plus heureux.

Cela semble bien peu de choses, et pourtant, il me dit plus tard combien il avait apprécié cette opportunité, et combien cela l'avait touché. Tous les autres avaient évité de mentionner quoi que ce soit concernant la famille, et c'était cependant la seule chose dont il avait besoin. J'avais été horrifié de ce que j'avais dit, mais maintenant je sais que c'est Dieu qui m'avait poussé dans cette direction. Et, comme d'habitude, il avait raison.

Mettez toujours votre confiance en Dieu.

 

Peter Holloway, extrait de "My Parish was an Airport",                                                                                                                intervention publiée sur le site de la IACAC: http://www.iacac.info

 

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 10:04

Rev Peter Holloway-copie-6Au début de mon ministère, j'ai passé la plus grande partie de mon temps dans des communes rurales dans lesquelles le pasteur vivait dans une relation de proximité étroite avec les gens sur leur lieu de travail. Mais après vingt ans passés dans une paroisse de ce genre, je fus nommé dans une zone urbaine qui correspond à ce qu'on appelle une "cité dortoir". Cela veut dire que les gens ne travaillent pas sur leur lieu de vie qui n'est finalement qu'un endroit où dormir. Il est donc extrêmement difficile d'entreprendre quelque visite pastorale que ce soit.

A peu près à la même époque, mon archevêque me suggéra de suivre une formation d'aumônier de l'Industrie dans le but de me faire accréditer en tant qu'aumônier oecuménique autorisé à se rendre chaque semaine, et selon des horaires bien précis, dans les usines et autres lieux de travail, avec l'aval et le soutien des mouvements syndicaux, des directions, et de dix églises chrétiennes de dénominations différentes.

Je découvris très vite, pendant cette période de formation, que, pendant des années, lorsque j'étais pasteur en zone rurale, j'avais sans le savoir exercé un ministère d'aumônier de l'Industrie. Bien des fois, j'étais allé faire mes visites dans des hangars où l'on tondait les moutons, ou dans des étables. Une fois même, j'avais fait une préparation de confirmation dans une cabine de tracteur. Ce que l'aumônerie de l'industrie redécouvrait, c'était tout simplement la philosophie même de l'ancien système paroissial de l'Angleterre rurale et de tant d'autres pays.

Aux 13è et 14è siècles, l'église paroissiale avait pris une grande importance dans la vie religieuse et sociale de la société... Elle était à la fois  la galerie de tableaux, la salle de concert, le musée et le théâtre de la société médiévale. Mais par-dessus tout, elle était la Maison de Dieu où les gens se rendaient régulièrement dans un esprit de louange et de prière. Le mystère et la solennité de ses cultes leur insufflait le sens profond d'un autre monde, un monde meilleur que celui dans lequel ils peinaient et souffraient...

En règle générale, le pasteur était issu de la communauté même; et tout en étant ainsi plus à même d'entrer dans la vie des gens, il pouvait la plupart du temps, quoique pas toujours, se comporter en guide, en conseiller et en leader de son troupeau.

Les gens vivaient et mouraient dans le même village avec l'église paroissiale au centre de leur vie communautaire. Mais l'arrivée de la révolution industrielle a tout changé!

A une époque où tout bouge et change rapidement, qui est le corollaire de cette révolution, les gens ne restent plus à vie dans la même commune. Ils déménagent au gré de leur travail ou de leurs désirs. Et comme je l'ai découvert en 1963, même la commune où ils dorment ne constitue pas obligatoirement leur centre d'intérêt principal, ou même le lieu où ils vont au culte, s'ils vont quelque part.

Peu de temps après avoir reçu cette formation pour devenir aumônier de l'Industrie, je fus muté dans une commune qui entourait ce qui était alors le principal aéroport de Melbourne, et où nombre de mes paroissiens étaient employés. J'eus ainsi l'occasion de mettre en pratique les capacités que je venais d'acquérir, et je fus nommé officiellement aumônier de l'aéroport (le premier du genre en Australie, et, je devais le découvrir plus tard, le premier dans l'hémisphère sud). Je consacrai alors un jour par semaine à ce travail.

... Mon ministère se développa de façon si spectaculaire que je dus être dégagé de toutes mes autres tâches pour pouvoir consacrer un plein temps à ma nouvelle paroisse. Et j'emploie le terme "paroisse" à dessein. Peu après ma nouvelle nomination, alors que je participais au synode diocésain de notre Eglise, un laïque et ancien paroissien m'interpella: "Mais qu'est-ce que vous faites ici? Vous n'avez pas quitté l'Eglise?"

Quelques temps plus tard, je fus ravi de rencontrer notre archevêque au moment où il s'apprêtait à prendre l'avion et d'être accueilli par ces mots: "Je suis si heureux d'avoir l'occasion de vous rendre visite dans votre paroisse!"

 

Peter Holloway, extrait de "My Parish was an Airport",                                    

intervention publiée sur le site de la IACAC: http://www.iacac.info

 

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries