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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:34

http://bp0.blogger.com/_VfiW5TcrOmo/R2ueV99Q3wI/AAAAAAAAAX0/XN71X330jII/s400/H%C3%A9rode+2.jpgCurius, le fils du roi Hérode, passe sa vie dans le somptueux palais du souverain. Il profite de l'agitation créée par l'arrivée des mages, pour se glisser hors de sa prison dorée. De bien étranges rencontres l'attendent alors...qui finissent par le conduire vers le Christ.

Narrateur : Vers l'an zéro, vivait en Palestine un riche roi du nom d' Hérode. Il avait son palais à Jérusalem, qui éblouissait tous les visiteurs, tant il était magnifiquement paré d'or et d'argent. Mais les habitants de Jérusalem ne connaissaient guère les habitants du palais, hormis leur roi, qui chaque année s'adressait à la foule après avoir traversé la ville escorté d'une imposante armée et de musiciens qui jouaient des tambours et trompettes.

Au sein du palais la vie était luxurieuse, chaque repas était un repas de fête avec de la nourriture à volonté. Tout le monde était habillé richement de vêtements soyeux. Les chambres étaient vastes et richement décorées.

Hérode avait deux fils dont le cadet se nommait Curius. Curius portait bien son nom : il avait l'esprit éveillé, s'intéressait à tout. Mais la vie du palais ne lui offrait guère de distraction. Il connaissait en effet tous les recoins du palais, de la cave au grenier, connaissait tous les mets que l'on apprêtait, avait passé des heures à admirer les somptueux tableaux qui décoraient la salle d'apparat et les longues parties de dames qu'il faisait avec l'une de ses servantes finissaient par le lasser. En somme, la vie au palais lui paraissait ennuyeuse.

Un jour alors que Curius s'était égaré dans la salle d'audience, il entendit au loin les pas des gardes qui longeaient le long couloir qui conduisait vers la salle. Curius choisit de se cacher derrière un grand rideau de couleur pourpre.


Scène 1 : Dans le palais

Le ministre du roi : Gardes que l'on ouvre la porte ....
Le roi : Pourquoi, cette audience à une heure aussi matinale ?
Le ministre du roi : Sir, il vint à arriver trois mages de Babylonie, qui ont demandé audience.
Nous les avons dissuadé de vous déranger, ils ont insisté, vu la gravité de leur visite.
Le roi : Bon, faites-les entrer, et que l'on en finisse.
Le ministre du roi : Gardes que l'on fasse entrer les mages.
Les mages : Grâce et honneur te sois rendu, ô grand Roi de Palestine.
Le roi : J'espère que ce dérangement est motivé par une raison sérieuse.
Mage 1: Votre majesté, nous avons suivi une étoile d'Orient qui annonce la naissance d'un roi.
Le roi : Que me chantez-vous là.
Mage 2 : Nous observons depuis des décennies les astres du ciel. L'étoile apparue dans le ciel, nous a conduit jusqu'à vous.
Le roi : Bon, bon .... Appelez-moi, les sages que l'on en finisse avec ces balivernes.
Le ministre du roi : Garde faites appeler les sages.

Musique ...

Le ministre du roi : Sir voici les sages.
Les sages : Sir nous avons entendu votre requête et avons consulté le Saint Livre.
Le roi : Venons-en au fait ...
Les sages : Selon les Saintes Ecritures un Roi devrait naître à Bethléem dans la ville de David.
Le roi : Comment à Bethléem ? Le palais est à Jérusalem, comment un roi pourrait-il naître hors du palais ? Messieurs les mages, allez à Bethléem visiter ce roi, et revenez m'en informer afin que je puisse à mon tour l'adorer.

Narrateur : Curius avait tout entendu, pas un seul mot ne lui avait échappé et il n'avait qu'une envie, celle de suivre les mages afin de découvrir cet enfant roi. Il se glissa doucement vers une porte dérobée, longea le long couloir afin de se joindre discrètement aux mages et à leurs serviteurs qui allaient bientôt franchir la porte du palais.

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Scène 2: La rencontre avec le vieil homme

Narrateur : Curius, n'était jamais sorti de ce vaste palais, et il fut étonné par la taille de la ville, les nombreuses rues et les champs et des prés si vastes qu'il n'aurait pu l'imaginer. En marchant, il croisa un vieil homme assis au bord de la route en train de se reposer. Il fut très intrigué et s’approcha de lui.

Curius : Monsieur.
Vieil homme : Oui mon enfant.
Curius : Monsieur, pourrais-je connaître le pays d’où vous venez ?
Vieil homme : (avec un sourire) Mais je suis d’ici. Pourquoi cette étrange question ?
Curius : Car vous ressemblez à un olivier.
Vieil homme : (intrigué) A un olivier ? Je n’ai pas de branches à ce que je sache, ni de feuilles, ni d’olives, mon enfant.
Curius : Non, mais votre visage a l’aspect d’un tronc d’arbre.
Vieil homme : Ah ce sont les rides, mon enfant. Je ne suis plus très jeune tu sais, et bientôt j’irai trouver mon Seigneur.
Curius : Vous allez au palais du roi ?
Vieil homme : Non, j’irai auprès du Roi des Rois, le Seigneur notre Dieu, qui m’a donné la vie et auprès duquel je vivrai pour l’éternité.

Narrateur : Etonné, Curius s’éloigna du vieil homme.

Musique

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Scène 3 : Rencontre avec la mendiante

Narrateur : Curius n’avait fait que quelques pas quand il rencontra une mendiante assise avec son bébé.

Mendiante : Un peu de pain, un peu d’eau pour mon bébé et moi. Pitié ne nous laissez pas mourir de faim.
Curius : Madame, que faites-vous là ? Pourquoi ne demandez-vous pas à votre servante qu’elle vous prépare la table ?
Mendiante : De quoi me parles-tu mon enfant ? Je suis pauvre et je n’ai rien.
Curius : Pauvre, que veut dire ce mot ?
Mendiante : Vu tes habits, on pourrait croire que tu t’es échappé d’un palais.
Curius : Cela voudrait-il dire que vous ne mangez que ce que les gens vous donnent ?
Mendiante : Oui, je n'ai rien d'autre.
Curius : Je n'ai que ce morceau de pain, mais si vous voulez, je vous donne cette chaîne en or que je porte depuis que je suis né.

Narrateur : Curius offrit sa chaîne qui depuis longtemps l'embarrassait. La femme était tellement surprise qu'elle ne trouva mots pour le remercier.

Musique ....

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Scène 4: Rencontre avec le lépreux

Narrateur : La troisième rencontre de Curius le troubla davantage, il venait de marcher une demi-heure hors de la ville pour suivre de loin la caravane des mages, lorsqu'arriva par le côté un homme avec une clochette. Tout le monde se mit alors à courir, comme si l'homme était dangereux. Curius au contraire, intrigué s'approcha de l'homme.

Le lépreux : Pourquoi ne fuis-tu pas comme les autres ?
Curius : Je ne sais pas, mais vous n'avez pas l'air méchant.
Le lépreux : Bien sûr que non, je ne suis pas méchant.
Curius : Mais alors pourquoi tout le monde a peur de vous?
Le lépreux : Car je suis malade.
Curius : Malade, moi aussi je suis parfois malade, j'ai souvent le rhume en hiver.
Le lépreux : Oui, mais ma maladie se nomme la lèpre. Regarde, mais surtout ne touche pas, voici mes mains.
Curius : Oh ! Pauvre Monsieur.
Le lépreux : Va, mon enfant, tu es bon, sache que nous les lépreux, nous sommes comme toi, si ce n'est que notre maladie ne partira plus jamais.

