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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 07:37

DSCN0008.JPG« Une aumônerie d’aéroport, ça existe ? »

C’est effectivement souvent la question que beaucoup de gens se posent quand ils nous rencontrent.

A quoi ça sert une aumônerie?

Un peu à tout, en fait. Les aumôniers d’aéroports sont polyvalents…

Y a-t-il des lieux de culte clairement définis à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (CDG) ?

Théoriquement, on doit pouvoir trouver un lieu de recueillement interreligieux dans chaque grand aéroport international. Parfois, il s’agit d’une salle commune à toutes les religions, ou une salle neutre et polyvalente, qui peut être utilisée à d’autres fins en dehors des permanences des aumôniers ou des services religieux proprement dits. A l’aéroport de Roissy-CDG, nous sommes privilégiés, puisque les aumôneries  chrétiennes, juives et musulmanes disposent de trois centres spirituels en zone publique et un plus succinct en zone réservée, avec, à chaque endroit, un bureau d’accueil. Les tenants des trois grandes religions monothéistes peuvent y prier selon leur tradition en toute tranquillité. Des pasteurs, prêtres, rabbins et imams nommés par les organismes nationaux représentatifs de chaque culte sont présents plus ou moins régulièrement sur la plateforme. Chacun peut faire appel à eux en cas de besoin.

En quoi consiste l’aumônerie protestante à CDG?

C’est un service de la Fédération Protestante de France qui met à disposition de l’aéroport deux pasteurs, l’un à temps plein, l’autre à mi-temps.
Lors de nos permanences dans le bureau d’aumônerie, nous accueillons toutes sortes de personnes, dont certaines ont un réel désir d’aborder des questions spirituelles. D’autres ont simplement envie de parler à quelqu’un qu’elles ne connaissent pas et ne reverront sans doute jamais, ce qui garantit le complet anonymat que d’aucuns recherchent parfois.DSCN1423.JPG

Y a-t-il des activités spécifiques au culte protestant ?

Trois moments de partage biblique et de prière par semaine sont proposés à l’heure de midi. Ces instants de recueillement ne durent que 15 minutes étant donné que passagers et employés de l’aéroport ont très peu de temps en général.  Bien qu’animés par l’un ou l’autre des deux pasteurs, ces temps de prière sont ouverts à tous, ce qui fait que nous accueillons souvent des catholiques de passage.
Trois cultes dominicaux ont aussi lieu deux fois par mois, un dans chaque terminal.

En quoi consiste le quotidien d’un aumônier d’aéroport ?

Comme nous devons couvrir tout l’aéroport, nous faisons beaucoup de marche à pied. Nous passons presque chaque jour dans les bureaux de l’administration pour signaler notre présence, ce qui permet d’établir des contacts qui peuvent par la suite être approfondis. Lors de difficultés personnelles ou de coups de cafard, certains membres du personnel se sentent davantage portés à parler de leurs soucis avec nous parce qu’ils ont l’habitude de nous voir régulièrement. Nous saluons en effet au passage tous les employés que nous rencontrons au cours de nos pérégrinations dans les galeries et les coursives de la plateforme même si nous ne les connaissons pas. D’où la nécessité d’une présence journalière sur le terrain .

Lors de nos permanences dans les bureaux, nous accueillons aussi bien des navigants que des passagers en transit qui ressentent le besoin de prier ou veulent tout simplement partager un problème personnel crucial, et/ou parler du voyage qu’ils vont effectuer ou dont ils reviennent. Ce qui est important, c’est que nous touchons des personnes très différentes les unes des autres évoluant à divers échelons de la hiérarchie sociale : nous avons des contacts aussi bien avec les SDF, le personnel d’entretien, les navigants et les employés de bureaux qu’avec les cadres de l’aéroport.

Il nous arrive aussi d’être appelés en zone d’attente pour rencontrer des réfugiés qui demandent l’asile politique, et qui ont déjà été accueillis par l’équipe de la Croix Rouge. Nous avons alors parfois un travail de suivi à faire qui peut aller jusqu’à les accompagner à la Cour Nationale du Droit d’Asile pour les encourager dans ces démarches essentielles pour leur avenir et pour le moins angoissantes.

