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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 04:49

Rev Peter Holloway-copie-6Je ne suis pas très sûr de la façon dont tout cela a commencé, mais d'une manière ou d'une autre je me suis retrouvé une fois ou deux par mois assis confortablement dans le bureau de celui qui devait devenir directeur général de l'aéroport pour prendre le thé avec lui. Il me demandait comment je me débrouillais dans mon travail d'aumônier, et me confiait fréquemment quelques sujets de stress auxquels il était confronté.

Quand il prit sa retraite, je rencontrai son successeur qui, m'avait-on averti, était un être bourru qui n'avait que faire de ce genre de mondanités inutiles. Je m'imaginai alors que les séances de thé dans le bureau directorial ne seraient plus de mise.

Une des premières choses que me dit cet homme fut ceci: "J'espère que vous continuerez à me rendre visite dans mon bureau aussi régulièrement que vous l'avez fait dans le passé. Mon prédécesseur m'a dit que vous étiez la seule personne qui lui permettait de décompresser et de se débarrasser des tensions qui peuvent s'accumuler dans ce métier!


  Peter Holloway, extrait de "My Parish was an Airport",                       intervention publiée sur le site de la IACAC: http://www.iacac.info

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 05:59

Rev Peter Holloway-copie-7Comme beaucoup de salariés de l'aéroport ne travaillaient que la nuit, je me suis mis à faire des permanences nocturnes régulières pour pouvoir les rencontrer. Et j'ai continué à le faire jusqu'à ce que la maladie me force à changer de rythme. Je mis alors un point d'honneur à commencer ma journée à 7h, c'est-à-dire avant que l'équipe de nuit ne termine la sienne, ce qui me permit d'établir des contacts avec ces travailleurs. Cela avait théoriquement l'avantage de me permettre de rentrer à la maison un peu plus tôt l'après-midi, bien que cela ne se soit pas produit très fréquemment!

Un jour, il était environ deux heures du matin, quand un des employés d'entretien qui travaillait dans le terminal s'approcha de moi et me demanda: "Vous êtes l'imam chrétien?" je n'étais pas très sûr de savoir comment répondre à cette question. Mais après y avoir réfléchi j'acquiesçai, ce qui lui fit rétorquer: "Je suis musulman. Pouvez-vous m'aider? Si vous le faites, je vous montrerai comment boire du café turc."

J'aurais aimé que tous les problèmes que j'eus à régler dans mon ministère soient aussi simples que celui-là.

Ibram avait un fils au collège, et il me demanda si je pouvais me rendre à la rencontre parents/professeurs, parce que son anglais n'était pas assez bon. (Il me semblait bien suffisant pourtant). Néanmoins, j'acceptai, et la rencontre se passa très bien.

Après coup, nous nous rendîmes chez lui pour discuter de ce qu'avaient dit les professeurs pendant l'entretien. Pour ce qui concerne sa promesse à propos du café turc, il se tint à ce qu'il avait dit. A ce jour, je ne suis pas sûr que d'avoir appris à boire du café turc ait été une marque de gentillesse ou une punition, mais l'intention était bonne, et j'appréciai le geste. Au cours de la leçon de café turc, il me demanda: "Pourquoi, vous, un chrétien, êtes-vous prêt à aider un musulman?"

              Peter Holloway, extrait de "My Parish was an Airport",                                                intervention publiée sur le site de la IACAC: http://www.iacac.info

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 06:52

Rev-Peter-Holloway-copie-7.jpg

C'est un pionnier et un pilier de l'Association internationale des aumôniers d'aéroports civils (IACAC) qui vient de s'éteindre.

Peter Holloway fut un des fondateurs de l'association telle qu'elle existe à présent, dans son aspect international et interreligieux.

Australien, ordonné prêtre anglican en 1948, il exerça son ministère dans des paroisses rurales avant de devenir aumônier dans l'industrie puis en milieu aéronautique.

Il fut vice-président de la CACI (ancien nom de la IACAC) de 1974 à 1980, puis président de la IACAC de 1980 à 1984, restant par la suite membre de base de l'association jusqu'à son dernier souffle.

Ceux qui l'ont connu parlent d'une immense capacité de présence auprès de tous ceux qui pouvaient avoir besoin d'écoute et d'empathie, de sa chaleur humaine, et de sa disponibilité envers tous et à tout moment, de jour comme de nuit. 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Le monde protestant
30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 20:51

DSCN5008-copie-1.JPG

Je suis en transit dans cet aéroport, Seigneur,

Un être de passage.

 

Je croise une foule de gens que je ne connais pas,

Et que je ne reverrai sans doute pas.