Narrateur : Curius continua sa route à distance de la caravane des mages. Il était fort troublé des rencontres qu'il venait de faire. Au palais, on ne lui avait jamais parlé de la vie qui avançait, qu'un jour il faillait quitter ce monde. On ne lui avait jamais dit que certains n'avaient pas de quoi se nourrir. On ne lui avait jamais parlé des maladies qui ne guérissent pas et qui rongent les mains et les pieds. Maintenant, Curius avait vraiment quitté son palais ....

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Scène 5 : A Bethléem

Narrateur : La route était longue et pénible, lui qui n'avait jamais marché hors du palais, qui ne connaissait que des sols de marbre polis. Le soir venu, la caravane s'approcha de Bethléem. Curius la rattrapa rapidement car elle s'arrêtait presque à chaque maison. Personne ne semblait connaître l'existence d'un palais royal. La situation devenait de plus en plus complexe. Après plus d'une heure de recherche, les mages stoppèrent la caravane sur la place du village. Il fallait trouver un lieu pour passer la nuit. Toutes les hôtelleries étaient remplies et le palais royal était inexistant ! Curius avait froid, il n'osait pas s'approcher davantage de la caravane de peur de se faire reconnaître, mais il ne pouvait pas rester dans la rue. Curius était là, perdu. Le palais de son père était trop loin pour y retourner et puis, avait-il vraiment le désir de retourner dans cette prison dorée ? Mais se trouver soudainement seul au milieu de la foule le désespérait, et de chaudes larmes vinrent à remplir son visage. Il sillonnait la ville Bethléem, cherchant un recoin pour s'allonger quand soudain il entendit, des hommes parler de l'enfant nouveau né. C'étaient des bergers qui sortaient d'une petite étable. Doucement Curius se glissa dans ce petit lieu. Là, il se trouva au milieu des animaux, une jeune femme, un jeune homme et un bébé qui pleurait. Curius resta un long temps dans un coin à admirer la scène. Seuls les animaux accompagnaient le bruit du bébé à demi éveillé. Enfin Curius surmonta sa crainte et se manifesta :

Curius : Pardon de vous déranger, est-ce bien le roi qui devait naître.
Marie (étonnée) : Qui t'as parlé de cela ?
Curius : J'ai suivi des mages venus d'Orient.
Josephe : Des mages ?
Curius : Est-ce que vous allez l'enfermer dans un palais ?
Josephe : Nous sommes de simples gens, nous ne vivons que dans une modeste maison.
Curius : Sera-t'il alors un roi qui vivra avec les gens, avec le vieux monsieur, avec la femme qui a faim et avec les malades?
Marie : L'ange nous a dit de le nommer Jeshoua, Jésus, ce qui veut dire le Sauveur. Je ne pense pas qu'un sauveur veuille s'enfermer dans un palais doré.
Curius : Est-ce que je peux rester avec vous ?

Narrateur : Soudain, un bruit se fit entendre. Les trois mages avaient enfin trouvé l'étable et s'agenouillèrent devant l'enfant. Curius, s'était mis à l'écart, il observait la scène qui lui paraissait de plus en plus insolite, mais qui allait définitivement réorienter sa vie. Il savait désormais que sa place n'était plus dans un palais, mais qu'il allait suivre ce roi, qui était né dans la pauvreté, loin du monde protégé dans lequel il avait vécu. Désormais, Curius deviendra un disciple discret qui annoncera la venue d'un nouveau royaume.

Musique

______________________________________________

Chants proposés
- Le père Martin (illustre le récit du cordonnier)

- Invité
Les partitions sont disponibles sur le site de l'auteur .

Un CD audio avec certaines scènes et des plages musicales peut être obtenu auprès de l'auteur. Il permet de produire la saynette même dans les lieux où il y a peu d'enfants à l'école du dimanche.

>>> Le site de l'auteur de la saynette, le pasteur Daniel Priss

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 21:38


Récit de la naissance de Samuel

Comme elle prolongeait sa prière devant le Seigneur, Eli observait sa bouche. Anne parlait en elle-même. Seules ses lèvres remuaient. On n’entendait pas sa voix. Eli la prit pour une femme ivre.
1 Samuel 1.12-13

En ce temps-là, à la fin de l’été, les greniers regorgeaient de blé, les jarres débordaient d’huile et les troupeaux s’étaient agrandis. Les familles étaient heureuses. Alors, tous se rassemblaient sur la place du village pour monter au sanctuaire de Silo. On partait là-haut en pèlerinage, remercier le Seigneur Dieu pour tous ses bienfaits.
Voyez l’effervescence : les petits ânes piétinent d’impatience en soulevant la poussière. Les mères rassemblent leurs enfants dans leurs jupes. Les hommes arriment des fardeaux de farine et d’huile sur le dos des ânes : ce sera leur offrande, là-haut, au sanctuaire.
Et claque le grand fouet, c’est le signal du départ : la caravane s’ébranle. Le bouvier mène le troupeau des taureaux de trois ans pour les sacrifices, et les familles s’égrènent derrière lui tout au long du chemin. Lorsque la caravane atteint les confins des collines d’Éphraïm, les hommes entonnent les chants de montée, aussitôt repris par les voix des femmes et les enfants.
Au village, la poussière retombe, le bruissement des piétinements s’atténue, on n’entend plus que l’écho des chants porté de loin en loin par la brise ondoyant entre les collines.

Au coeur du village de Rama, dans sa maison désertée, une femme est restée seule. Elle soupire d’aise. Elle reprend son fuseau de bois et enroule un beau fil de lin bien fin et bien régulier. Son enfant est là, à ses pieds dans son berceau de joncs.
Quelques instants auparavant, son mari s’est inquiété :
— Mais enfin Anne, tu n’entends pas l’agitation au-dehors ? Tout le monde est prêt, et toi, que fais-tu ? Tu ne te prépares pas pour venir au sanctuaire de Silo ? …
— Non, cette année, je ne viendrai pas. Plus tard, lorsque je pourrai accomplir mon voeu…
— Comme tu voudras, femme, fais comme bon te semblera, a répondu Elkana, son époux, et il est parti avec sa seconde femme, Peninna et les enfants.

Le silence de la maison est doux. Anne sourit à son enfant…
— Si tu savais, mon fils chéri. Moi aussi, année après année, je suis montée en pèlerinage au sanctuaire de Silo…
Anne se souvient de la longue marche de l’année dernière : la poussière, la fatigue, les chants, l’arrivée au sanctuaire, et puis le sacrifice du taureau de trois ans. Lorsque la graisse brûle, la fumée monte tout droit dans le ciel, signe de l’agrément du Seigneur Dieu. Elkana son époux peut alors procéder au partage. Avec son grand couteau, il détache délicatement le filet, la plus belle part. Aussitôt le fils aîné tend sa galette : mais non, la plus belle part n’est pas pour le fils aîné. Alors, Peninna, la seconde femme tend sa galette : mais non, la plus belle part n’est pas pour la seconde femme. Elkana dépose délicatement le morceau dans la galette d’Anne, sa femme bien-aimée, la femme de sa jeunesse.