Parfois, nous servons d’agents d’information, indiquant leur chemin à des égarés qui se sont trompés de voie et errent dans la mauvaise direction. Les gens sont souvent si stressés à l’idée que quelque chose puisse ne pas se passer comme prévu lors de leur voyage qu’ils ne voient pas ou ne lisent pas ce qui est écrit sur les panneaux de signalisation. Au terminal 1, c’est moins gênant puisqu’il  est circulaire, ce qui fait qu’on revient toujours à son point de départ au bout du compte. On peut alors faire halte et trouver quelqu’un qui fournira les bons renseignements.  Mais le terminal 2 est tout en longueur. Alors, si on se trompe, on peut faire des kilomètres inutiles, et peut-être même manquer son avion.

Les aumôniers sont-ils reconnus et acceptés par la hiérarchie aéroportuaire ?
 
Tout à fait. Nous avons tout d’abord une interlocutrice privilégiée, la directrice du terminal 2 E-F, qui nous sert de référente et fait le lien avec la direction générale de l’aéroport. Elle réunit tous les aumôniers de temps à autre pour faire le point. Et, une fois par an, le directeur général des aéroports de Paris invite les aumôniers de toutes les confessions évoluant aussi bien à Orly qu’à Roissy à un repas au siège d’ADP à Paris. Dans l’ensemble, nous sommes respectés et bien acceptés.
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Comment vit-on au quotidien ce ministère parfois solitaire ?

Tout dépend comment on le conçoit au départ. Si on est bien préparé(e) à évoluer seul(e), ce peut être un ministère fascinant et enthousiasmant. On rencontre des individus de toutes sortes, de toutes origines géographiques et de tous milieux sociaux. Pour ce qui me concerne, j’ai été aumônier des hôpitaux pendant sept ans au début de mon ministère avant un pastorat de quinze ans en paroisse, et j’avais donc déjà une petite idée de ce en quoi une aumônerie peut consister. De plus, mon mari est lui aussi pasteur, et nous pouvons donc partager nos joies et nos difficultés, et nous soutenir mutuellement. Pour moi, c’est une bénédiction dont je suis consciente au quotidien.

Pasteure Anniel Hatton, aumônier protestant à Roissy-Charles de Gaulle


Quelques renseignements pratiques:

Partage biblique et prière à 12h15 : le mardi au terminal 2B, le mercredi au terminal 1 , le jeudi au terminal 2F

Culte dominical: 2è et 4è dimanche du mois, à 15h au terminal 2B, à 17h00 au terminal 2F, à 17h30 au terminal 1

 
Aumôniers protestants:

 

A Roissy-Charles de Gaulle:


Pasteure Anniel Hatton    
01.48.62.12.84 - anniel.hatton.aumonier@adp.fr (sur le terrain tous les jours -sauf le samedi -,  et deux dimanches par mois)

Pasteur Bernard Jornod
01.70.03.83.81 - bernard.jornod@adp.fr (présent à l’aéroport le mardi et le mercredi, et le dimanche tous les quinze jours)

 

A Orly:

 

Pasteur Stéphane Hervé

stephane.herve.oryxca@adp.fr

tél :01 49 75 01 52

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 15:11

"S'attacher à un lieu, se souvenir de ses racines, retrouver dans une halte les ingrédients de la grande recette, celle des origines.

Et puis s'arracher, repartir, avec des regards à la fois devant et derrière comme un métronome obstiné."

http://images-booknode.com/book_cover_je_suis_de_nulle_part___sur_les_traces_d_ella_maillart_18752_250_400

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 10:10

 

Photo.jpg

C'est un jour de juillet comme les autres. Les passagers défilent par vagues dans les galeries de l'aéroport. La circulation est assez fluide, et il n'y a pas trop de blocages de circulation… sauf au niveau arrivée du terminal 2F, devant le stand du CNOUS. Là, une centaine de jeunes boursiers se sont agglutinés, certains attendant au guichet que leur tour vienne, d'autres assis en cercle et prenant leur mal en patience.