Ils viennent de toutes sortes de pays

Où je n'irai probablement jamais.

 

Ils parlent des langues différentes,

Dures et gutturales ou douces et fluides.

Les mots qu'ils prononcent sont incompréhensibles

Pour leurs voisins d'attente dont je suis.

 

Toutes ces paroles forment des mélodies variées

Qui s'échappent dans tous les sens,

S'harmonisent ou s'entrechoquent

Suivant les moments.

 

Et moi, je suis là,

au milieu de cette sympathique cacophonie

de la mondialisation moderne,

m'interrogeant sur mon avenir,

et priant pour que tu sois à la fois

mon guide et mon protecteur.

Je te demande ô Dieu de poser ta main bénissante

sur tous ces êtres qui vont confier leur vie

à un fragile esquif s'élançant dans les airs.

 

Sois avec les pilotes, Seigneur,

Et fais que, grâce aux capacités dont tu les as dotés,

Ils puissent nous emmener tous à bon port.

 

Sois loué et béni, Seigneur, pour ton écoute et ta bonté.

 

                                                Anniel Hatton

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 18:52

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L'avion a plus d'une heure de retard. J'attends Molly et sa famille au sortir de la passerelle. Sa mère, ses soeurs et son frère doivent l'accompagner. Sur la feuille de route de l'association Wishes4kids qui m'a été envoyée, le nom de la maladie dont la fillette est atteinte est indiqué, mais il ne me dit rien. Et une petite virée sur le net ne m'a pas renseignée outre mesure. Je ne sais donc pas dans quel état est l'enfant que je dois accueillir.

Les passagers venant de Londres-Luton sortent les uns après les autres. Pas de famille arborant le badge pourtant reconnaissable de Wishes4kids... Je commence à m'inquiéter: est-ce que je les aurais manqués? Sont-ils sortis par une autre issue? Je ne sais pas quoi faire... le hall est vide à présent. Pourtant, j'hésite à partir...

Au moment où je me décide à tourner les talons, j'aperçois au loin une petite troupe... portant des badges jaune vif! Quel soulagement! Je découvre alors que la poussette matelassée prêtée à la famille par l'association britannique avait été égarée, et que l'équipe de navigants avaient dû mettre tout sens dessus dessous dans l'avion pour la retrouver.

Je regarde Molly. Elle a huit ans, mais elle a la taille d'un enfant de deux ans. Recroquevillée sur elle-même dans sa poussette rouge, elle n'a aucune expression sur le visage, et son regard semble vide. Dans une de ses mains raidies, elle tient tant bien que mal une poupée de carton marron sur laquelle est dessiné un énorme coeur.

Mon sourire et mes paroles de bienvenue ne suscitent aucune réaction chez elle, et la peluche mascotte de l'aéroport que je lui ai apportée en cadeau semble bien dérisoire: voyant mon désarroi, la mère de l'enfant prend le jouet avec un grand merci, et le montre à l'enfant en lui disant qu'elle le lui donnera plus tard.

Pendant les deux jours que la famille de Molly passe avec elle au parc d'attraction, je ne peux m'empêcher de me demander ce que cette fillette va bien pouvoir en retirer.

Lorsque je retrouve tous les membres de ma "wish family" à leur retour, afin de les aider pour les formalités d'enregistrement et d'embarquement, je discerne dans les yeux de Molly une petite étincelle qui n'y était pas auparavant. Et sa maman de me dire avec des larmes dans la voix: "Quelles journées de rêve pour Molly! Elle était si contente!" Et de caresser le visage de sa fillette avec une immense tendresse...

Des yeux de l'enfant coule alors une larme, une seule larme, une larme de joie, j'en suis sûre...

                                                                                                                                                           Anniel Hatton

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 07:44

image.jpegIl est arrivé un jour tout souriant à la réunion de la commission aux aéroports de la Fédération Protestante. Jeune et dynamique, il avait des idées plein la tête, fourmillant de suggestions en tous genres, prêt à donner un sérieux coup de main à un groupe qui commençait peut-être à ronronner un peu trop. Il revient pour notre blog sur ces dernières années.

Peux-tu te présenter en deux mots?

Je m'appelle Cédric Renaud, j'ai 32 ans, je suis marié et j'ai deux enfants. Je suis officier au sein de la gendarmerie nationale, capitaine depuis 2010. Après trois années au sein de la Gendarmerie des Transports Aériens (GTA) de l'aéroport d'Orly, je suis muté au 1er septembre 2013 à la gendarmerie de Bourgoin-Jallieu.