Aussitôt la voix de Peninna s’élève, remplie de colère :
- Ce n’est pas parce qu’elle a la plus belle part qu’elle est la femme glorieuse !… C’est moi qui suis la femme glorieuse, c’est moi qui ai porté les enfants d’Elkana ! En dix ans de mariage, elle n’a pas réussi à avoir un seul enfant… ! Ses entrailles sont desséchées !

Anne baisse la tête, et deux sillons brillants glissent sur ses joues,
- Pourquoi elle pleure ? dit un enfant.

Elkana entoure de ses bras les épaules d’Anne :
- Pourquoi pleurer, pourquoi te tourmenter ?… Est-ce qu’un mari tendrement aimé ne vaut pas mieux que dix fils ?

Alors Anne se lève, les yeux rouges, échevelée, elle court jusqu’au sanctuaire. Elle passe devant le grand prêtre Eli sans le voir, sans voir l’ourlet défait de sa tunique, ni les poils gris de sa barbe rare.

Elle se précipite à la porte du sanctuaire, et là, se tordant les mains, elle murmure :
— Seigneur, mon coeur est triste à mourir. Je t’en supplie, accorde-moi un fils. Il sera ton servant, ici-même, dans ce sanctuaire, il te sera consacré. Le rasoir ne passera jamais sur sa tête.

Le prêtre Eli, voyant cette folle s’agiter ainsi se met à la chasser en disant :
- Va-t-en ivrogne, va cuver ton vin ailleurs !
- Hélas ! mon Seigneur, je ne suis pas ivre, je ne suis pas ivre de vin, mais de douleur ! Je viens ici même, apporter ma prière au Seigneur Dieu.
- Va ma fille, dit Eli, va, ne te tourmente pas, et que le Seigneur t’accorde ce que tu lui as demandé…

Alors une grande paix descend sur le coeur d’Anne, une grande sérénité. Elle retourne à la table où toute la famille est réunie, et elle peut manger.

Le lendemain, Elkana, Peninna, Anne et les enfants retournent au sanctuaire afin de remercier une fois encore le Seigneur avant de retourner au village de Rama…

Et maintenant tu es là, mon fils bien-aimé, Samuel, donné, accordé par Dieu. Que tu es beau. Tes cils font comme un éventail sur tes joues rebondies.
Je te donnerai tout ce que j’ai de meilleur. Regarde, Samuel, c’est pour toi que je file ce beau fil de lin bien fin et bien régulier. Ensuite, je tisserai pour toi une petite robe.
Lorsque tu seras grand, nous irons ensemble au sanctuaire de Silo, toi, tu marcheras devant. Ton père conduira le taureau de trois ans, pour le sacrifice. Et moi je guiderai le petit âne chargé d’offrandes de farine et d’huile.
Nous irons voir le grand prêtre, et je lui dirai :
- Eli, te souviens-tu de moi… Je suis celle qui était venue apporter sa prière à la porte même du sanctuaire. C’est pour cet enfant que je priais : regarde le Seigneur me l’a accordé.
Je te le confie, il sera consacré au Seigneur, jamais le rasoir ne passera sur sa tête. Tu lui enseigneras la religion de nos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Ici-même, dans ce sanctuaire, il sera le servant du Seigneur.
Chaque année, je lui confectionnerai une petite robe de lin, plus grande, et je lui apporterai. Et toi, Eli, tu glisseras sur ses épaules l’Ephod, le signe distinctif des servants de l’Éternel. (1) N.L.


(1) Lecture : Premier livre de Samuel, chapitre 1, versets 1 à 28, et chapitre 2, versets 1 à 11 et 18 à 19

 


* Note
Strasbourgeoise d’origine, Noëlle Lassalle raconte la Bible en catéchèse depuis de nombreuses années. Elle travaille depuis presque dix ans avec trois amies : Louise Lagasse, Magui Maurette et Magali Glaenzer au sein de l’association : Parole Contée . A travers leurs récits , elles font toutes les quatre la courte échelle à tous ceux qui voudraient entrer dans le monde de la Bible .

Après une exégèse approfondie, des recherches culturelles et historiques, et un travail d’oralité en commun, elles créent chacune leur conte avec toute leur foi et leur sensibilité… afin d’emporter leur auditoire au pays de la Bible.
Elles animent sur demande des soirées, ou des cultes et organisent des formations .
Marie-Hélène David vit en Alsace, elle est historienne et artiste : graveuse et dessinatrice, elle a été présidente de l’association « l’Estampe du Rhin » .

Le roseau , la pierre et le cristal est le premier ouvrage qu’elles éditent : Editions Olivétan , octobre 2006 17 euros

Association Parole Contée :
72 ave du Docteur Fleming
13500 Martigues
noelle.lassalle@mac.com

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans Spiritualité
19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 13:21

a01d4222-e4c4-429f-9458-4758c26e906d-ADPPriereLe 17 décembre 1903, le premier avion à moteur a pris les airs. Après le défi technique et l'aventure humaine représentés par ce projet, l'objectif était de favoriser les échanges internationaux et le commerce, d'abord par le transport du courrier puis, par la suite, de passagers. La vitesse de l'avion ne dépassait pas les 150 km/h. (plus d'information sur l'histoire de l'aviation: http://firstflight.open.ac.uk/index.html)

 

En 1943, le nombre de passagers voyageant en avion est allé bien au-delà des rêves les plus fous des fabricants. Ce phénomène transformera la société et sa façon de vivre. Des avions plus gros, allant de plus en plus vite et parcourant des distances plus grandes, ont eu pour conséquence la décision d'installer les aéroports de plus en plus loin des centres urbains. Très vite, de nouveaux besoins sont apparus dans ces structures.

 

Dans les aéroports, il manquait un endroit où pouvaient aller prier, méditer ou tout simplement se faire écouter, à la fois les passagers qui attendaient le départ de leur vol ou leur vol de correspondance, mais aussi les employés des lignes ou de l'aéroport qui devaient y passer de longues heures de travail.

Edwin Standford Hogg, un employé d'Eastern Airlines, a alors proposé le premier l'installation d'un espace dédié à la méditation et la prière à l'intérieur d'un aéroport, créant du même coup une aumônerie à l'aéroport international Hartsfield d'Atlanta. Les objectifs de cette aumônerie étaient multiples :

  • offrir un espace ouvert en permanence à toutes les confessions pouvant se retrouver dans un grand aéroport international ;

  • proposer un espace dédié à la prière et méditation individuelles ;

  • être une oasis de calme et de tranquillité dans la vie fébrile d'un aéroport ;

  • proposer les services d'un aumônier à ceux éprouvés par des soucis personnels et ayant besoin du conseil et d'orientation.

 

La première chapelle aéroportuaire répertoriée est ouverte en 1951 à l'aéroport international Logan de Boston sous l'impulsion du cardinal Cushing.

 

De nombreuses autres chapelles se sont ouvertes par la suite. En 1961, lors d'une rencontre à Orly, le père Xavier de Meuss de Bruxelles proposa au père Steux l'idée d'un rassemblement annuel avec d'autres aumôniers d'aéroport. Ce projet a été concrétisé par une réunion à Bruxelles en 1965 accueillant une dizaine de prêtres catholiques. Ils se sont engagés à se réunir chaque année. Ce fut le cas depuis tous les ans à l'exception de l'année 1985, la conférence annuelle à Rio de Janeiro ayant dû être annulée à la dernière minute en raison des difficultés internes brésiliennes.