Les accueillants sont sur les dents. Il leur faut s'occuper de tous ces étudiants étrangers qui viennent d'arriver et leur indiquer où ils doivent se rendre et par quel moyen. Ils restent calmes et souriants, mais c'est tout de même un dur moment de stress à passer jusqu'à ce que le dernier jeune ait été correctement aiguillé.

 

Christine Adiaba n'est pas de service, ce jour-là. Mais je l'ai vue à l'œuvre maintes et maintes fois, et admiré son sourire chaleureux et son attitude prévenante vis-à-vis de tous ces arrivants en terre de France.

 

Depuis combien de temps travaillez-vous au CNOUS, Christine?

Depuis 1981. Au début, nous étions au terminal 1. J'aimais bien cet emplacement, parce que l'ambiance était très familiale, là-bas. On se connaissait tous. On se parlait. A l'époque, on avait aussi des réunions œcuméniques au cours desquelles on partageait des repas avec le prêtre et l'aumônier protestant, après avoir lu la Bible et passé un moment ensemble dans le partage et la prière.

 

Est-ce que vous avez apprécié ce travail d'accueil des étudiants étrangers?

Oh oui, beaucoup. (le visage de Christine s'illumine) Ce que j'aime surtout, c'est être disponible pour les autres. Et puis, j'ai l'impression que, quand je rencontre les boursiers qui arrivent d'un autre pays, la confiance naît tout de suite. Il y a quelque chose qui passe entre nous dès le départ.

 

Vous les sécurisez?

Peut-être… (Christine sourit timidement) J'ai l'impression que les étudiants me considèrent un peu comme une mère… Comme la jeune femme que vous m'avez vue accompagner à la Poste hier. J'ai senti qu'elle me faisait tout de suite confiance. C'est un peu comme si on se connaissait depuis longtemps…

 

Christine, vous êtes très souriante: ça doit aider pour les contacts humains… Vous êtes aussi de confession catholique. Pensez-vous que votre foi y est pour quelque chose dans ce contact direct que vous avez avec les jeunes?

Oui, je crois que c'est essentiel. Ma foi me fait voir les gens d'un autre œil. Je les aime. A l'église, je reste souvent dans mon coin, et je prie toute seule parce que je suis très timide, mais dans mon travail, je sais aller vers les autres et les aider à se sentir à l'aise.

 

Dans un mois et demi, vous allez prendre votre retraite et quitter définitivement ce métier que vous avez beaucoup aimé. Que ressentez-vous en y pensant?

Ça va beaucoup me manquer. J'aime tellement mon travail ! (Christine est très émue, et son regard se fait nostalgique) Je suis très triste de devoir quitter ce travail et de ne plus voir tous ces jeunes…

 

Cela fait deux ans que je connais Christine. Il nous est arrivé de prier et de lire la Bible ensemble, en français et en anglais aussi. Christine est d'origine ghanéenne, et, bien qu'elle parle très bien le français, elle se sent parfois plus à l'aise dans la langue de Shakespeare.

 

Un jour, me raconte-t-elle, Fanta, une employée d'entretien de l'aéroport avait été chargée de vider un bureau et de jeter son contenu. C'était au moment où on faisait des travaux de rénovation au terminal 1, et que beaucoup de compagnies avaient déménagé au terminal 2. Elle avait trouvé une Bible en anglais que quelqu'un avait laissée là. Fanta était une musulmane respectueuse du livre saint des chrétiens. Au lieu de mettre cette Bible au rebut, elle avait pensé que cela me ferait plaisir, et elle me l'avait donnée.

 

Et Christine d'ajouter: A chaque fois que j'ouvre cette Bible, je pense à elle, qui est décédée peu de temps après.

 

Et dans un soupir: Ce travail va me manquer, vraiment me manquer…

 

Pasteure Anniel Hatton, aumônier protestant à Roissy-Charles de Gaulle

 


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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:36

http://idata.over-blog.com/2/65/37/65/2006/-chelle-de-Jacob--chartreuse-de-pise-.jpg10Jacob partit de Beer Schéba, et s'en alla à Charan.