 

Si je ne me trompe, c'est l'aumônier protestant de l'aéroport d'Orly, Stéphane Hervé, qui t'a invité à venir participer à la commission des aéroports. Qu'est-ce qui t'a incité à accepter cette invitation?

Je ne suis pas protestant d'origine. J'ai découvert le protestantisme grâce à mon épouse au moment de notre mariage. J'y ai découvert un monde complètement inconnu pour moi, avec à la fois des valeurs et une liberté insoupçonnées. Pour différentes raisons, j'étais resté jusque-là éloigné de toute religion. Une fois que j'ai découvert l’Église Réformée de France (ERF), j'ai trouvé ce que je recherchais, spirituellement et humainement. Il y avait adéquation entre Foi et Raison, ce qui pour moi est très important. Du coup, je me suis intéressé à l'organisation de cette Eglise, et cette sollicitation a provoqué chez moi une certaine curiosité. Je venais de province et arrivais sur Paris. J'étais un peu perdu, alors je me suis dit : « Pourquoi pas ? ».

L'idée d'un blog avait déjà été évoquée dans le passé, mais n'avait pas été retenue. Tu l'as remise sur le tapis en proposant d'en être le webmaster. Et cette fois, tu as emporté le morceau. Pourquoi un blog sur l'aumônerie? Quel en est l'intérêt?

Le travail d'aumônerie est méconnu. Moi-même, je ne l'ai découvert qu'au sein de l'armée. De fait, il n'attire pas forcément les vocations des jeunes pasteurs ni l'intérêt des voyageurs. J'ai pensé qu'il y avait là un sujet sur lequel écrire et à publier, pour faire connaître l'existence de ce service et le travail des aumôniers au quotidien. Enfin, l'informatique a beaucoup simplifié les choses. Il y a quelques années, une publication périodique demandait un travail important et des moyens. Aujourd'hui, une adresse mail et un compte sur un site spécialisé suffisent. La mise à jour est tout aussi facile, à partir du moment où l'on a de la matière.

Il t'est arrivé  d'aller à CDG à plusieurs reprises pour des sessions de formation complémentaires. Et tu t'es alors rendu compte que beaucoup de tes collègues ne savaient même pas qu'il y avait des aumôniers protestants à l'aéroport. Qu'as-tu fait pour tenter de remédier à cette situation?

J'ai tenté de faire entrer encore plus avant les aumôniers dans la vie des aéroports. Il est vrai que ma position présentait l'avantage d'être centrale. La gendarmerie ne fait pas tout, mais en général elle est informée de toutes les cérémonies officielles, les réunions et autres événements organisés par le gestionnaire, Aéroports de Paris. Il s'agissait alors d'un travail de mise en relation et de transmission de quelques informations. Après, aux aumôniers de jouer, c'est tout de même eux qui font l'essentiel du travail.

Tu viens de quitter la GTA pour prendre un autre poste en province. Quels seront les souvenirs que tu garderas de ces trois années dans l'aéronautique?

Je resterai toujours frappé par la surprise qui a été la mienne quand on m'a annoncé ma mutation en 2010 : la Gendarmerie des transports aériens. Il a fallu que je me replonge dans mes cours pour retrouver le court passage qui concernait cette gendarmerie spécialisée ! L'arrivée fut rude, tant professionnellement que personnellement. La région parisienne n'est pas un lieu que je qualifierais de particulièrement hospitalière. Il a donc fallu s'adapter, changer ses habitudes, et en reprendre d'autres petit à petit.

Dans mon boulot, ça a été la découverte d'un milieu complètement inconnu. En tant que passagers, les personnels que nous voyons et fréquentons ne sont finalement que la partie émergée de l'iceberg. Derrière eux, des milliers de personnes oeuvrent en coulisse pour que les avions roulent, décollent et atterrissent en sécurité, que les usagers puissent se garer, se restaurer, éventuellement se soigner. Prendre l'avion nécessite en fait beaucoup de monde, dont des gendarmes et des aumôniers. Le savoir c'est déjà bien, le faire savoir c'est encore mieux.

Cédric, un grand merci pour ton apport précieux à la vie de notre commission. Bonne route et bon vent!

 

propos recueillis par Anniel Hatton

 

 


 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 07:51

DSCN4855.JPGSeigneur,

Mon existence est parfois ballotée

par des vents contraires.

Sois-en le pilote qui la dirige

dans les courants favorables,

Qui me rassure

dans les moments d'incertitude,

Et me montre

la bonne direction à suivre.

 

Ne permets pas que je m'égare

loin de ton chemin.