 

Ces réunions annuelles se voulaient informelles et aucun président n'y était désigné, même si, comme signe de reconnaissance, la présidence de séance était toujours confiée au fondateur, le père Xavier de Meuss. La conférence n'avait pas de nom officiel quoiqu'entre eux les participants parlaient de l'Association internationale des aumôniers aéroportuaires. Les membres participants disposaient chacun d'un badge, l'administration française autorisant les aumôniers de cette assemblée à utiliser le même badge qu'utilisaient les aumôniers de l'Armée de l'air française.

 

Lors de la conférence annuelle des aumôniers aéroportuaires en 1969 à New-York, la décision a été prise d'étendre la participation à ces rassemblements à des non-catholiques. A la conférence annuelle de 1973 à Malte, les membres de l'association ont voté de fixer à Francfort le siège d'un secrétariat permanent sous la direction du père Walter Mäader (Société de l'Apostolat Catholique). Si aucune structure formelle d'administration n'a été arrêtée, la création de stauts et la définition d'un nom officiel furent votées l'année suivant, lors du rassemblement de Vancouver.

 

Le premier nom de l'Association et les premiers statuts

 

La CACI (Civil Aviation Chaplains International) était un groupe œcuménique d'aumôniers ordonnés de l'aviation civile, chaque aumônier devant être reconnu par les autorités constituées de son église et par la CACI. Le travail de chaque aumônier comprenait et comprend toujours un ministère liturgique, pastoral et évangélique à destination des personnes se servant de l'aviation civile ou travaillant dans les aéroports, au sol ou dans les airs. La vocation de l'association est d'ouvrir le plus largement possible ses rangs, à condition toutefois que sa cohérence et son unité soient respectées et que ses réalisations soient toujours inspirées de la sagesse, du courage et de l'amour de Dieu.

 

Les objectifs de la CACI :

 

  • proposer à ceux engagés dans un ministère dans l'environnement exceptionnel de l'aviation civile une structure fraternelle qui était indispensable au service de Dieu et promouvoir cette structure ;

  • favoriser un échange permanent sur leurs pratiques respectives et sur leurs réflexions afin de permettre à chacun de mieux remplir sa mission ;

  • promouvoir la compréhension du fonctionnement de l'aviation civile et la façon dont elle touche ceux qui s'en servent ou y travaillent ; étudier comment elle façonne notre monde moderne ;

  • mener des réflexions théologiques et sociologiques communes et de façon générale sur tout aspect lié à leur mission ;

  • affirmer et communiquer l'expérience de l'unicité du monde de Dieu de participants telle que le révélait leur engagement dans le monde de l'aviation civile ;

  • nourrir des liens spirituels et œcuméniques dans ce monde que Dieu a créé et dont la création n'est pas achevée.

 

Afin de réaliser ces objectifs de la CACI :

  • des réunions sont organisées à une fréquence arrêtée par la CACI ;

  • un secrétariat permanent est institué ;

  • des informations sont diffusées.

 

Tous les ans un comité programmes sera élu, celui-ci comprenant le président, le vice président et les membres du secrétariat permanent. Ce même comité accordera des agréments.

 

Le développement d'un ministère commun à l'intérieur de la CACI présuppose des relations étroites avec les églises constituées de ses membres. La CACI s'efforce de créer et d'entretenir activement ces relations afin de favoriser un dialogue indispensable ainsi que la coopération et un esprit de partage des ressources. C'est ainsi que les membres seront en mesure de mieux accomplir leur ministère commune dans l'aviation civile.

 

La conférence de 1974 a été marquée par l'élection officielle comme président du père Xavier de Meuss et par le renouvellement dans ses fonctions de secrétaire de Walter Mäader (Société de l'Apostolat Catholique). Le révérend Peter Holloway, originaire d'Australie, a été élu vice-président. Il deviendra président lors de la conférence de 1980 à Minneapolis. A sa retraite en 1984, il a démissionné du poste de président, au moment où l'association a adopté des statuts plus formels (à la genèse de nos statuts actuels) et au moment du changement de nom de l'association en IACAC (International Association of Civil Aviation Chaplains). La rédaction des nouveaux statuts a été réalisée avec le concours d'un avocat d'affaires expérimenté, et ce dans l'objectif de promouvoir la reconnaissance de l'IACAC comme association de référence par les diverses instances de certification internationale. Ce projet a failli aboutir à plusieurs reprises, échouant chaque fois en raison des conditions particulières imposées par certains pays disposant d'un droit de veto. Même si cet objectif n'a pas été atteint, les effectifs et l'influence de l'association n'ont jamais cessé de croître. Au moment de la rédaction de ce texte, l'existence de 173 aumôneries est répertoriée et, en toute vraisemblance, l'existence d'autres aumôneries échappe certainement à notre vigilance. Il va de soi que l'IACAC sera toujours heureuse d'accueillir l'arrivée de nouveaux adhérents et de nouvelles aumôneries.

 

En dehors des services au public que son regretté collègue, feu Edwin "Happy" Hogg, avait imaginés, les aumôniers travaillant dans l'aviation civile de nos jours sont de plus en plus sollicités pour soutenir, chaque fois dans de nouvelles formes, les "usagers" de l'aviation civile ou ceux travaillant dans le secteur. Dès qu'il y a une catastrophe aérienne, chose fort heureusement assez rare, les aumôniers ont un rôle vital à jouer. Lors des périodes de grande peine et d'affliction généralisée, l'aumônier est également présent. Quand le secteur de l'aviation civile est perturbé par des conflits sociaux, les aumôniers peuvent offrir à tous des conseils pondérés. Même quand il s'agit de conflits domestiques, de conflits de nature presque banale, l'aumônier propose sa grande écoute. Enfin, quels que soient les chocs de la vie qu'il observe à l'aéroport, le statut double de l'aumônier—indépendant mais expert dans le fonctionnement de l'aviation civile—lui donne une qualité d'expertise irremplaçable. Au moment de grands événements heureux, l'aumônier aussi est là pour s'en réjouir avec tous ceux qui l'entourent, ce qui apporte à tous un sentiment de joie et de bonheur. Selon une enquête menée à Heathrow de Londres, il y a quelques années, une majorité des personnes interrogées estimait que le rôle le plus important d'un aumônier d'aéroport était sa disponibilité sur place en cas de besoin.

 

Une part non négligeable du temps de l'aumônier aéroportuaire est consacrée à la prière, pour tous ceux auprès de qui il travaille et plus particulièrement pour d'autres aumôniers, qui pourraient, eux, connaître des moments difficiles dans la réalisation de leur ministère. Ce partage de pratiques et d'expérience se réalise principalement lors des conférences annuelles pendant les séances consacrées aux "histoires d'aumônier". D'autre part, l'association a rassemblé quelques documents de formation à l'intention d'aumôniers arrivant dans le monde de l'aviation civile.