    11Il arriva dans un lieu où il passa la nuit; car le soleil était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et il se coucha dans ce lieu-là.

    12Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle.

    13Et voici, l'Éternel se tenait au-dessus d'elle; et il dit: Je suis l'Éternel, le Dieu d'Abraham, ton père, et le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité.

    14Ta postérité sera comme la poussière de la terre; tu t'étendras à l'occident et à l'orient, au septentrion et au midi; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité.

    15Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays; car je ne t'abandonnerai point, que je n'aie exécuté ce que je te dis.

    16Jacob s'éveilla de son sommeil et il dit: Certainement, l'Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas!

    17Il eut peur, et dit: Que ce lieu est redoutable! C'est ici la maison de Dieu, c'est ici la porte des cieux!

    18Et Jacob se leva de bon matin; il prit la pierre dont il avait fait son chevet, il la dressa pour monument, et il versa de l'huile sur son sommet.

    19Il donna à ce lieu le nom de Béthel; mais la ville s'appelait auparavant Luz.

    20Jacob fit un voeu, en disant: Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s'il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir,

    21et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l'Éternel sera mon Dieu;

    22cette pierre, que j'ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras.

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 08:49

"Voyages autour de la chambre, voyages imaginaires, voyages au bout du monde ou au bout de la nuit, tous obéissent à l'appel venu du large ou à celui qui surgit de la route. Mais la cage du moi demeure inexorablement close et les chants tragiques que l'homme y fait retentir attendent que leur réponde un Message."

http://vivamalta.v.i.pic.centerblog.net/o/a12a58f2.jpg

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:04

http://www.live4god.org/Paul_the_Apostle013.jpg

1 Cependant Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du      Seigneur, se rendit chez le souverain sacrificateur,
2 et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait des partisans de la nouvelle doctrine, hommes ou femmes, il les amenât liés à Jérusalem.
3 Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.
4 Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu?
5 Il répondit: Qui es-tu, Seigneur? Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.
6 Tremblant et saisi d'effroi, il dit: Seigneur, que veux-tu que je fasse? Et le Seigneur lui dit: Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.
7 Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne.
8 Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas. 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 16:36

 

"Le voyager me semble un exercice profitable. L'âme y a une continuelle exercitation à remarquer les choses inconnues et nouvelles; et je ne sache meilleure école, comme j'ai dit souvent, à former la vie que de lui proposer incessamment la diversité de tant d'autres vies, fantaisies et usances et de lui faire goûter une si perpétuelle variété de formes de notre nature."             

                                                                                                                                                                                DSCN1588.JPG

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:37

DSCN1582.JPG

« J’ai trop d’la chance ! Je vais aller au bureau de Maman! En plus, y'a plein d’choses à voir à l'aéroport… » dit le petit garçon à ses sœurs qui se préparent à se rendre à l’école.

Elias a 4 ans. Il a 39 de fièvre aujourd’hui. Sa maman ne peut pas se permettre de prendre un jour de congé. Il va donc passer la journée à l’aéroport, à dessiner et colorier tranquillement dans un coin de bureau en essayant de se faire tout petit pour qu’on oublie sa présence. De plus, par la grande baie vitrée, il peut voir les avions aller et venir. C’est donc presque une joie que d’être malade !

 

En sortant de l’espace réservé aux bureaux du terminal 2F, je dois brusquement m’arrêter pour laisser passer deux gamins de 8-9 ans qui jouent aux auto-tamponneuses avec des chariots à bagages. Emporté par son élan, l’un d’eux va percuter un passager qui, soudain déséquilibré, se retrouve bien malgré lui, et à son grand déplaisir, assis sur une valise qui ne lui appartient pas.