Donne-moi la volonté

et la discipline nécessaires

pour lire et méditer ta Parole de vie,

Afin que je sache suivre la voie de lumière

Que tu m'y traces au quotidien.

 

Béni sois-tu, Seigneur, pour la bonté

Que tu manifestes envers moi,

Et la patience dont tu fais preuve

Malgré mes faux pas et mes hésitations.

 

                                                Anniel Hatton

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 07:08

DSCN4591.JPGVendredi 28 juin 2013, à CDG.

Côté piste, dans la "liaison 2AC", c'est le train-train quotidien. Il y a du monde qui circule, mais c'est tout de même assez tranquille. Des passagers font du lèche-vitrine, d'autres prennent un petit en-cas avant d'aller s'installer dans un espace de détente. Quelques personnes sans bagages discutent ici et là par petits groupes informels devant les boutiques de luxe, tandis que des voyageurs plantés sous le panneau des départs y cherchent d'un regard inquiet le numéro de leur salle d'embarquement.

Soudain tout s'emballe comme par enchantement. Les groupes se disloquent, et des dizaines d'hommes et de femmes lèvent soudain les bras. Un hold up? Sous douane, ce serait un comble!

Non, il s'agit seulement d'un "flash mob", comme on dit en bon français...

Des salariés du terminal 2ABCD se sont tout simplement donnés le mot pour animer pendant quelques instants le théâtre de leur travail. DSCN4589.JPGEt les voilà partis à danser avec entrain au son d'une musique bien rythmée, tous mêlés, secrétaires, responsables de l'évènementiel, directeur ou gestionnaires...

Le stress des passagers en partance s'est envolé pour un instant. L'air surpris et réjoui à la fois, ils se rassemblent autour des danseurs pour éclater en une véritable tempête d'applaudissements une fois le spectacle terminé.

A l'aéroport, comme dans toute autre entreprise, ou peut-être même plus qu'ailleurs, tout va très vite, et, quoi qu'il arrive, il faut tenir le rythme imposé. Chaque employé sait que son rôle est essentiel, et que le moindre relâchement peut gripper tout le système. Le plus petit faux-pas peut avoir des conséquences néfastes incalculables. Des instants de détente tels que celui-là sont rares et donc précieux: "ça soude une équipe que de préparer et présenter un moment ludique de ce genre!" me confie une participante au visage radieux...        

                                                                                                                                                                                             Anniel Hatton

 

 

 

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Actualité aéronautique et aéroportuaire
25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 05:50

DSCN2645-copie-9.JPG Il m'arrive parfois 

 de lever les yeux et d'imaginer là-haut, très haut dans le ciel,

une enfant aigle, qui plane, qui vole, qui s'élance

pour découvrir l'immensité de l'espace

et trouver ainsi sa place, sa liberté.

Non pas au-dehors,

car tout ce ciel jusqu'à l'horizon du soleil lui appartient,

mais à l'intérieur d'elle.

Je rêve que cette enfant aigle trouve sa liberté

dans un espace de confiance,

à l'intérieur de son corps, à l'intérieur de sa tête.

Et je suis ému à la pensée qu'elle est seule

à pouvoir faire ce long chemin,

toute seule pour le découvrir,

l'explorer à l'intérieur d'elle-même

et s'agrandir ainsi vers le meilleur de ses possibles.

 

Jacques Salomé                                                 

dans  "Contes à guérir, contes à grandir", Albin Michel, Paris 1993, pp.290-291


 


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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Citations
24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 07:52

Le pilote a coupé le moteur

Et l'avion s'est arrêté.

Pressés de sortir de la carlingue

Tous les passagers sont déjà debout.

 

Ils se bousculent, se pressent,

Comme s'ils étaient à une minute près

Et que leur vie en dépendait.

 

Des papiers et des magazines jonchent le sol.

Des couvertures roulées en boule

sont jetées n'importe où,

Dans les moindres recoins

et les encoignures les plus improbables.

 

Les coffres de rangement

S'ouvrent avec fracas

Au-dessus de nos têtes,

Et les bagages de cabine

En sont retirés prestement un à un,

S'empilant sur les sièges désertés.

 

Quelques passagers piétinent et piaffent,

Témoignant leur impatience

Par des paroles bien senties.

 

Souvent, dans l'existence, Seigneur,

Nous courons et nous agaçons d'une lenteur

Que nous trouvons mal à propos.

 

Aide-nous ô Dieu

A savoir prendre le temps,

A ralentir notre rythme effréné

Et à écouter ce que tu as à nous dire

Dans chaque évènement de notre vie.

 

                                                Anniel Hatton

 

DSCN0396-copie-2.JPG

 

 

 

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