 

Le mandat de chaque personne élu (y compris du président, du premier vice président, du secrétaire, du trésorier et du responsable de l'annuaire) est de deux ans. Chaque année, l'aumônerie recevant la conférence annuelle l'année suivante désigne d'office un vice président dont le mandat est également de deux ans. Ces personnalités font partie du comité directeur de l'association, celui-ci se réunissant quatre fois par an et notamment juste avant et juste après la conférence annuelle. Les deux réunions annuelles restantes du comité ont lieu en février, sur le site (ou près du site) de la conférence suivante et ensuite en mai, dans une ville d'accès facile pour tous les membres.

 

Sur le site de l'IACAC (www.iacac.ws) se trouve une rubrique réunissant des comptes rendus de toutes les conférences annuelles de l'association. S'y trouve également une liste de tous les présidents de l'IACAC.

 

De la même façon que Wilbur et Orville Wright n'auraient sans doute jamais pu imaginer le nombre de passagers voyageant partout dans le monde grâce à leur invention, il y a fort à croire que le père Xavier de Meuss, même dans ses aspirations les plus folles, n'aurait jamais pu envisager qu'il avait fondé une association internationale de cette envergure. Le proverbe a vu bien juste : les petites rivières font les grands fleuves !

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Texte traduit et adapté de l'anglais par Alan Hornstein en mai 2011. Publié avec l'aimable autorisation de la IACAC. Texte original sur www.iacac.ws

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Published by Aumônerie protestante des aéroports - dans La vie des aumôneries
19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 11:12

Scan.jpgIl a une façon de parler un peu brusque et saccadée et son accent est rugueux. Comme beaucoup d'écossais, il roule les « r » à ravir, et pour ceux qui ont l'anglais comme deuxième langue, c'est un peu curieux. Rien à voir avec l'accent pointu d'Oxford enseigné à l'école. Mais le sourire chaleureux qui éclaire soudain son visage anguleux le rend tout à coup très sympathique et met ses interlocuteurs immédiatement à l'aise. Et il n'hésite pas à plaisanter et à faire preuve d'un humour acéré pour détendre l'atmosphère quand il sent que ce peut être nécessaire.

 

Lewis Rose a été le maître d'oeuvre et l'organisateur en chef du dernier congrès de l'Association internationale des aumôniers d'aéroports civils (IACAC). Cette rencontre annuelle a eu lieu cette année à Aberdeen, en Ecosse, du 18 au 23 septembre 2011.

 

Lewis, quel est le but d'un tel congrès ? L'enseignement, les contacts humains, le tourisme ?

Je dirais que nous avions plusieurs objectifs en préparant ce congrès. Et je crois que nous en avons atteint plusieurs. Il me semble que, grâce aux différents intervenants, les délégués présents à cette rencontre ont pu découvrir comment un aéroport régional peut contribuer à l'économie locale et nationale par un apport à la fois économique et théologique. De plus, les exposés étaient suivis de discussions qui permettaient à chacun de s'exprimer par des questions ou des commentaires sur ce qu'il avait entendu.

Ces échanges m'ont semblé particulièrement importants en ce sens qu'ils ont pu donner l'occasion à tous ces collègues venant de différents pays et continents d'apprendre à connaître la manière dont les choses se passent ailleurs que chez eux.DSCN2517.JPG

Et puis, nous avons aussi essayé de donner aux délégués présents un petit aperçu historique et de leur faire rencontrer un certain nombre de notables du cru.

 

Vous êtes aumônier d'aéroport à Aberdeen. Que pourriez-vous nous dire brièvement à propos de cette plateforme ?

L'aéroport d'Aberdeen, qui fait partie de la BAA (British Airport Authority), se trouve au nord-est de l'Ecosse. Il dessert les industries du gaz et du pétrole offshore de la Mer du Nord, ce qui fait de lui l'héliport le plus fréquenté dans le monde. Il est aussi connecté à des plateformes aéroportuaires de premier plan comme Londres Heathrow, CDG à Paris, Schiphol à Amsterdam, et plus récemment Francfort. En tant que "hub" (plateforme de correspondance), Aberdeen dessert aussi les pays scandinaves. On vient d'ailleurs d'inaugurer le prolongement de ses pistes, ce qui lui permettra de mieux desservir ces destinations, d'explorer de nouvelles directions et d'attirer d'autres compagnies aériennes.

 

A quelle dénomination religieuse appartenez-vous ?

Je suis presbytérien, et j'exerce un ministère de diacre dans l'Eglise d'Ecosse.

 

Y a-t-il des aumôniers venant d'autres confessions dans cet aéroport ?

Non, malheureusement, mais je peux bien entendu faire appel à des responsables religieux d'autres dénominations quand c'est nécessaire.

 

Qu'est-ce qui vous a amené à devenir aumônier en milieu aéroportuaire ?

De 1999 à 2004, j'ai été responsable de l'organisation de la région nord de l'Ecosse. Puis, de 2004 à 2009, je suis devenu coordinateur national de la Mission dans l'industrie des Eglises d'Ecosse. Je devais recruter des aumôniers pour divers organismes évoluant sur différents lieux de travail. En 2006, lorsque l'aumônier de l'aéroport a pris sa retraite, j'ai décidé de m'y mettre moi-même, afin d'apprendre à mieux connaître l'aéroport et ses différentes activités.

 

Exercez-vous ce ministère d'aumônerie à plein temps ou à temps partiel ?

Je ne viens qu'un jour par semaine sur la plateforme. Mais comme je fais partie de l'équipe de gestion de crises en milieu aéroportuaire, je suis d'astreinte en permanence.

Je suis aussi président d'une association caritative appelée « Church Action on Poverty » qui emploie quinze personnes et dont le quartier général est à Manchester en Angleterre.

J'ai pris récemment ma retraite, et, comme je m'étais engagé à recevoir le congrès de la IACAC de cette année, j'ai passé la majeure partie de l'année dernière à la préparation de cet événement important.

 

Dans votre aéroport, y a-t-il une salle de prière commune à toutes les confessions ou une chapelle ?

Pas encore, mais des négociations sont en cours avec la direction, et j'ai bon espoir d'une issue positive.

 

DSCN2504.JPGQu'est-ce qui vous semble avoir le plus de sens dans votre ministère à l'aéroport d'Aberdeen ?

Pour moi, c'est d'être là avec les gens, de dialoguer avec eux, et d'écouter ce qu'ils racontent de leur vécu. C'est aussi leur apporter le soutien dont ils ont besoin dans quelque domaine que ce soit.

Je dis souvent que Jésus et ses disciples ont été les premiers aumôniers puisqu'ils accompagnaient les gens de leur époque dans leur labeur quotidien et leur travail.

L'aumônerie d'aéroport, c'est exactement ça : être là avec et pour les gens quels qu'ils soient et là où ils sont.

 

Propos recueillis par la pasteure Anniel Hatton, aumônier protestant à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 07:23

 

Picture.jpgElle est discrète et calme, et se fait à peine remarquer. Mais c'est le genre de personne qui inspire immédiatement confiance et qui arrive sans problème à établir un contact vrai et sincère avec ceux qui viennent à elle. C'est qu'elle sait écouter, Unni Franck. Et l'attention à l'autre est sans aucun doute un aspect essentiel du travail d'un aumônier d'aéroport.