 

Je poursuis ma route et me dirige vers le terminal 1. Dans le CDGVal, un frère et une sœur se sont assis à l’avant de la rame. Ils peuvent ainsi avoir l’illusion de conduire la navette eux-mêmes. Ils sont fascinés par « ce p’tit train qui roule tout seul ». Est-ce qu’il est télécommandé ? » demande le petit frère. « Et où est le monsieur qui tient les manettes ? »

 

DSCN2007.JPGEn sortant de la navette, un spectacle étonnant nous attend au terminal 1, une animation ponctuelle. Des jeunes et des moins jeunes en attente de départ sont assis sur des sièges surélevés. Ils trempent leurs jambes lasses dans des espèces d’aquariums remplis d’eau bouillonnante. De petits poissons vont et viennent, effleurant les pieds des baigneurs occasionnels et, paraît-il, se délectent des peaux mortes des membres desséchés et échauffés par un peu trop de marche…

 

Un peu plus loin, un petit garçon joue au foot avec un ballon de baudruche qu’on lui a donné au stand de restauration rapide tout proche. Il s’y croit vraiment, se concentre et évolue avec grâce au milieu de l’allée, faisant des figures improbables sous les yeux amusés de passagers dont c’est la seule distraction pour le moment, et qui sont vraiment au spectacle.

DSCN2011.JPG

 

Et cerise sur le gâteau, voilà que c’est justement l’inauguration du jardin d’été, sorte de patio récemment aménagé au centre du terminal. Des invités sur leur trente-et-un bavardent à bâtons rompus au son de morceaux de musique classique. D’autres arpentent lentement les petites allées qui serpentent entre des plantes méditerranéennes. On se croirait dans le sud de la France…

 

J’ai trop d’la chance d’être à l'aéroport ! Y'a plein d’choses à voir…

 

Anniel Hatton, aumônier à Roissy-Charles de Gaulle

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 07:24

 

Seigneur,DSCN1388.JPG

 

Tant d'obstacles nous attendent sur le chemin de la vie.

C'est un voyage aux étapes inégales.

Parfois on se presse, et l'on stresse.

 

Parfois on se pose des questions

Auxquelles on n'a pas toujours de réponse.

 

Parfois on est obligé de faire halte pour différentes raisons,

Maladie, échec, accident de parcours, que sais-je…

 

Mais, Seigneur,

Tout au long de notre route,

Tu places des repères pour nous guider,

Tu nous encourages de diverses manières.

 

Aide-nous à nous aussi encourager les autres,

Les soutenir et les aider à avancer

Sur la route qui est la leur,

Avec la force que tu donnes

A tes enfants que nous sommes.

 

Amen

 

Pasteure Anniel Hatton, aumônier à Roissy-Charles de Gaulle

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:14

DSCN1531Seigneur Jésus,

les Evangiles te montrent constamment en mouvement.

Tu vas d'un lieu à l'autre à l'écoute de tous et de chacun.

 

Du bord du lac de Galilée à une synagogue,

D'une maison remplie de monde à un lieu désert,

Du chevet d'une malade à une barque voguant sur les flots,

Jamais tu ne cesses de voyager, de te déplacer,

toujours disponible aux besoins de l'un ou de l'autre.

 

Tu es notre Seigneur, mais aussi notre Sauveur.

Tu veux nous libérer de tout ce qui nous oppresse.

Tu donnes une direction à nos vies souvent désemparées.

 

Tu remplis nos existences de ton espérance.

Tu nous témoignes ton affection quand nous sommes esseulés.

 

Comme Abraham et Sarah, parfois tu nous appelles à partir à l'aventure au gré d'une vocation que tu nous adresses.

 

Si nous sommes captifs, comme l'étaient les hébreux,

tu veux nous délivrer, et tu nous protèges

tout le long du chemin où tu nous envoies.

 

Nous qui avons fait l'expérience

de ta bonté et de ta compassion,

Nous te prions pour les migrants de toutes sortes,

Pour les réfugiés qui ont tout perdu,

Pour les abandonnés de tous bords,

Pour ceux qui n'ont pas de domicile fixe,

Pour les déracinés et les apatrides.

 

Donne-leur la force dont ils ont besoin,

nous t'en prions.

Seigneur, toi qui étais aussi un déraciné,

rejeté des siens,

entoure-les, réconforte-les, console-les,

et montre-leur le chemin à suivre vers une vie meilleure.

 

Seigneur Jésus, merci pour ton écoute.

Gloire à toi.

 

Amen

 

Pasteure Anniel Hatton, aumônier à Roissy-Charles de Gaulle


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