Pasteure ordonnée de l'église luthérienne de Suède depuis 34 ans, Unni a commencé à exercer son ministère à l'aéroport d'Arlanda en septembre 2009. Après douze ans en paroisse dans des églises de campagne, elle est ensuite devenue aumônier d'université: "J'ai été très heureuse pendant ces dix années passées en milieu étudiant", me dit-elle. "J'aimais beaucoup ces contacts avec toute cette jeunesse! Et puis, comme j'avais été élue déléguée des aumôneries d'étudiants de Finlande et de Suède, je participais à des rencontres œcuméniques européennes. Et nous nous retrouvions aussi bien avec des luthériens que des anglicans, des réformés et des orthodoxes que des catholiques. C'était fascinant! Par la suite, j'ai été responsable de l'équipe sacerdotale d'une église locale, et donné des cours dans une Ecole pastorale, institution réservée à l'enseignement des pasteurs. Mais j'avais besoin de challenges et de travailler en-dehors de la communauté chrétienne en tant que telle. Voilà pourquoi j'ai donné ma candidature pour être aumônier d'aéroport. L'aéroport est en effet un grand challenge pour moi…"

 

Et comment vivez-vous ce ministère?

En fait, j'ai vraiment ressenti que Dieu m'appelait à me diriger dans cette voie. Je m'y sens à ma place, et j'y trouve de grandes satisfactions personnelles.

 

Combien d'aumôniers êtes-vous, et faites-vous équipe avec des ministres d'autres confessions religieuses?

Quand j'ai débuté dans ce ministère, nous étions deux pasteurs luthériens. Mais depuis, mon collègue a pris la responsabilité d'une paroisse, et je me suis donc retrouvée seule. Les autres confessions religieuses ne sont pas représentées dans l'aumônerie, ce qui est vraiment dommage.

 

Quelle est la configuration du centre spirituel de l'aéroport d'Arlanda? S'agit-il d'une salle commune ouverte à tous ou d'un lieu regroupant différentes salles de prière dédiées à tel ou tel culte?

C'est une chapelle qui a été consacrée par l'évêque luthérien de Suède en 1993, mais qui est malgré tout ouverte à tous. Des catholiques, des musulmans, des juifs, des hindous, ou autres membres de différentes confessions religieuses viennent donc y prier eux aussi.

 

En quoi consiste votre ministère à l'aéroport? Arlanda est le plus grand aéroport de Suède, si je ne me trompe, à mi-chemin entre Stockholm et Uppsala…

Oui, l’aéroport est immense, et de nombreux passagers y transitent chaque jour. Pour ce qui me concerne, j'assure des permanences régulières dans le bureau de l'aumônerie, mais je suis bien évidemment beaucoup sur le terrain, et je vais à la rencontre de tous ceux qui évoluent sur la plateforme, passagers ou membres du personnel. Certains me font des confidences et me demandent de prier pour eux. Je rencontre aussi occasionnellement des personnes sans-abri qui sollicitent une aide. Ce n'est pas toujours évident, mais je fais de mon mieux pour les secourir. Heureusement que je reçois le soutien de certaines églises de la région pour ce faire.

 

L'aumônerie est-elle bien intégrée dans la vie de l'aéroport en général?

Oui, bien sûr. J'ai un bureau dans le département des ressources humaines, et j'y assure un certain nombre de tâches administratives, notamment dans le domaine des statistiques. Je fais aussi partie de l'équipe de gestion des crises et des catastrophes aéroportuaires, ce qui veut dire que je suis partie prenante aussi bien de la préparation et de l'organisation que de la formation nécessaires pour vivre le moins mal possible ce genre de situations dramatiques. De plus, je donne des cours sur la notion d'aide psychologique et sociale à apporter en cas de crise en milieu aéroportuaire. Je coopère aussi avec le Service des agents de permanence aéroportuaire et je participe aux réunions du Comité opérationnel de la plateforme, qui regroupe des représentants de quarante compagnies aériennes, de la police, et parfois des douanes.

 

Quel sera votre mot de la fin?

La chapelle de l'aéroport est une oasis dans le tourbillon de la vie. C'est un lieu de prière tranquille et chaleureux, où l'on parle peu, mais où l'on sait s'accueillir et se sourire dans le silence. J'y rencontre des personnes venant des quatre coins de notre si beau globe terrestre et cela me remplit d'humilité et de gratitude. Cette si petite chapelle est comme un point d'intersection spirituel où les lumières de la prière sont toujours allumées.

 

Propos recueillis par la pasteure Anniel Hatton, aumônier protestant à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:07

 

http://media.paperblog.fr/i/351/3515028/petit-dialogue-interreligieux-L-1.jpegDans le prolongement du terminal 2E à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, se trouve le S3 appelé aussi: "Galerie Parisienne". L'aumônerie y est présente par sa salle de recueillement, porte 63, et son bureau. Tous les matins, sur le coup de 9h30, un avion d'Air France est annoncé au départ pour Israël, aéroport de Tel Aviv.

La semaine dernière, trois groupes bien distincts ont embarqué en même temps.

Un groupe de catholiques accompagné d'un prêtre accomplissait un pèlerinage dans les lieux saints de Jérusalem. Un groupe de Juifs orthodoxes attendait patiemment le départ afin de fêter la nouvelle année juive en terre d'Israël. Le troisième groupe, une trentaine de personnes, toutes membres d'églises protestantes évangéliques, se rendait en Israël pour vivre un temps particulier sur les traces de Jésus.http://podcast.rcf.fr/sites/default/files/imagecache/diffusion_list_thumb/diffusions/interreligieux%20ok.png

Juste avant l'embarquement, chacun des groupes, s'est recueilli dans le hall d'attente et au beau milieu de ce rassemblement, alors que tout était silencieux, un chant s'est fait entendre, comme un souffle puissant en forme de bénédiction:

http://www.airportchapel.de/international/images/logo_iacac.gif"De tout mon cœur alors s'élève un chant, Dieu tout puissant que tu es grand". Chacun a pu embarquer, conscient de la présence de Dieu.

 

 

Pasteur Bernard Jornod, aumônier protestant à Roissy-Charle de Gaulle

 


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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 07:14

DSCN2494.JPG

Quand on lui adresse la parole, son regard bleu s'illumine et elle répond avec entrain, toute heureuse de faire une nouvelle rencontre. Elle pouffe de rire à toute occasion et s'amuse de toutes sortes de petites choses du quotidien. Ceux qui pensent que la religion rend triste pourraient s'étonner d'un tel enthousiasme devant la vie. Car Agnesita Dobler est religieuse, franciscaine, et passionnée par le ministère qui lui a été confié. Avant d'être aumônier d'aéroport, sœur Agnesita a travaillé pendant dix-huit ans dans le monde de l'industrie, et avait neuf cent personnes sous ses ordres. C'est dire si le monde « normal » lui est familier.

 

J'ai fait sa connaissance au congrès annuel de la IACAC, un organisme œcuménique international qui regroupe des aumôniers d'aéroports venant des quatre coins du monde, et son expérience de l'aumônerie m'a semblé particulièrement intéressante, d'autant plus qu'elle a beaucoup de cordes à son arc : en plus de sa langue maternelle, l'allemand, sœur Agnesita parle couramment le français, l'anglais et un peu de portugais du Brésil.

 

Quel est votre aéroport d'origine, sœur Agnesita ?

 

Stuttgart, en Allemagne. C'est un aéroport de taille moyenne qui voit passer dix millions de passagers par an et emploie environ 7500 personnes. Il se situe à la sixième place dans le classement des aéroports allemands.

 

Depuis combien de temps y exercez-vous un ministère ?

Depuis trois ans. J'y suis à mi-temps. Le reste du temps, je suis aumônier d'un grand Parc d'expositions qui a été construit à côté de l'aéroport, et où un espace de recueillement et d'accueil a été ménagé. Les visiteurs des différents salons et expositions diverses ont ainsi la possibilité d'aller se recueillir dans le silence au milieu de la cohue des grands jours.

 

Le centre spirituel est-il bien situé dans l'aéroport de Stuttgart ?

Oui et non. Non en ce sens qu'il est un peu excentré, oui parce qu'il se trouve à côté des toilettes... ce qui fait que beaucoup de gens passent devant sans pour autant y entrer. Mais au moins ils savent que ce centre existe !

Nous avons tout de même un avantage, c'est que, tout comme les compagnies aériennes, nous disposons d'un stand de l'aumônerie à l'entrée de l'aéroport, où des bénévoles font des permanences à tour de rôle et sont prêts à répondre aux questions éventuelles des passagers ou de toute personne intéressée. Pour moi, notre présence à cet endroit est absolument essentielle même si nous ne rencontrons pas toujours des foules de personnes. Il faut que les gens « normaux » sachent que les chrétiens sont des gens comme eux, accessibles et disponibles aussi. Mon évêque dit toujours que quand les gens ne vont pas à l'église, c'est l'église qui doit faire l'effort d'aller vers les gens, là où ils sont, dans leur lieu de vie, sur leur lieu de travail, sur les lieux de passage... Et l'aéroport est un lieu de passage par excellence.

 

De quel genre de lieu de prière s'agit-il ?

Il s'agit en fait d'une salle commune à toutes les confessions où chrétiens, juifs et musulmans se mêlent indifféremment sans problème de cohabitation.

 

Comment organisez-vous votre ministère, sœur Agnesita ?

Nous sommes deux aumôniers, un protestant et moi qui suis catholique. Nous travaillons main dans la main au quotidien. Nous avons chacun notre bureau, mais notre porte est toujours ouverte et nous nous relayons pour faire l'accueil des gens « ordinaires » qui peuvent avoir l'idée de venir.

 

Avez-vous des moments de recueillement spécifiques ?

Oui, bien sûr. Chaque jour, du lundi au vendredi, nous avons un moment de prière à l'heure de midi. Ce n'est pas très long, dix à quinze minutes... juste le temps de lire un court texte biblique commenté en quelques phrases et suivi d'un moment de recueillement. Ces moments sont ouverts à tous. Le pasteur avec qui je fais équipe et moi animons ces temps de prière à tour de rôle. Si l'un de nous est absent, ou les deux, comme pour ce congrès de la IACAC auquel nous sommes tous deux, un ou une bénévole prend le relais.

 

Avez-vous beaucoup de bénévoles ?

Oui, nous en avons une trentaine, ce qui nous permet d'avoir de quoi faire des roulements, et de pouvoir nous reposer sur eux en cas de nécessité ou d'urgence imprévue.

 

Que faites-vous d’autre du point de vue œcuménique ?

En plus des moments de prière hebdomadaires, nous avons aussi cinq services religieux oecuméniques communs par an. Ils ont lieu à l'heure de midi et durent une quarantaine de minutes.

 

Ces services ont-ils lieu dans la chapelle ?

Non. Ce ne serait pas assez grand. Ils se tiennent en espace public, en pleine aérogare. Nous faisons venir à cette occasion des musiciens qui jouent des morceaux de musique instrumentale. La chorale de l'aéroport participe aussi. Ces services ont lieu avant le début de l'Avent, de Noël, de Pâques, de la Pentecôte et du Culte de Reconnaissance, ce que les anglophones appellent « Thanksgiving ». Par contre, les grandes fêtes religieuses sont célébrées séparément, les protestants avec leur culte spécifique, et nous, les catholiques, avec notre messe, et ce quatre fois par an.

Toutes nos activités sont annoncées à la sono de la plateforme par haut-parleur ainsi que dans le journal de l'aéroport, ce qui n'est pas négligeable.

  

Quelle catégorie de gens attirez-vous dans vos célébrations ?

Pour être honnête, nous n'attirons pas des foules immenses, et pour les moments de prière, nous n'avons que trois au quatre personnes régulières, membres du personnel de l'aéroport, auxquelles viennent s'ajouter des passagers occasionnels. Mais l'important, c'est d'être là, que les gens sachent qu'il y a quelque chose qui se passe, et qu'ils sont les bienvenus s'ils veulent venir ! 

 

Vos activités se limitent-elles à ces moments de prière et de célébration?

Non, bien sûr. Notre ministère est un ministère de contact, et nous essayons d'établir le plus d e contacts possibles !

 

Etes-vous bien acceptés et soutenus par les églises environnantes ?

Oui, vraiment. Les autorités religieuses pensent que notre présence à l'aéroport est capitale en ce lieu clé qu'est l'aéroport, et nous sommes soutenus spirituellement et financièrement par les églises.

 

Avez-vous de bons contacts avec la direction de l'aéroport ? 

Nos contacts avec la direction sont excellents. Nous sommes bien acceptés et respectés de tous. Nous sommes aussi partie prenante d'efforts qui n'ont en principe pas de lien direct avec les questions de foi. C'est ainsi qu'entre autres, les responsables aéroportuaires s'intéressent beaucoup au développement durable. Ils ont conçu tout un parcours de sensibilisation à cette question en neuf étapes. La dernière étape se situe au niveau du centre spirituel, où se dresse un panneau sur lequel ont été reproduits des versets de la Bible ainsi qu'une présentation de l'aumônerie. Et au milieu de ce panneau, il y a un grand miroir dans lequel les gens sont invités à se regarder, et sur lequel sont inscrits ces quelques mots : « Dieu a formé l'être humain à son image. »

 

Propos recueillis par Anniel Hatton, aumônier protestant à Roissy-Charles de Gaulle

 

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 07:12

Pourquoi ?
Après un moment très fort de sa vie de prophète, Elie a rencontré l’opposition des puissants de son époque qui en veulent à sa vie. C’est comme une douche écossaise pour ce porte-parole de Dieu qui croyait les choses réglées, et qui se rend compte qu’il n’en est rien, loin de là. Il a alors un gros coup de déprime au cours duquel il se réfugie dans le désert pour sauver sa peau. C’est alors pour lui un moment de remise en question profonde. Il est si découragé que la vie n’a plus aucun sens pour lui.
Et voilà que le Seigneur le fait émerger du creux de la vague en le remettant debout. Il le fait repartir vers le mont Horeb, lieu éminemment historique et symbolique à la fois pour le prophète et son peuple, puisque c’est notamment là que Moïse a rencontré Dieu face à face et reçu des consignes de vie à transmettre à ses coreligionnaires.
Pour Elie, c'est un long chemin, un très long chemin qu'il lui faut parcourir dans la solitude la plus complète. Et lorsqu'il parvient enfin au bout, et qu’il se trouve un abri de fortune où se réfugier, Dieu intervient à nouveau pour lui poser une question pour le moins étonnante : "Pourquoi es-tu là, Elie ?" Comme s’il ne le savait pas déjà… Mais à cause de cette question, Elie est tout à coup obligé de faire le point, et d'exprimer verbalement ce qu’il ressent, ainsi que le but qu’il a donné à son existence: « Je suis passionné pour Dieu… » dit-il. Puis d’ajouter ce qui constitue son angoisse du moment : « Tous les autres m’ont fait défection, je suis seul, et ma vie est en danger. »
A cette plainte on ne peut plus légitime, Dieu ne répond pas directement. Il ne prononce pas de paroles réconfortantes. Il se contente de donner à Elie une nouvelle injonction : « Sors ! Tiens-toi debout devant Dieu ! » Il ne materne pas le prophète. Au contraire, il lui demande de faire encore un effort, de sortir de son refuge, et de se tenir droit devant lui, dans toute sa dignité d’être humain qu'il reconnait pour ce qu’il est vraiment, quoi qu’en disent ou en pensent les autres.
Et c’est à ce prophète épuisé, usé, au bout du rouleau, sans avenir à vues humaines, fragilisé dans tous les domaines, que Dieu va se révéler. Et il va le faire sous forme d’un jeu de devinette spectaculaire.
Elie se retrouve tout à coup comme devant un spectacle de sons et lumière flamboyant. A lui de deviner quel élément naturel le Seigneur a choisi pour se révéler. Sera-t-il dans le vent impétueux qui balaye tout sur son passage ? Dans le tremblement de terre qui bouleverse le monde autour de lui ? Ou encore dans le feu qui détruit tout ce qu’il touche ? Ni l’un ni l’autre … Dieu le Tout-puissant se révèle au prophète, fragilisé par les épreuves et l’angoisse, sous forme d’un souffle léger et fragile, un souffle presqu’imperceptible qui va le réconforter, et lui donner la force nécessaire pour continuer son parcours.
Et c’est seulement alors que le Seigneur lui redonne une mission : « Va ! Ce n’est pas encore le moment de te reposer ! » La pause n’a pas été longue. Juste le nécessaire. Juste assez pour reprendre des forces. Le prophète va devoir repartir. Et la mission qui lui est confiée est double, cette fois. Il va lui falloir tout d'abord participer à la stabilisation politique du pays en oignant un nouveau roi, puis redonner un nouveau souffle spirituel au peuple en passant la main à un nouveau prophète. Le chemin va bientôt s’arrêter pour Elie. Il arrive au bout de son parcours terrestre. Mais il lui faut auparavant transmettre à un autre ce qu’il a reçu de Dieu, le souffle divin qui est descendu sur lui pour l’aider à accomplir son ministère ainsi que les leçons qu’il a tirées de son vécu de prophète.
De nos jours, il en va de même. Dieu est là, tout près, dans les moments difficiles comme dans les moments de joie de nos vies souvent tourmentées. Il connaît notre fragilité et nos angoisses, et il veut nous mettre en confiance. Dans les périodes d’épuisement, d’angoisse et de remise en question, le Seigneur nous donne la force nécessaire au quotidien. Il nous insuffle son Esprit, nous remet debout et nous envoie avec une nouvelle mission.
Il faut dire qu'être chrétien, c’est être debout. Etre chrétien, c’est vivre debout. Etre chrétien, c'est avancer courageusement sur le chemin de la vie malgré les oppositions et les difficultés de l’existence en passant le relais à d’autres quand cela devient nécessaire… Etre chrétien, c’est transmettre à ceux que nous côtoyons non seulement la Parole de Dieu mais aussi les leçons de notre vécu de chrétiens.
Que le Seigneur nous aide à vivre debout devant lui en sachant reconnaître sa voix qui nous réconforte. Mais en même temps, restons des passionnés de Dieu ! Sachons entendre cette voix divine qui nous incite à poursuivre notre chemin avec courage, et avec la force qui nous est donnée au fur et à mesure de notre progression ici-bas…
Sachons entendre le Seigneur, et lui répondre, quand il nous interroge et nous envoie en nous disant : « Pourquoi es-tu là ? »  « Sors devant moi et va ! »

 

Pasteure Anniel Hatton, aumônier protestant à Roissy-Charles de Gaulle

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 09:16
19.9
Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l'Éternel lui fut adressée, en ces mots: Que fais-tu ici, Élie?
19.10
Il répondit: J'ai déployé mon zèle pour l'Éternel, le Dieu des armées; car les enfants d'Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l'épée tes prophètes; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m'ôter la vie.
19.11
L'Éternel dit: Sors, et tiens-toi dans la montagne devant l'Éternel! Et voici, l'Éternel passa. Et devant l'Éternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l'Éternel n'était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre: l'Éternel n'était pas dans le tremblement de terre.
19.12
Et après le tremblement de terre, un feu: l'Éternel n'était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger.
19.13
Quand Élie l'entendit, il s'enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la caverne. Et voici, une voix lui fit entendre ces paroles: Que fais-tu ici, Élie?
19.14
Il répondit: J'ai déployé mon zèle pour l'Éternel, le Dieu des armées; car les enfants d'Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l'épée tes prophètes; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m'ôter la vie.
19.15
L'Éternel lui dit: Va, reprends ton chemin par le désert jusqu'à Damas; et quand tu seras arrivé, tu oindras Hazaël pour roi de Syrie.
19.16
Tu oindras aussi Jéhu, fils de Nimschi, pour roi d'Israël; et tu oindras Élisée, fils de Schaphath, d'Abel Mehola, pour prophète à ta place.
19.17
Et il arrivera que celui qui échappera à l'épée de Hazaël, Jéhu le fera mourir; et celui qui échappera à l'épée de Jéhu, Élisée le fera mourir.
19.18
Mais je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n'ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l'a point baisé.
19.19
Élie partit de là, et il trouva Élisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de boeufs, et il était avec la douzième. Élie s'approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau.
19.20
Élisée, quittant ses boeufs, courut après Élie, et dit: Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Élie lui répondit: Va, et reviens; car pense à ce que je t'ai fait.
19.21
Après s'être éloigné d'Élie, il revint prendre une paire de boeufs, qu'il offrit en sacrifice; avec l'attelage des boeufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit Élie, et fut à son service. http://nsm01.casimages.com/img/2009/02/12//090212062126511013142365.jpg
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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 07:24

http://bible.evangiles.free.fr/bible%20illustrations%20dore/images/gravure%20dore%20bible%20-%20elie%20nourri%20par%20un%20ange.jpg1   Achab rapporta à Jézabel tout ce qu'avait fait Élie, et comment il avait tué par l'épée tous les prophètes.
 2   Jézabel envoya un messager à Élie, pour lui dire: Que les dieux me traitent dans toute leur rigueur, si demain, à cette heure, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun d'eux!
 3   Élie, voyant cela, se leva et s'en alla, pour sauver sa vie. Il arriva à Beer Schéba, qui appartient à Juda, et il y laissa son serviteur.
 4   Pour lui, il alla dans le désert où, après une journée de marche, il s'assit sous un genêt, et demanda la mort, en disant: C'est assez! Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères.
5   Il se coucha et s'endormit sous un genêt. Et voici, un ange le toucha, et lui dit: Lève-toi, mange.
 6   Il regarda, et il y avait à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées et une cruche d'eau. Il mangea et but, puis se recoucha.
 7   L'ange de l'Éternel vint une seconde fois, le toucha, et dit: Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi.
8   Il se leva, mangea et but; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, à Horebhttp://jubilatedeo.j.u.pic.centerblog.net/718r60ug.jpg.

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